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Note moyenne 4.07 /5 (sur 2529 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Metz , le 30/03/1844
Mort(e) à : Paris , le 08/01/1896
Biographie :

Paul Marie Verlaine est un poète français.

Fils d’un officier napoléonien, Paul Verlaine fait ses études à Paris au lycée Bonaparte. Il travaille ensuite à l’hôtel de ville de la capitale. Ne pouvant supporter cet emploi médiocre, il fréquente les cafés et leurs poètes et commence à boire.

Ce rapport catastrophique à l'alcool est générateur de violence. Tout au long de sa vie, il est sujet, en état d'ivresse, à de très graves colères qui lui font commettre des actes brutaux qu'il regrette ensuite.

Cette compagnie l’incite à rédiger ses premiers poèmes, empreints de mélancolie, où se mêlent préciosité et personnages de la commedia dell'arte ("Fêtes galantes" 1869) ainsi que son admiration pour Baudelaire ("Poèmes saturniens" 1866 à 22 ans) . En 1870, il fait la connaissance de Mathilde Mauté, qu’il épouse. Il écrit pour elle le recueil "La Bonne Chanson".

En 1871, il rencontre Arthur Rimbaud pour lequel il sacrifie son couple et s’enfuit en Angleterre. A l'issue d'une dispute entre eux, il blesse à coups de pistolet le jeune poète. Condamné pour homosexualité, Verlaine est emprisonné pendant deux ans et c'est à cette époque qu'il rédige l’essentiel des recueils "Romance sans paroles" (1874) et "Sagesse" (1881). De retour à Paris, il sombre à nouveau dans l’alcoolisme. En 1884, paraît son recueil "Jadis et naguère" qui reprend des poèmes écrits une décennie plus tôt et que couronne Art poétique. La mort de sa mère en 1886, le condamne à la misère, malgré l’admiration des symbolistes.

Paul Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs. L’emploi de rythmes impairs, d’assonances, de paysages en demi-teintes le confirment, rapprochant même, par exemple, l’univers des Romances sans paroles des plus belles réussites impressionnistes. Il s'ingénie à introduire le maximum de variété dans le rythme, initiant par là l'avènement du vers libre.

C’est lui qui a lancé la notion de « poètes maudits».

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Vidéo de
Paul VERLAINE – Une Vie, une Œuvre : 1844-1896 (France Culture, 1999) Émission "Une Vie, une œuvre" diffusée, le 15 juillet 1999, sur France Culture, et réalisée par Simone Douek. Avec la participation de Jacques Borel, Jacques Drillon, Guy Goffette, André Gendre et Alain Buisine.
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Citations et extraits (735) Voir plus Ajouter une citation
Paul Verlaine
Windvaan   25 août 2013
Paul Verlaine
Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations ;

Judas par exemple avait des amis irréprochables.
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Orphea   11 juin 2009
Poèmes saturniens de Paul Verlaine
Mon rêve familier



Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.



Car elle me comprend, et mon cœur, transparent

Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.



Est-elle brune, blonde ou rousse ? — Je l’ignore.

Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore

Comme ceux des aimés que la Vie exila.



Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

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Paul Verlaine
Eve-Yeshe   09 janvier 2015
Paul Verlaine
Chanson d'automne



Les sanglots longs

Des violons

De l'automne

Blessent mon coeur

D'une langueur

Monotone.



Tout suffocant

Et blême, quand

Sonne l'heure,

Je me souviens

Des jours anciens

Et je pleure



Et je m'en vais

Au vent mauvais

Qui m'emporte

Deçà, delà,

Pareil à la

Feuille morte.



simplement pour dire ma peine depuis cet attentat odieux
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Paul Verlaine
gouelan   02 mars 2015
Paul Verlaine
Il pleure dans mon cœur.



Il pleure dans mon cœur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon cœur ?



Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un cœur qui s'ennuie,

Ô le chant de la pluie !



Il pleure sans raison

Dans ce cœur qui s'écœure.

Quoi ! nulle trahison ?...

Ce deuil est sans raison.



C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon cœur a tant de peine !





Paul Verlaine.
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Sirenna   29 janvier 2018
Poèmes saturniens de Paul Verlaine
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.



Car elle me comprend, et mon cœur, transparent

Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.



Est-elle brune, blonde ou rousse ? — Je l’ignore.

Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore

Comme ceux des aimés que la Vie exila.



Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
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Paul Verlaine
palamede   16 juillet 2018
Paul Verlaine
Art poétique



De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l'Impair

Plus vague et plus soluble dans l'air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.



Il faut aussi que tu n'ailles point

Choisir tes mots sans quelque méprise :

Rien de plus cher que la chanson grise

Où l'Indécis au Précis se joint.



C'est des beaux yeux derrière des voiles,

C'est le grand jour tremblant de midi,

C'est, par un ciel d'automne attiédi,

Le bleu fouillis des claires étoiles !



Car nous voulons la Nuance encor,

Pas la Couleur, rien que la nuance !

Oh ! la nuance seule fiance

Le rêve au rêve et la flûte au cor !



Fuis du plus loin la Pointe assassine,

L'Esprit cruel et le Rire impur,

Qui font pleurer les yeux de l'Azur,

Et tout cet ail de basse cuisine !



Prends l'éloquence et tords-lui son cou !

Tu feras bien, en train d'énergie,

De rendre un peu la Rime assagie.

Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?



O qui dira les torts de la Rime ?

Quel enfant sourd ou quel nègre fou

Nous a forgé ce bijou d'un sou

Qui sonne creux et faux sous la lime ?



De la musique encore et toujours !

Que ton vers soit la chose envolée

Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée

Vers d'autres cieux à d'autres amours.



Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym...

Et tout le reste est littérature.



(Jadis et naguère)
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Paul Verlaine
ninosairosse   06 juin 2019
Paul Verlaine
les sanglots longs des violons de l'automne

blessent mon cœur d'une langueur monotone



Dans chanson d'automne 1866
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Paul Verlaine
palamede   19 juillet 2018
Paul Verlaine
À Catulle Mendès



SOLEILS COUCHANTS



Une aube affaiblie

Verse par les champs

La mélancolie

Des soleils couchants.

La mélancolie

Berce de doux chants

Mon cœur qui s’oublie

Aux soleils couchants.

Et d’étranges rêves,

Comme des soleils

Couchants, sur les grèves,

Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,

Défilent, pareils

À des grands soleils

Couchants, sur les grèves.
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Paul Verlaine
Nastasia-B   26 août 2013
Paul Verlaine
(Il fait un tel temps autour de moi et je pense à Verlaine et je vois que ce poème est bien trop peu cité et je me dis que c'est de saison, bientôt les marrons. C'est un marronnier comme un autre...)

Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon cœur ?
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Paul Verlaine
palamede   03 août 2018
Paul Verlaine
Donc, ce sera par un clair jour d'été



Donc, ce sera par un clair jour d'été ;

Le grand soleil, complice de ma joie,

Fera, parmi le satin et la soie,

Plus belle encor votre chère beauté ;



Le ciel tout bleu, comme une haute tente,

Frissonnera somptueux à longs plis

Sur nos deux fronts heureux qu'auront pâlis

L'émotion du bonheur et l'attente ;



Et quand le soir viendra, l'air sera doux

Qui se jouera, caressant, dans vos voiles,

Et les regards paisibles des étoiles

Bienveillamment souriront aux époux.
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