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Note moyenne 2.86 /5 (sur 85 notes)

Nationalité : États-Unis
Biographie :

Né en 1975 à Chicago, Jon Fasman a étudié à Brown University et à Oxford, puis a travaillé comme journaliste à Washington, New York, Moscou, Londres. La Bibliothèque du géographe, son premier roman, est traduit en une dizaine de langues.


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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Souri7   08 octobre 2016
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
– Hé, c’était quoi, les autres trucs que tu as lus sur la liste, demanda Joe.

– Quels autres trucs ?

– La Dame en pleurs, l’athanor, la tour, tout ça.

– Des antiquités, j’imagine. Je ne vois aucun lien entre ces objets plutôt disparates. Et toi ?

– Si, ce sont des antiquités.

– Ben oui, évidemment. Mais je veux parler d’un vrai lien.

– N’est-ce pas un vrai lien ? Si au lieu de dire “une vieille merde dans mon grenier” tu dis “antiquité”, ça prend de la valeur. Les activités de Jaan dépassaient peut-être le vol de bijoux ; il aurait pu être receleur pour des bandes spécialisées. Ça lui irait comme un gant.
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Souri7   08 octobre 2016
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
L’alchimie ne se limite pas à transformer le plomb, ou le sable, comme tu l’as si méchamment dit, en or. C’est la science de la transmutation, la compréhension de la nature fondamentale de l’univers et de tous ses objets. Théoriquement, un alchimiste accompli devrait pouvoir transformer n’importe quel objet en n’importe quel autre objet.
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mesrives   04 octobre 2015
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
Il longea les bords du chemin, marchant sous les arbres délibérément mais sans hâte, de façon régulière et détendue mais sans entrain. Faisant le tour de l'édifice, il s'approcha, passant sous les orangers, citronniers et amandiers. Il enfouit quelques oranges dans l'une des poches qu'il avait cousues à l'intérieur de sa tunique. Il s'accroupit sous une fenêtre et tendit l'oreille. Une guêpe atterrit sur sa lèvre et arpenta son visage jusqu'à l'oreille. Une seconde guêpe atterrit sur son nez, une troisième sur la paupière gauche, une quatrième sur la droite. Recroquevillé, parfaitement immobile, empêchant cuisses et genoux de trembler, il sentit que les antennes des guêpes allaient le faire éternuer.Chacune, de la taille d'un auriculaire, avancait de façon militaire jusqu'à un point fixe, avant de marquer une pause, comme dans l'attente d'une directive. Puis, l'une après l'autre, les guêpes s'envolèrent. Omar se glissa jusqu'à l'entrée principale de la maison, franchit la porte e lat referma derrière lui.
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mesrives   04 octobre 2015
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
Bon nombre d'alchimistes européens ont utilisé la figure de l'homme noir (ou de l' Ethiopien selon les plus érudits) pour représenter le stade initial du processus alchimique, quand la substance, pour subir la transmutation, doit d'abord dépérir et noircir avant de renaître. Cependant, les alchimistes de la Corne de l'Afrique, qui apprirent le métier auprès des savants arabes chargés de guider les convois passant par la mer Rouge, se représentèrent eux-mêmes, pour signifier non le dépérissement, mais la puissance et le potentiel d'une substance libérée de sa forme inférieure: la liberté présente comparée à l'esclavage passé, et non le vide présent comparé à la plénitude à venir.
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mesrives   04 octobre 2015
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
C'était donc ça le son: notre souffle qui tintait. "C'est une expression yakoute. Elle désigne une période de froid si intense que votre souffle tombe glacé sur le sol avant d'avoir pu se dissiper. Les Yakoutes disent qu'il ne faut jamais révéler un secret au-dehors pendant la saison du murmure des étoiles, car, lors du dégel, les mots figés seront entendus par le premier venu.L'air du printemps est plein de vieux commérages, d'ordres non obéis, de voix d'enfants devenus adolescents, de bribes de conversations oubliées. Votre voix, camarade poète, notre conversation, tout demeurera ici bien plus longtemps que vous."
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mesrives   04 octobre 2015
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
A la fin de l'été, al-Idrisi rendit visite au roi danois Sven, lequel était curieux de rencontrer un étranger venu du Sud, hâlé en permanence par le soleil du désert. Le cartographe ne s'attarda pas; il écrivit à Roger qu'en se dirigeant vers le nord "un homme passe naturellement de la civilisation à la barbarie; en effet, on se demande même si une civilisation est possible dans les climats nordiques. L'énergie d'un homme étant dépensée entièrement pour se défendre contre le froid en hiver, l'enfer des moustiques et la maladie en été, sans parler d'envahisseurs infidèles en toute saison, comment cultiver l'art de l'esprit et de l'intelligence- musique, érudition, conversation, cuisine- qui fleurissent, par la grâce de Dieuu, à vôtre noble cour, qui me manque tant?
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mesrives   04 octobre 2015
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
A la fin de l'été, al-Idrisi rendit visite au roi danois Sven, lequel était curieux de rencontrer un étranger venu du Sud, hâlé en permanence par le soleil du désert. Le cartographe ne s'attarda pas; il écrivit à Roger qu'en se dirigeant vers le nord "un homme passe naturellement de la civilisation à la barbarie; en effet, on se demande même si une civilisation est possible dans les climats nordiques. L'énergie d'un homme étant dépensée entièrement pour se défendre contre le froid en hiver, l'enfer des moustiques et la maladie en été, sans parler d'envahisseurs infidèles en toute saison, comment cultiver l'art de l'esprit et de l'intelligence- musique, érudition, conversation, cuisine- qui fleurissent, par la grâce de Dieuu, à vôtre noble cour, qui me manque tant?
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mesrives   04 octobre 2015
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
Le barman haussa les épaules, apparemment indifférent, même s'il semblait contrarié de ne pouvoir me jeter dehors. Je ne comprendrai jamais le plaisir qu'éprouvent certains patrons de bar à refuser de servir.
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saphoo   24 mars 2010
La ville insoumise de Jon Fasman
La gageure de Moscou imposait à ses habitants, c’était de donner libre cours à leur humanité au cœur d’un environnement destiné à ravaler l’individu au rang de quantité négligeable. Tout y était démesuré, colossal, grandiose, rude, terne et froid. Chaleur et couleur se gagnaient de haute lutte ; ce n’était peut-être pas un hasard si, dans cette contrée aux hivers interminables, les mots signifiant “rouge” et “beau”, kransiy et krasiviy, avaient un étrange air de famille. Moscou portait en bandoulière, avec morgue, cette barbarie profonde, d’une douloureuse humanité.
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niniM   01 mars 2016
La bibliothèque du géographe de Jon Fasman
Au début, j’aimais ces nuits provinciales tranquilles : je me les racontais à moi même. Mais la distinction entre ascèse romantique et ennui est subtile.
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