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Note moyenne 3.71 /5 (sur 2285 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Quimper , le 26/02/1940
Biographie :

Jean Failler est un écrivain et scénariste breton.

Fils d'un menuisier et d'une blanchisseuse, pendant les vacances scolaires, il pratique la pêche côtière sur le bateau de son grand-père maternel à Douarnenez et les travaux des champs avec son grand père paternel à Plonéour Lanvern (Finistère).

Il entre dans la vie active à 17 ans après avoir obtenu un certificat d'aptitude comptable, métier qui le rebute et qu'il n'exercera jamais.

Il sera par la suite (brièvement) trieur de courrier à la poste puis démarcheur d'assurance avant d'effectuer son service militaire en Algérie dans l'infanterie de marine. De retour en France, il travaille dans la poissonnerie familiale à partir de 1962.

Passionné de littérature, il présente en 1983 sa première pièce de théâtre au concours national de l'Acte à Metz (le ruban bleu) qui sera primée et crée sur France Culture. Il signe ensuite une quinzaine de textes dramatiques avant de publier un premier roman historique intitulé L'Ombre du "Vétéran" (1992).

En 1992, il se lance dans une série de romans policiers ayant pour héroïne Mary Lester. Le succès est immédiat. En 1998 est tourné le téléfilm "Marée Blanche", dont l'histoire est adaptée du livre éponyme, avec quelques ajouts des scénaristes. L'héroïne Mary Lester est incarnée par Sophie de La Rochefoucauld.

Par ailleurs, le roman "Les Diamants de l'Archiduc", issu de la même série, est adapté en bande dessinée par Olivier Bron en 2007.

Jean Failler est également l'auteur de nouvelles ("Le gros lot et autres récits", 2006), de chroniques ("Gens et choses de Bretagne", 1996), de livres pour enfants.

Jean Failler habite à l'Île-Tudy (Finistère) et est membre du collectif Les Plumes du Paon, qui vise à promouvoir la production littéraire du Pays Bigouden.

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Source : http://www.marylester.com
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Bibliographie de Jean Failler   (92)Voir plus

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Video et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo

"Poissonnier écrivain à Quimper" - Interview de Jean Failler
Rencontre avec Jean FAILLER qui alterne entre son métier de poissonier et celui d'écrivain. Il parle de la difficulté d'être édité et de son choix pour le roman noir. Christian Rolland est allé rencontrer ses clients à la poissonnerie.

Citations et extraits (189) Voir plus Ajouter une citation
Sachka   25 mars 2022
Mémoires d'un petit Quimpérois de Jean Failler
Il en était donc revenu presque intact. Presque... Gazé à l'ypérite à Verdun, il y avait gagné une vue troublée et des yeux constamment larmoyants, ce qui avait irrémédiablement gâché ses talents de tireur d'élite. Bien sûr, comparé à ceux qui avaient perdu un bras, une jambe, voire la vie, c'était presque bénin et ces maux n'avaient pas justifié l'octroi d'une pension qu'il avait d'ailleurs négligé de demander. Ne sachant ni lire ni écrire et ne parlant que breton, comment aurait-il pu plaider sa cause auprès d'une administration peuplée de petits chefs imbus de leur supériorité sur ces misérables ploucs ?

Il retrouva donc avec satisfaction la petite maison de garde de sa chère Naïg, qui devait lui donner cinq autres enfants. Mon père eut la chance de fréquenter l'école laïque jusqu'à l'âge de douze ans. C'était une époque où les gens de sa condition ne trainaient guère sur les bancs de l'école, surtout quand on était l'aîné d'une famille où une dizaine de bouches bien endentées attendaient leur pitance deux fois par jour. D'ailleurs, pour la plupart de ses condisciples, l'école était un insupportable pensum et ils préféraient mille fois travailler aux champs qu'ânonner l'alphabet et suer sur les quatre opérations.
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Sachka   23 mars 2022
Mémoires d'un petit Quimpérois de Jean Failler
Une matinée de pêche.



j'ai sept ans, une culotte courte, des sandalettes, une chemisette de coton bleu et une vareuse confectionnée par grand-mère dans le tissu de pantalons de réforme.

Elle est bleue aussi cette vareuse, mais de plusieurs bleus différents car chez Mélanie, rien ne se jette ; le moindre carré de tissu encore utilisable trouve sa place entre les doigts habiles de grand-mère.

Dans ma vareuse, des pièces de coton presque neuves, coupons âprement négociés au marché du lundi, en côtoient d'autres qui, pour avoir longtemps servi, sont complètement délavées. L'assemblage a été découpé par grand-mère sur la table de la cuisine et soigneusement assemblé sur sa Singer à pédale. Comme dit grand-père, "ça, c'est pas une vareuse de touriste !"

Je descends allègrement les marches usées des escaliers de granit du Rosmeur, creusées en leur milieu par les boutoù coat des ouvrières de l'usine Capitaine Cook.

Comme toujours en cette saison, elles ont travaillé jusqu'à une heure avancée de la nuit car, dixit le patron de l'usine, "le poisson commande". En cette fin d'été, la sardine et le maquereau se pressent en rangs serrés dans la baie. Par la fenêtre ouverte sur la touffeur de la nuit, le Rosmeur s'est endormi dans le grondement sourd des machines, les sifflements de la vapeur s'échappant des étuves et surtout dans les chants montant des ateliers.



"Saluez, riches heureux,

Ces pauvres en haillons,

Saluez ce sont eux,

Qui gagnent vos millions."
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cardabelle   01 avril 2022
Mémoires d'un petit Quimpérois de Jean Failler
.Peu à peu le paysage s'éclaire.

Le soleil perce derrière le Menez Hom.

Le vieux mont , érodé par des milliers d'années d'existence se pare d'une tunique pourpre q'un pâle soleil levant illumine d'une lumière rasante.

Il est vêtu de bruyères en fleurs qui déclinent toute la palette des mauves , du prune foncé au rose évanescent

Le ciel ,presque blanc , derrière la crête rondie, bleuit t insensiblement au dessus de nos têtes.

La mer devient verte puis blanche lorsque les bancs de blode(*) entourent le bateau



.attaqués par les prédateurs que sont les bars et les maquereaux , ils sautent les uns sur les autres au point qu'on ne voit plus l'eau .

Les goélands , les mouettes s'abattent sur cette mane sans se préoccuper de la présence des pêcheurs .

On les voit enfourner ce petit poisson affolé à grands coups de bec à moins d'un mètre du bateau .

Leur œil rond , méchant, me fixe avec insolence.

En allongeant le bras , je pourrais les toucher, mais leur bec acéré est bien trop redoutable pour que j'y risque la main.

Le bruit de leurs cris aigres, de leurs battements d'ailes est assourdissant .

Grand Père saisit le grand haveneau planté verticalement à l'arrière du bateau et et en un seul coup , il est chargé à craquer .







Le soleil est maintenant complètement passé par-dessus la crête du mont, il a pris une belle couleur d'or et commence à chauffer sérieusement .





'(* ) , blode : petit poisson de la famille des sardines qui voyage en bancs serrés et sert de pâture aux poissons carnassiers .





p.153
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gouelan   02 juin 2015
Les enquêtes de Mary Lester, tome 2 : Les diamants de l'archiduc de Jean Failler
- Dans la police, c'est comme à la pêche...

Brendan se mit à rigoler [...]

- Vous avez de ces comparaisons !

- C'est vrai , dit Mary mi-vexée. Laissez-moi vous expliquer : un dossier, c'est comme une pierre sur la grève à marée basse.[...]

- Ce que je veux dire, c'est que, quand vous ouvrez un de ces dossiers, c'est comme quand vous soulevez une pierre sur la grève, quelque fois il y a un gros crabe dessous.
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Jean Failler
beauscoop   08 août 2020
Jean Failler
... pour faire bien, pour faire chic, pour être à la mode ! Pour être « in » comme dit madame Arenberg, il faut faire du bateau l’été, du ski l’hiver, de la chasse en automne et du golf toute l’année. De mon temps, c’était le tennis qui était chic. Maintenant, c’est le golf… Et si, en plus, on peut aller se faire bronzer aux Seychelles à Noël, alors là, on est super chic !
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gouelan   03 juin 2015
Les enquêtes de Mary Lester, tome 29 : Le passager de la Toussaint de Jean Failler
Si certains paysages urbains génèrent la violence, d'autres, comme ce fond de rade que j'avais sous les yeux, avec cette nature éternelle que les hommes n'étaient pas encore parvenus à souiller, donnent une impression d'éternité.

Ils évoquent des temps anciens où les hommes vivaient au rythme des saisons, des marées, des semailles et des moissons. Une civilisation pastorale perdue à jamais.

Il n'était pas surprenant que Saint Gwénolé, après que la mythique ville d'Ys eut sombré dans les flots au cinquième siècle de notre ère, ait choisi ce lieu pour y implanter son monastère.
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jeunejane   06 septembre 2021
Les enquêtes de Mary Lester, tome 11 : Mort d'une rombière de Jean Failler
- Vous êtes sûre ?

- Trop sûre, reprit la voix. C'est l'année que mon père et mon frère sont péris en mer.

Mary réprima un sourire devant la tournure de la phrase directement traduite du breton, tandis que madame Pleuven, sans s'étonner de ce celticisme, s'inclinait devant ce repère indiscutable.
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cicou45   08 janvier 2020
Les enquêtes de Mary Lester, tome 11 : Mort d'une rombière de Jean Failler
"Elle hésita, comme si elle cherchait ses mots pour exprimer sa pensée :

_Ce n'est pas toujours agréable de débarquer dans une ville que l'on ne connaît pas, dans un commissariat que l'on ne connaît pas, pour travailler avec des collègues que l'on ne connaît pas et qui ne sont pas toujours bien intentionnés à votre égard.

Il y eut un silence et elle ajouta :

_Ce n'est pas toujours agréable de rentrer le soir dans l'anonymat et la solitude d'une chambre d'hôtel. Vous comprenez ça, patron ?"
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Srafina   23 janvier 2017
Les enquêtes de Mary Lester, tome 19 : L'or du Louvre de Jean Failler
Un trésor ….Ça dépend de ce qu'on entend par là. Ce n'est pas forcément une cargaison d'or et de pierres précieuses. Les navires qui croisaient à la pointe de Penmarc'h étaient le plus souvent des navires marchands ou encore des vaisseaux de guerre. Les marchands transportaient du vin, de la toile, des épices. Alors ce qu'il en reste… Sur les épaves des vaisseaux de guerre, en revanche on trouve des canons, des vestiges de mousquets, des sabres. Parfois des pièces de vaisselle de la Compagnie des Indes, des jarres, voire même des amphores. Pour nous ce sont de véritables trésors...

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gouelan   03 juin 2015
Les enquêtes de Mary Lester, tome 29 : Le passager de la Toussaint de Jean Failler
Comme aurait dit Talleyrand, "souvent insuffisant mais toujours suffisant ". Une formule qui allait comme un gant à ce technocrate tombé dans la police par les hasards conjugués d'une ambition démesurée et des disponibilités ministérielles.
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