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Note moyenne 3.5 /5 (sur 295 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : château de la Turmelière (Liré), dans le Maine-et-Loire , 1522
Mort(e) à : Paris , le 01/01/1560
Biographie :

Joachim du Bellay est un poète français.

Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste "Défense et illustration de la langue française".

Il fait un voyage à Rome, dont il tira certains de ses poèmes les plus célèbres, où il montra une certaine nostalgie de sa patrie, la France.

Son premier recueil de sonnets, "L'Olive" imite le style de l'Italien Pétrarque. Alors que son œuvre la plus célèbre "Les Regrets" est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque et satirique, écrit à l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557. Par ailleurs, "Les Antiquités de Rome" est un recueil de 32 sonnets (édité en 1558) qui est une méditation sur la grandeur de Rome et sur sa chute. Il se nourrit du mythe de la Gigantomachie.

Du Bellay meurt d'une apoplexie, à sa table de travail, dit-on, à l'âge de 37 ans seulement.
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Vidéo de
Joachim du BELLAY – Un gentilhomme angevin, introduit par Stanislas Fumet (Chaîne Nationale, 1960) L’émission « Anthologie française », par le grand Stanislas Fumet, diffusée le 13 janvier 1960 sur la Chaîne Nationale.
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Citations et extraits (131) Voir plus Ajouter une citation
Joachim Du Bellay
domisylzen   11 décembre 2016
Joachim Du Bellay
Une louve je vis sous l'antre d'un rocher



Une louve je vis sous l'antre d'un rocher

Allaitant deux bessons : je vis à sa mamelle

Mignardement jouer cette couple jumelle,

Et d'un col allongé la louve les lécher.



Je la vis hors de là sa pâture chercher,

Et courant par les champs, d'une fureur nouvelle

Ensanglanter la dent et la patte cruelle

Sur les menus troupeaux pour sa soif étancher.



Je vis mille veneurs descendre des montagnes

Qui bornent d'un côté les lombardes campagnes,

Et vis de cent épieux lui donner dans le flanc.



Je la vis de son long sur la plaine étendue,

Poussant mille sanglots, se vautrer en son sang,

Et dessus un vieux tronc la dépouille pendue.

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Joachim Du Bellay
ladyoga   01 novembre 2013
Joachim Du Bellay
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme cestui-là qui conquit la toison,

Et puis est retourné, plein d’usage et raison

Vivre entre ses parents le reste de son âge.



Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village

Fumer la cheminée, et en quelle saison

Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,

Qui m’est une province et beaucoup davantage ?



Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux

Que des palais romains le front audacieux,

Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,



Plus mon Loire gaulois que le Tibre Latin,

Plus mon petit Liré que le mont Palatin

Et plus que l’air marin la douceur angevine.
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Joachim Du Bellay
Nastasia-B   14 juin 2014
Joachim Du Bellay
Qu'heureux tu es, Baïf, heureux et plus qu'heureux,

De ne suivre abusé cette aveugle Déesse,

Qui d'un tour inconstant et nous hausse et nous baisse,

Mais cet aveugle enfant qui nous fait amoureux !



LES REGRETS, XXIV.
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babounette   09 septembre 2015
Chefs-d'oeuvre poétiques de Marot, Ronsart, J. Du Bellay, d'Aubigné et Régnier, publiés... par A.-P. Lemercier,... 6e édition, revue et corrigée de Joachim Du Bellay




Pierre de RONSARD (1524-1585)





Mignonne, allons voir si la rose



A Cassandre



Mignonne, allons voir si la rose

Qui ce matin avoit desclose

Sa robe de pourpre au Soleil,

A point perdu ceste vesprée

Les plis de sa robe pourprée,

Et son teint au vostre pareil.



Las ! voyez comme en peu d'espace,

Mignonne, elle a dessus la place

Las ! las ses beautez laissé cheoir !

Ô vrayment marastre Nature,

Puis qu'une telle fleur ne dure

Que du matin jusques au soir !



Donc, si vous me croyez, mignonne,

Tandis que vostre âge fleuronne

En sa plus verte nouveauté,

Cueillez, cueillez vostre jeunesse :

Comme à ceste fleur la vieillesse

Fera ternir vostre beauté.

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colimasson   24 juin 2015
Défense et illustration de la langue française de Joachim Du Bellay
Il me semble (lecteur ami des Muses françaises) qu’après ceux que j’ai nommés, tu ne dois avoir honte d’écrire en ta langue ; mais encore dois-tu, si tu es ami de la France, voire de toi-même, t’y donner du tout, avec cette généreuse opinion, qu’il vaut mieux être un Achille entre les siens, qu’un Diomède, voire bien souvent un Thersite, entre les autres.
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Joachim Du Bellay
Aurel82   10 septembre 2018
Joachim Du Bellay
Sur un chapelet de roses du Bembe



Tu m’as fait un chapeau de roses

Qui semblent tes deux lèvres closes,

Et de lis fraîchement cueillis

Qui semblent tes beaux doigts polis,

Les liant d’un fil d’or ensemble,

Qui à tes blonds cheveux ressemble.

Mais si, jeune, tu entendais

L’ouvrage qu’ont tissu tes doigts,

Tu ferais, peut être, plus sage

A prévoir, ton futur dommage.

Ces roses plus ne rougiront,

Et ces lis plus ne blanchiront

La fleur des ans, qui peu séjourne,

S’en fuit, et jamais ne retourne,

Et le fil te montre combien

La vie est un fragile bien.

Pourquoi donc m’es tu si rebelle ?

Mais pourquoi t’es tu si cruelle ?

Si tu n’as point pitié de moi,

Aie au moins pitié de toi.
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Aurel82   07 juillet 2017
Les Regrets et autres oeuvres poétiques de Joach. Du Bellay, ... [Edition de 1565] de Joachim Du Bellay
Muse, qui autrefois chantas la verte Olive,

Empenne tes deux flancs d’une plume nouvelle,

Et te guidant au ciel avecques plus haute aile,

Vole où est d’Apollon la belle plante vive.



Laisse, mon cher souci, la paternelle rive,

Et portant désormais une charge plus belle,

Adore ce haut nom dont la gloire immortelle

De notre pôle arctique à l’autre pôle arrive.



Loue l’esprit divin, le courage indomptable,

La courtoise douceur, la bonté charitable,

Qui soutient la grandeur et la gloire de France.



Et dis : Cette princesse et si grande et si bonne

Porte dessus son chef de France la couronne :

Mais dis cela si haut, qu’on l’entende à Florence.
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Joachim Du Bellay
Aurel82   03 avril 2018
Joachim Du Bellay
Je n’escris point d’amour, n’estant point amoureux



Je n’escris point d’amour, n’estant point amoureux,

Je n’escris de beauté, n’ayant belle maistresse,

Je n’escris de douceur, n’esprouvant que rudesse,

Je n’escris de plaisir, me trouvant douloureux ;



Je n’escris de bonheur, me trouvant malheureux,

Je n’escris de faveur, ne voyant ma Princesse,

Je n’escris de trésors, n’ayant point de richesse,

Je n’escris de santé, me sentant langoureux :



Je n’escris de la Court, estant loing de mon Prince,

Je n’escris de la France, en estrange province,

Je n’escris de l’honneur, n’en voyant point icy ;



Je n’escris d’amitié, ne trouvant que feintise,

Je n’escris de vertu, n’en trouvant point aussi,

Je n’escris de sçavoir, entre les gens d’eglise.
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colimasson   13 janvier 2016
Les regrets précédé de Les antiquités de Rome et suivi de La défense et illustration de la langue Française de Joachim Du Bellay
Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien,

De ne m’avoir plus sage ou plus heureux fait naître),

Pourquoi ne m’as-tu fait de moi-même le maître,

Pour suivre ma raison et vivre du tout mien?



Je vois les deux chemins, et ce mal, et de bien :

Je sais que la vertu m’appelle à la main dextre,

Et toutefois il faut que je tourne à senestre,

Pour suivre un traître espoir, qui m’a fait du tout sien.



Et quel profit en ai-je ? Ô belle récompense !

Je me suis consumé d’une vaine dépense,

Et n’ai fait autre acquêt que de malet d’ennui.



L’étranger recueillit le fruit de mon service,

Je travaille mon corps d’un indigne exercice,

Et porte sur mon front la vergogne d’autrui.

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Joachim Du Bellay
Aurel82   20 juillet 2017
Joachim Du Bellay
Cent fois plus qu'à louer on se plaît à médire :

Pour ce qu'en médisant on dit la vérité,

Et louant, la faveur, ou bien l'autorité,

Contre ce qu'on en croit, fait bien souvent écrire.



Qu'il soit vrai, pris-tu onc tel plaisir d'ouïr lire

Les louanges d'un prince ou de quelque cité,

Qu'ouïr un Marc Antoine à mordre exercité

Dire cent mille mots qui font mourir de rire ?



S'il est donc permis, sans offense d'aucun,

Des mœurs de notre temps deviser en commun,

Quiconque me lira m'estime fol ou sage :



Mais je crois qu'aujourd'hui tel pour sage est tenu,

Qui ne serait rien moins que pour tel reconnu,

Qui lui aurait ôté le masque du visage.
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