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Note moyenne 3.48 /5 (sur 27 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Ohio , le 17/07/1914
Mort(e) le : 13/03/2009
Biographie :

James Purdy s’est éteint dans le New Jersey (USA) après 94 ans d’existence rythmée par un seul mot d’ordre : « Bannissez la honte ». Celle, entre autres, éprouvée lorsqu’il a avoué son homosexualité à une famille farouchement calviniste, et une Amérique au paroxysme de son puritanisme. Mais de ce rejet est né un ardent désir de révolte contre l’hypocrisie d’un monde gangrené par son homophobie et son racisme, d’une scène littéraire « anesthétique, affecté, bon chic bon genre et conservatrice ». Une révolte qu’il a fait sienne dans la plupart de ses ouvrages, écrits à partir des années 1950. Tard pour un enfant qui s’amusait, dès l’âge de 9 ans, à rédiger des lettres anonymes. Mais il a fallu digérer ce combat avant de se sentir prêt à le sublimer en une oeuvre hautement symbolique et emblématique d’une culture souterraine, prolifique, libertaire, excessive et torturée. Quand James Purdy sort ses premiers écrits en 1956 (recueil de nouvelles, Ne m’appelez pas de mon vrai nom, et le roman, 63 : Dream Palace), édités par l’extravagante poétesse et biographe anglaise Edith Sitwell qui affirma d’emblée son génie, l’accueil est passionné, bien que mitigé. Si l’Angleterre lit avec enthousiasme ce jeune auteur, d’importantes secousses ébranlent le milieu littéraire new-yorkais. Scandalisés par cet « esprit confus, puéril et égaré », les critiques s’opposent vivement à cette écriture cauchemardesque qui aborde sans détour le désir homosexuel, dans ce qu’il a de plus troublant.
Des intellectuels tels Dorothy Parker, Lilian Hellman et Katherine Anne Porter deviennent de fervents admirateurs de ce prodige visionnaire qui n’hésite pas à exhiber ses fantômes et à créer un univers très personnel, à la fois tragique et fantastique. Malcom (1959), Le Neveu (1961) et Les OEuvres d’Eustace (1969) sont symptomatiques de cette aliénation américaine, à la source de comportements irrationnels, de la décomposition sociale et des perversions sexuelles.
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Source : Wikipédia
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Bibliographie de James Purdy   (12)Voir plus

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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

James Purdy : L'oiseau de paradis
Olivier BARROT présente le roman de James PRUDY édité chez Stock : "L'oiseau du paradis".

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
enjie77   03 novembre 2019
Ce que raconta Jeremy de James Purdy
"Eh bien, je ne te pousserai pas à me prêter l'argent dont tu as hérité, Rick"

répondit Wilders revenant à la fortune de son fils. "Mais si tu changes un jour d'avis et veux me la confier, souviens-toi que ça nous aiderait tous à nous préparer un meilleurs avenir ….".



L'allusion à l'avenir rappela à Rick la résolution ferme et inébranlable d'Elvira de divorcer. Elvira était venue dans la chambre de Rick le soir du retour de son mari et elle avait eu l'air si violent, si implacable, en bigoudis, avec une couche de crème blanche sur le visage, qu'il eut l'impression brève de ne pas la connaître. Elle avait répété plusieurs fois en élevant la voix : "Je ne vivrai pas avec lui, Rick chéri. Je ne l'aime plus, je ne peux pas supporter qu'il me touche, il ne nous a rien donné pour vivre depuis plus de six ans. Depuis dix ans, au cours de ses rares visites, il n'a réussi qu'à me faire des enfants, Rory et les autres qui, Dieu merci, n'ont pas vécu jusqu'à leur naissance…. Nous n'avons plus besoin de lui, Rick. Je veux ma liberté et je veux que mes fils soient débarrassés de cet homme".





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finitysend   28 septembre 2012
Malcolm de James Purdy
Épuisé par l'émotion , le nain se laissa lentement tomber à genoux devant la légère porte de bois qui le séparait des visiteurs .
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tristantristan   05 décembre 2017
Les oeuvres d'Eustace de James Purdy
"Je t'ai constamment présent au coeur et à l'esprit,commençait-elle car je te sens trop jeune pour vivre dans cette grande ville cruelle, sans personne pour te guider et les gens dont tu parles dans tes lettres, mon chéri, sont trop vieux et trop désabusés, trop dépourvus de bonté et d'amour pour être de bons exemples.(...) Reviens chez nous , Amos, laisse au révérend MacIlheny le soin e te trouver quelque chose à faire ici. Je sais que tu n'aimes pas l'église, mais tu es né dans la religion, chéri, et peut-être qu'un jour tu voudras y revenir. Je voudrais tant que tu croies en un Créateur, car cela te rendrait la vie plus facile, c'est un rocher où on peut prendre appui."

p. 109
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tristantristan   04 décembre 2017
Chambres étroites de James Purdy
Le médecin de l'armée, juste avant de signer mes papiers m'avait dit:

"Même si vous êtes défiguré par vos blessures, dites-vous bien que, malgré votre aspect, votre charpente osseuse est excellente et que ce sont les os qui donnent son apparence à un homme".

Depuis mon retour, je décrochais parfois dans l'obscurité un grand miroir où je me regardais comme si je herchais ces os dont il m'avait dit que je devais être fier. A la clarté de la lune, il est vrai, je paraissais presque normal, les cicatrices, balafres et taches diverses se fondaient dans la nuit...

p.11
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tristantristan   06 décembre 2017
Gertrude de Stony Island de James Purdy
Daddy est tout à fait grognon. Il pense que j'écris quelque chose sur Gertrude. Moi, qui avait rarement la patience d'écrire une carte postale et encore plus de mal, naturellement, avec les lettres. Je jette simplement de petites notes sur le papier: des souvenirs de Gertrude. Un soir que mes gribouillages me faisaient veiller, Daddy s'est plait: "Viens donc au lit, Carrie, comme une bonne épouse et une bonne compagne".

Daddy décline. Ô combien. Que ferai-je lorsqu'il ne sera plus là?



Incipit p. 9
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tristantristan   04 décembre 2017
L'oiseau de paradis de James Purdy
Milicent De Frayne, qui fut jeune en 1913 -l'unique propriétaire d'une immense fortune pétrolière, dépérissait d'un mal incurable, son amour obstiné, désespéré pour Elie Lagrive "le mine, poète et peintre d'art nouveau" qui, après avoir ruiné la vie d'hommes et de femmes innombrables, avait fini par tomber lui-même amoureux "de façon fautive, sinon coupable" de son propre arrière petit-fils.

Incipit p.9
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tristantristan   03 décembre 2017
Les inconsolés de James Purdy
Avez-vous jamais vu un garçon qui aime autant les glaces?

Feignant de s'adresser à une personne imaginaire, Eugène Bledsoe lança cette remarque à propos de Duane, son plus jeune fils, chez le confiseur-glacier Moe le jour même où il avait reçu du ministère de la Guerre un avis l'informant que ses deux fils aînés, Justin et Douglas étaient morts au combat.

(Incipit)
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tristantristan   08 décembre 2017
Les oeuvres d'Eustace de James Purdy
Ta grand-mère n'a jamais voulu que personne t'aime. Elle ne t'a jamais aimé et elle n'aurait pas supporté que quelqu'un d'autre vienne lui montrer à quel point elle en était incapable. Elle n'a jamais aimé personne. Voilà comment tu te retrouves coincé. Et ce que tu peux être coincé! Et sans ton fric pour te maintenir en état de marche, mon vieux, tu serais dans une situation pire que la mienne.(...) Elle te tient pour la vie Reubie et quand on l'enterrera on enterrera aussi une bonne part de toi. Voilà pourquoi tu as raison d'aller danser ce soir Ca deviendra une bouée de sauvetage pour le reste de ta vie. "Je suis allé danser le soir où grand-maman mourait" pourras-tu dire à tes descendants, si tu en as.

pp.168,169
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Erzuli_Capote   19 février 2018
Je suis vivant dans ma tombe de James Purdy
"Je me souviens que je leur racontai comment Daventry m'avait volé mon amie. On eût dit qu'ils étaient déjà au courant, à en juger par l'expression de leur visage penché vers moi, et ils me pressaient contre eux, ce qui me rappela l'étreinte de Daventry quand il avait dansé avec moi sous les feux tournants de la salle de danse. Je savais que j'étais devenu fou, que mon cerveau avait fini par être contaminé par la honte et la dégradation de mon corps et qu'il prenait à son tour la consistance du jus de mûre."
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Erzuli_Capote   19 février 2018
Je suis vivant dans ma tombe de James Purdy
"Quand je me suis engagé dans l'armée, je ne connaissais pas encore de fous, et une fois là-bas j'en ai connu assez pour toute ma vie - plus que la majorité des médecins qui exercent dans les asiles. Mais Daventry était un fou d'une espèce que l'on ne rencontre jamais. C'était un fou de Dieu, un fou du ciel, je veux dire que la grâce de Dieu l'avait touché"
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