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Note moyenne 4.32 /5 (sur 35 notes)

Nationalité : Belgique
Biographie :

Jacques van Rillaer est professeur émérite de psychologie à l'université de Louvain-la-Neuve et des Facultés Universitaires Saint-Louis de Bruxelles, spécialiste des thérapies cognitivo-comportementales (membre entre autres de l'AEMTC, Association pour l'Etude, la Modification et Thérapie du Comportment). Il est notamment connu pour ses critiques de la vie et de l'œuvre de Sigmund Freud.
Au départ d'orientation psychanalytique, il s'en est dégagé définitivement après un passage par l'université de Nimègue. Défenseur fervent de la psychologie scientifique.

En 2005, il avait répondu à Élisabeth Roudinesco à propos du Livre noir de la psychanalyse. Il lui avait reproché à l'occasion d'une autre polémique, « mauvaise foi » et mensonge.

Le professeur Jacques Van Rillaer soutient Michel Onfray en publiant une critique argumentée du livre d'Élisabeth Roudinesco Mais pourquoi tant de haine ? dans laquelle il estime trouver de nombreuses erreurs factuelles.
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_Cm   22 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
Se redresser, faire bonne figure



[...]



Plusieurs expériences de psychologie, souvent ingénieuses, ont démontré l'effet de la posture sur les cognitions et les affects. Par exemple, des personnes ont été invitées à remplir un questionnaire sur leur degré de bien-être actuel, soit assises devant une table très basse qui oblige à une posture recroquevillée (position dépressive), soit debout écrivant sur un lutrin, ce qui induit à une attitude droite et fière. Les réponses au questionnaire sont manifestement influencées par le maintien corporel.



On parle de "rétroaction posturale" parce que la posture dépend, en partie des cognitions et affects, et qu'elle influence à son tour les cognitions et les affects. A cet effet automatique, s'ajoute l'influence qu'ont sur nous des réactions de nos partenaires à nos attitudes corporelles.



[...]



L'influence de l'expression du visage semble moins importante que celle de la posture. (Depuis l'enfance nous apprenons à "garder la face" et "à faire bonne figure", de sorte que la connexion entre les affects et l'expression du visage est sans doute moins étroite qu'entre les affects et l'ensemble de la posture). Des données expérimentales suggèrent que l'influence de nos expressions faciales sur nous-même résulte surtout de l'effet de ces expressions sur nos interlocuteurs. Une paralysie de muscles du visage n'entraîne pas une diminution de l'intensité des émotions, contrairement à une paralysie d'une partie importante du corps.



Pour gérer nos affects, il est plus important de s'occuper de l'activation physiologique, des cognitions et de l'attitude corporelle que de l'expression faciale. Il n'en reste pas moins que nous pouvons contribuer à notre bonheur en adoptant fréquemment un visage détendu, serein ou souriant.
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Bruno_Cm   22 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
Il y a environ deux mille ans, Epictète donnait ce conseil capital : "A propos de toute idée pénible, prends soin de dire aussitôt : "tu es une idée, et non pas exactement ce que tu représentes." Il est sage de se décentrer non seulement d'"idées pénibles", mais de quantité d'idées, rêves, rêveries, affects et impulsions. Les pensées que nous produisons ne "sont " pas nous. Elles ne sont même pas toujours le reflet de ce que nous pensons ou désirons vraiment. S'identifier à elles, c'est s'exposer à une vue distordue de notre réalité psychologique et de notre environnement, c'est préparer le lit de troubles mentaux parfois graves.
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Bruno_Cm   22 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
Mettre les émotions en mots



[...]



Les effets que permet la mise en mots d'émotions pénibles - que ce soit dans une conversation banale, par l'écriture ou dans une psychothérapie - dépendent étroitement de la façon dont les informations sont traitées. Construire de nouvelles significations des événements pénibles permet d'avancer, de mûrir ou de guérir. Redire sans cesse l'angoisse, la tristesse ou la colère ou, tout à l'opposé, s'efforcer de ne plus y penser, c'est nuire, parfois gravement, à sa propre santé physique ou mentale.
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Lepkducomen   21 novembre 2019
Freud et Lacan, des charlatans ? de Jacques van Rillaer
Hans Eysenck, un des plus célèbres psychologues scientifiques, conclut son livre sur "l'empire freudien" par ces mots : "Freud était, sans aucun doute, un génie, non de la science, mais de la propagande, non de la démonstration rigoureuse, mais de la persuasion, non de la mise au point d'expérimentations, mais de l'art littéraire. Sa place n'est pas, comme il le prétendait, avec Copernic et Darwin, mais avec Hans Christian Andersen et les Frères Grimm, des auteurs de contes de fées. [...] La psychanalyse est une doctrine pseudo-scientifique qui a fait un tort immense à la psychologie et à la psychiatrie. Elle a également été néfaste pour les espoirs et les aspirations d'un nombre incalculable de patients qui ont fait confiance à ses chants de sirènes".
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Nigritelle   01 mai 2013
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
Se gérer, c'est adopter des comportements qui apportent, à moyen ou à long terme, davantage de bonheur que des comportements qui sont particulièrement attractifs, parce qu'ils procurent à court terme du plaisir et/ou le soulagement d'un mal-être.
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Bruno_Cm   15 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
La majorité des personnes passées à l'action après un choix difficile ont tendance à voir positivement l'option retenue. Des psychologues ont appelé cet effet "le modèle du Rubicon", en référence à César qui décida de franchir le Rubicon avec son armée en disant "le sort en est jeté". Les personnes qui n'adoptent pas spontanément ce biais ont intérêt ) centrer leur attention sur les bénéfices du choix et les inconvénients des options délaissées.



L'importance de la polarisation sur des conséquences positives du choix est illustrée par une expérience de Langer, Janis et Wolfer auprès de malades qui avaient accepté une opération chirurgicale, après avoir été informés des avantages et des inconvénients. L'opération ne pouvant se réaliser qu'après un délai de plusieurs jours, la moitié des patients avaient été invités à se répéter systématiquement les effets positifs de la décision chaque fois que les aspects pénibles ou anxiogènes leur venaient à l'esprit. Avant et après l'opération, ces patients ont éprouvé moins de stress que les autres. La différence est apparue nettement dans la demanda d'analgésique et de tranquillisants : 50% des patients du premier groupe en ont demandé, contre 93% dans l'autre.
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Bruno_Cm   18 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
Tenir compte des rêves ?



[...]



Dans l'état actuel des connaissances scientifiques, on peut dire que le matériel onirique offre un échantillon de nos préoccupations : des désirs certes, mais également des peurs, des angoisses, des dégoûts, des déceptions, des hostilités. Il traduit des éléments de la vie en images, de façon fragmentée, désordonnée, caricaturale. Il est une forme d'activité mentale primitive, qui produit parfois des idées fécondes et des réponses à des questions, mais n'en est pas pour autant la voie royale de la découverte de l'identité réelle. En rêve, les émotions peuvent être fortes (comme dans le cas des cauchemars), car on se trouve dans un état de passivité et de fascination (on ne prend guère de distance à l'égard des images produites). En définitive, on peut tenir compte des rêves pour mieux se connaître, surtout si des thèmes reviennent régulièrement, mais on aurait tort de les prendre très au sérieux. Il est plus instructif et utile d'observer et d'analyser, de façon méthodique, ce que nous faisons, ressentons et pensons habituellement dans diverses situations.
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Bruno_Cm   21 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
Se libérer d'une addiction bien ancrée exige la répétition d'efforts importants, la tolérance à des états pénibles et le développement d'activités agréables. Le plus souvent, la victoire ne s'obtient qu'après plusieurs cycles composés d'une préparation mentale, d'une prise de décision, d'une période d'abstinence et d'une rechute. selon les études, la moyenne du nombre de ces cycles, dans le cas du tabagisme et de l'alcoolisme, est de quatre à six. Entre la première tentative d'abstinence et la libération durable, des rechutes sont la règles et non l'exception.



La personne se retrouve fréquemment dans la situation de l'homme assoiffé qui sait qu'un petit verre le soulagera. Il y a cependant une différence fondamentale : en l'absence d'eau, l'homme déshydraté ira de plus en plus mal, celui qui s'abstient d'une réaction addictive verra progressivement les impulsions diminuer, d'abord en intensité, puis en fréquence, pour enfin disparaître.
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Bruno_Cm   12 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
On peut formuler diverses hypothèses pour comprendre [l']utilité [de la dépression psychogène] pour la survie de l'Homo sapiens.



- La dépression peut-être considérée comme l'exagération d'un affect utile : la tristesse, qui motive à changer la situation et qui, d'autre part, suscite la compassion et l'aide des proches.



- La dépression favorise le processus de désengagement affectif vis-à-vis d'objectifs trop difficiles ou irréalisables. C'est une façon de fermer boutique, dans un environnement vécu comme trop exigeant. C'est, écrit Christophe André, "une mise en retrait pour s'économiser et se protéger des choses de la vie, que l'on n'arrive plus à affronter. Sa seule vertu, dans un premier temps, est donc qu'elle puisse avoir un effet antalgique, en nous libérant de la douleur de devoir faire face."



- La dépression est une sorte d'hibernation. Dans une situation où l'action devient difficile ou impossible (par exemple l'emprisonnement, une maladie grave), on a tout intérêt à vivre au ralenti et à ne plus éprouver des désirs impérieux, en attendant des jours meilleurs. Un argument en faveur de cette hypothèse est la similitude de l'état biochimique des animaux qui hibernent et des animaux qui dépriment.



- La dépression qui survient chez un individu affaibli favorise la survie du groupe : elle le conduit à réduire son alimentation et facilite sa disparition. La dépression illustre l'absence de pitié des processus de l'évolution biologique.



Il n'y a guère d'argument décisif pour choisir une hypothèse plutôt qu'un autre. Plusieurs sont d'ailleurs conciliables. Notons ici que les interprétations évolutionnistes sont difficiles à tester scientifiquement, c'est-à-dire à traduire des des énoncés en principe réfutable par des faits. On peut toujours imaginer l'utilité d'un mécanisme biologique ou psychologique. Il n'en reste pas moins que la perspective évolutionniste est particulièrement féconde au plan scientifique et au plan existentiel. Nous avons intérêt à envisager positivement notre disposition ) être affecté, même en cas de tristesse et de dépression.
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Bruno_Cm   12 février 2014
La nouvelle gestion de soi : Ce qu'il faut faire pour vivre mieux de Jacques van Rillaer
Notons, à la suite de Skinner, que la pensée est un comportement :

La pensée n'est pas un mystérieux processus produisant le comportement : elle est elle-même un véritable comportement, avec toute la complexité des relations qui le contrôlent, tant du côté du sujet qui se comporte que du côté du contexte environnemental. [...] La pensée n'est pas une cause mystique ou un précurseur de l'action, ni un rituel inaccessible ; elle est elle-même action et elle se prête à une analyse par des concepts et des techniques des sciences naturelles, une analyse dont le but ultime est de rendre compte en termes de variables qui la contrôlent.
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