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Note moyenne 3.62 /5 (sur 224 notes)

Nationalité : Finlande
Né(e) à : Sodankylä , le 22/06/1958
Biographie :

Johanna Sinisalo, née en 1958 à Sodankylä en Laponie finlandaise, est une auteure de science-fiction et de fantasy finlandaise. Elle a étudié la dramaturgie à l'université de Tampere avant de monter sa propre entreprise de publicité, puis de passer au journalisme et à l'écriture de nouvelles et de scénarios TV et de bandes dessinées. "Jamais avant le coucher du soleil", son premier roman, a été salué par l'important prix Finlandia et immédiatement traduit chez plusieurs éditeurs étrangers. Johanna Sinisalo a remporté le Prix Atorox à sept reprises.

Source : Wikipédia
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Citations et extraits (118) Voir plus Ajouter une citation
Cancie   02 février 2019
Le Reich de la lune de Johanna Sinisalo
Le meilleur moyen d'éliminer le fantasme débile de la pureté de la race est en effet de pratiquer des unions dont chacun peut constater qu'elles donnent naissance à des êtres humains, pas à des couleurs de peau.
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mesrives   18 mai 2016
Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo
"Je n'y peux rien, si je suis le genre de type sur lequel les autres projettent leurs rêves et leurs désirs."

D'après lui, il ne s'est rien passé.

D'après lui, j'ai tout imaginé.
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Zebra   05 octobre 2012
Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo
page 131

[...] Pessi est étonnamment silencieux - il doit être en train de faire des bêtises. Je détache mon regard de l'écran et je le cherche des yeux. Il est assis comme d'habitude, son mince dos noir et sa crinière tournés vers moi, ses oreilles frémissent, attentives au moindre bruit, sa queue se balance en signe d'intense concentration. Je me redresse dans mon fauteuil et là, bien que la pièce soit quasiment plongée dans l'obscurité, je vois ce qui l'occupe. Pessi s'est emparé du jeu de cubes et, de ses longs doigts agiles et griffus, il est à cet instant précis en train d'en poser un au sommet d'une pyramide presque parfaite. [...]
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Torellion   17 octobre 2018
Le Reich de la lune de Johanna Sinisalo
Les autres sont notre miroir quotidien.

Notre valeur se lit dans leurs yeux.
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mesrives   25 mai 2016
Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo
Quand je suis arrivée ici et que Pentti ne me faisait encore qu'un peu peur, il m'a emmenée chez le docteur et lui a parlé comme si je n'étais pas là; il a dû lui dire que je ne parlais pas un mot d'anglais, car c'est à lui que le médecin a posé toutes ses questions, pas à moi. Et je me suis retrouvée sur une table avec des étriers et le docteur m'a regardée et tâtée à m'en faire jaillir les larmes des yeux, puis il a enfoncé en moi quelque chose dont Pentti m'a dit plus tard que c'était pour ne pas avoir d'enfants.
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Le_chien_critique   12 juillet 2018
Le sang des fleurs de Johanna Sinisalo
les apiculteurs bios ne semblent pas avoir perdu d’abeilles. Ils laissent par exemple plus de miel et de pollen dans les ruches pour l’hiver, au lieu de les remplacer par du sirop de maïs, du sucre ou du soja.

[…]

Rogner sur l’espace, maximiser le profit, mégoter sur la nourriture et sur l’hygiène, entraver autant que possible le comportement naturel de l’animal, remédier à tous les symptômes ainsi provoqués par une médication chimique toujours plus violente, tricher à la moindre occasion, fermer les yeux sur les dommages collatéraux tant que le business rapporte.

Le transport des ruches d’un bout à l’autre des États-Unis engendre un stress qui affaiblit l’état de santé général et le système immunitaire des abeilles. Les contacts entre colonies provenant des quatre coins du pays multiplient les risques d’infection. Les parasites, les champignons (tels que le nosema), les acariens et les bactéries se transmettent ainsi plus facilement d’une ruche à une autre.

La sélection des abeilles et la priorité donnée à certains caractères (moindre agressivité, etc.) ont peut-être trop réduit la diversité du patrimoine génétique et créé un goulot d’étranglement qui ne permet plus les mutations nécessaires à la préservation de l’espèce.

La valeur nutritive, les oligoéléments, les enzymes et les protéines du sirop de maïs utilisé pour nourrir les abeilles en hiver sont loin d’égaler ceux du miel et du pollen qu’elles consommeraient normalement si l’homme ne les leur volait pas.

Pour obliger les abeilles à polliniser le plus activement possible, on les trompe en permanence, systématiquement et sans scrupule.

Aux États-Unis par exemple, l’hiver, on déplace les ruches vers des régions plus chaudes pour que les abeilles, au lieu de se mettre en sommeil, continuent de travailler et de se reproduire. On leur donne aussi parfois un supplément d’aliments, car plus la ruche a de provisions, plus la reine pond et, dès que la population augmente, la colonie se prépare à la nourrir en récoltant plus de nectar – et donc en pollinisant à tout va. Certains apiculteurs ont constaté que les perturbations du cycle annuel et l’exploitation à outrance des abeilles provoquaient chez les reines un véritable burn out.

L’Association californienne des cultivateurs d’amandes a été jusqu’à financer des chercheurs afin qu’ils testent dans les ruches des phéromones de synthèse faisant croire à la colonie qu’il y a dans la ruche plus de larves qu’en réalité. On parvient ainsi sans mal à faire butiner encore plus les abeilles, et donc à polliniser les vergers plus efficacement que jamais.
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kathel   20 mai 2019
Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo
Qu’est-il pour moi ?

Un protégé, un peu comme un pigeon à l’aile cassé ? Ou un animal de compagnie exotique ? Ou une sorte d’invité aux mœurs un peu étranges mais plein de séduction, qui s’attarde quelque temps et partira le moment venu ?

Ou autre chose encore ?
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Cancie   02 février 2019
Le Reich de la lune de Johanna Sinisalo
Sur la Terre, tout le monde parlait sans cesse des conditions météorologiques, ce qui était d'ailleurs très pratique et compréhensible : tous en subissaient les effets, et on n'y pouvait rien.
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Charybde2   16 mai 2016
Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo
Le docteur Spiderman a parlé de nids. J’ai donné au troll des œufs de poule crus, d’abord cassés dans un bol, puis avec leur coquille, mais il n’en a voulu sous aucune forme. Je suis allé acheter chez Stockmann des œufs de caille qui ont paru l’intéresser un peu plus, mais peut-être leur couleur, leurs mouchetures ou leur taille lui rappelaient-elles simplement quelque chose, et il n’y a pas non plus goûté.

Je jette un coup d’œil vers le lit, vers ce petit être noir à la fois inquiet, épuisé et de toute évidence douloureusement affamé. Je ne peux pas le laisser sortir, dehors l’attendent des hordes chaussées de bottes à bout ferré qui s’éclatent à arroser d’essence les SDF, à jeter les chats du haut des toits et à tabasser les pédés. Et si je parle de lui à qui que ce soit, je le perdrai tout aussi sûrement.

L’odeur de baies de genévrier me chatouille les narines. Ses propres congénères n’ont pas voulu de lui. Il était de trop, un poids mort, un fardeau. Ils ont abandonné cette svelte et souple créature que l’on pourrait immortaliser dans du marbre noir.
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Le_chien_critique   26 juillet 2016
Avec joie & docilité de Johanna Sinisalo
“Vanna. Si l’enfant, à cause de coliques ou d’une otite, par exemple, pleure sans discontinuer, que fais-tu ?”

La question du professeur me fait sursauter. C’est un virilo, père de famille, déjà âgé d’une quarantaine d’années. Il aime son travail, c’est pour lui une victoire personnelle chaque fois qu’une éloï quitte le lycée pour se marier.

Qu’est-ce qu’il a bien pu dire avant ça ? Je n’ai pas écouté un mot.

Je jette le bébé par la fenêtre ?

“Eh bien, euh, j’essaie de protéger mon conjoint du bruit.

- Plus précisément ?

- Eh bien, j’emmène le bébé loin de l’endroit où il dort. Ou je donne à mon mari des bouchons d’oreilles.”

Le professeur me regarde, surpris. “Tiens, tiens, Vanna, tu as quand même écouté.”

Je n’ai pas écouté. Mais réfléchi.
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