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Note moyenne 3.69 /5 (sur 35 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Plougourvest , 1934
Biographie :

Jean Rohou est un écrivain et universitaire d'origine bretonne, né en 1934 à Plougourvest (Finistère).

Il naît dans une famille de paysans. Le breton était sa seule langue avant d'entrer à l'école. Il est devenu professeur de littérature à l'Université de Rennes II (spécialiste de Racine). Il relate son expérience, dans une série de deux tomes intitulés Fils de ploucs, aux éditions Ouest France, où il donne son témoignage et son opinion de la culture de sa région.


Source : Wikipédia
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https://www.librairiedialogues.fr/livre/9928472-fils-de-ploucs-changer-la-societe-societe-rohou-jean-editions-ouest-france 5 questions posées à Jean Rohou qui nous parle de son livre "Fils de ploucs, Tome III, changer la société ?" paru aux éditions Ouest-France. Questions posées par Laurence Bellon. Réalisation : Ronan Loup. Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues


Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Aela   14 août 2020
Une vengeance de l'Ankou de Jean Rohou
"Karantez" est réservé au sentiment qu'on doit avoir pour Dieu. Pour son mari, sa femme ou ses enfants, on dit "choa m'eus ouzid": j'ai de la joie à ton égard, je me réjouis en pensant à toi.

Ce jeune couple ne s'est pas marié principalement pour son plaisir, pour un bonheur égoïste. Ce qui les unit, c'est plutôt la joie d'exister ensemble, d'entreprendre ensemble; leurs relations personnelles sont englobées dans un projet d'avenir.

Ils veulent faire équipe, prolonger la vie que leur ont donnée leurs parents, assurer la nourriture et la bonne éducation de leurs enfants.
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Jubibu   04 novembre 2016
Fils de ploucs : Tome 1, Le pays, les gens, notre vie de Jean Rohou
Mon grand-père, dit Louis Elegoët, était doux et placide. Mais quand il apprit, en 1913, que l’institutrice poussait sa fille, qui venait de passer son certificat d’études primaires à douze ans, à continuer ses études, il se précipita à l’école pour l’en sortir à l’instant et définitivement. Il y avait des justifications rationnelles : « des enfants laissés trop longtemps courir les écoles […] rechignent à se mettre au travail, et il devient difficile de les commander », disait le recteur de Plourin-Ploudalmézeau. Et puis, l’école préparait au départ vers la ville : Brest, Le Havre, Paris, Dieu sait où… Ils auraient perdu leur fille : elle se serait perdue elle-même.
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Jubibu   25 octobre 2016
Fils de ploucs : Tome 1, Le pays, les gens, notre vie de Jean Rohou
J’ai gardé pour la fin ce qui était l’essentiel mais qui vous intéressera peut-être moins si vous n’êtes pas campagnard : l’agriculture et l’élevage. Quand mon père et ses semblables allaient quelque part, ce n’était pas les monuments qui les intéressaient, ni même les paysages : c’étaient les champs et les crèches qu’ils voulaient visiter. Quand je dis que je fus un petit paysan, les regards s’allument, avides de pittoresques. Si j’enchaine en décrivant la réalité de cette existence : les cultures, les travaux des champs et les soins aux animaux, les visages ne tardent pas à s’éteindre. Il est difficile de s’intéresser vraiment à ce qu’on ne connait pas : même quand on comprend les mots, ils ne restituent pas l’ambiance, les sensations, les sentiments, la signification humaine que seule vous procure l’expérience.
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Ornora   09 septembre 2014
Fils de ploucs : Tome 1, Le pays, les gens, notre vie de Jean Rohou
La raison d'être d'un stéréotype, et surtout d'un mythe, est moins dans la réalité dont il parle que dans les rêves, les prétentions et les manques de ceux qui l'ont inventé. [...] Le Breton c'était donc vraiment l'autre : différent jusqu'à en être étrange, et tantôt répulsif, tantôt salutaire.
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Jubibu   04 novembre 2016
Fils de ploucs : Tome 1, Le pays, les gens, notre vie de Jean Rohou
Plus tard encore je t’ai déçue, maman, quand tu venais me voir au collège. « Parlons français » disais-tu, toujours soucieuse de progresser dans la langue des dominants, celle où l’on vous juge. Mais je préférais le breton : j’y étais plus à l’aise avec toi. Peut-être même avais-je un peu honte de cette paysanne qui venait me voir à l’entrée de mon royaume.
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Jubibu   04 novembre 2016
Fils de ploucs : Tome 1, Le pays, les gens, notre vie de Jean Rohou
« Quand j’étais en sixième, me confie un ami, un camarade « bourgeois » s’est moqué de ma mère, paysanne parlant breton. Je lui ai dit que c’était la servante de notre famille. Ce souvenir me tourmente encore. Comment ai-je pu renier ma mère en me soumettant à un petit salaud ? »
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Jubibu   25 octobre 2016
Fils de ploucs : Tome 1, Le pays, les gens, notre vie de Jean Rohou
La force des œuvres d’art authentiques vient de la satisfaction esthétique et affectives que procure la résolution – en images seulement, mais en images bien réelles – des affrontements entre désir et réalité.
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Aela   14 août 2020
Une vengeance de l'Ankou de Jean Rohou
Quand mes administrés partent pour le service militaire, j'ai honte: on les déclare illettrés parce qu'ils ne comprennent pas le français. Si encore ils savaient le lire, même sans comprendre tout à fait.

Mais c'est impossible, à cause de cette absurde orthographe. Le latin et le breton s'écrivent comme ils se prononcent; mais allez donc comprendre pourquoi en français on écrit "oiseau", alors qu'on prononce "wazo"! Notre Jo veut donc une école, et même qu'on y apprenne le français.
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Aela   14 août 2020
Une vengeance de l'Ankou de Jean Rohou
D'autres se réjouissent aussi: ils sont réformés parce qu'ils sont trop petits: moins de 1,544 mètre (en 1830, 48% des Finistériens qui passaient devant le conseil de révision étaient dans ce cas!). Ils le savaient d'avance: chez eux il y a un mètre ou bien une encoche à cette hauteur. Ils seront invités à revenir l'an prochain, pour voir s'ils ont grandi.
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Jubibu   29 octobre 2016
Fils de ploucs : Tome 1, Le pays, les gens, notre vie de Jean Rohou
Capitale de la Bretagne occidentale à l’époque gauloise et gallo-romaine. Carhaix décline depuis longtemps. En 1992, c’est un gros bourg de 8.200 habitants, loin de tout, mais relié à Brest, Quimper, Morlaix, Lorient ou Saint Brieuc, dans une Bretagne centrale en voie de désertification. Cet été-là tandis que le tourisme réduit la province à sa zone côtière, et qu’on ne parle que du festival des vieux gréements à Brest et à Douarnenez, quelques terriens organisent une petite fête dans leur campagne. Ils recommencent leur kermesse l’année suivante, pour se démarquer ironiquement, ils l’intitulent Festival des vieilles Charrues. Ils font 1.300 entrées. Six ans plus tard, ce pari sur lequel nul n’aurait risqué un sou aboutit au plus grand festival de France avec 150.000 spectateurs (170.000 aujourd’hui).
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