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Note moyenne 4.14 /5 (sur 328 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Barcelone , le 01/02/1917
Mort(e) à : Madrid , le 08/04/2013
Biographie :

José Luis Sampedro est un écrivain et économiste espagnol.

Au moment de sa naissance, sa famille déménagea à Tanger, où il vécut jusqu'à l'âge de 13 ans. En 1936 il est mobilisé dans l'armée républicaine pour la Guerre d'Espagne. Plus tard, il rejoint l'armée nationale. Après avoir obtenu un place de fonctionnaire des douanes à Melilla il déménage à Madrid, où il fait des études de Sciences économiques. Il les termine en 1947 avec le Prix extraordinaire.

Il commence à travailler dans la Banque Extérieure d'Espagne et donne dans le même temps des cours à l'université. En 1955 il devient Professeur de Structure économique à l'Université Complutense de Madrid, poste qu'il occupera jusqu'en 1969, tout en exerçant divers postes dans la Banque Extérieure d'Espagne.

Entre 1969 et 1970, il devient professeur visiteur des universités de Salford et de Liverpool. A son retour en Espagne il demande une disponibilité de l'Université Complutense et entre au Ministère des Finances. En 1976 il retourne dans la Banque Extérieure d'Espagne. En 1977 il est nommé Sénateur par décision royale, poste qu'il occupera jusqu'en 1979.

En parallèle de son activité professionnelle comme économiste, il publie divers romans. Après sa mise à la retraite, il se consacre à l'écriture. Il obtient un grand succès avec son roman "Le sourire étrusque" (La sonrisa etrusca, 1985). En 1990 il est nommé membre de l'Académie Royale Espagnole.
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   24 décembre 2018
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
Laisse-moi te guider, mon tout petit ! Je te mettrai sur la bonne voie pour escalader la vie, qui est dure comme la montagne, mais qui te remplit le cœur quand tu es au sommet !
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ssstella   14 avril 2015
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
La pomme d'Adam monte et descend sur le cou flasque du dieu d'alors, qui jette la tête en arrière pour terminer son verre. Il s'essuie ensuite du dos de la main et le geste surprend Renato. Pourquoi, puisque c'est l'habitude là-bas? Mais Renato s'aperçoit que le père réprime ce geste maintenant. Bien plus, ces dernières semaines, il a cessé de fumer ; et il ne porte plus ses bottes dans maison. Il se rase même tous les jours et une fois, il a pris un bain sans qu'on le lui dise. Renato a entendu Anunziata plaisanter : "Allons, allons, on se pomponne, hein ?" "Oui, a répliqué le vieux, je veux être beau pour mourir."

"Milan le civilise", a commenté Andrea quelques nuits auparavant. Mais Renato le sait, ce n'est pas Milan, c'est le petit. Brunettino transforme son grand-père. Et maintenant le fils dans une vague d'infinie tendresse, fait au vieux l'offrande de son cœur. Vieux, oui ; dans ce profil de joyeux buveur, le nez déjà s'affile et le menton tremblote : un vieux aux portes de la mort.

La vision révélatrice déchire Renato qui se penche sur son assiette et avale quelques bouchées pour cacher ses yeux humides. Les larmes réprimées le menacent de l'intérieur. Comment la vie des chênes et des aigles comme son père peut-elle avoir une fin ? Cet homme a été le ciel dans toute sa grandeur, tempétueux, arbitraire, implacable parfois ; mais aussi généreux, créateur, bénéfique... Il s'est cramponné à la vie en l'étreignant comme un ours, il l'a bue à grandes goulées... Et ce bûcher s'éteint !
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1967fleurs   23 août 2020
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
L'apparition pourtant attendue l'émeut. Ce n'est pas un enfant dans sa grenouillère blanche, mais un petit ange lumineux qui ouvre ses bras comme des ailes dans la nuit. Le vieux se laisse tomber à genoux et l'enfant s'abandonne aux bras nerveux qui étreignent le petit corps tiède et tendrement odorant.
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SophiePatchouli   15 décembre 2016
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
mais cette armoire continue à l'impressionner comme la première fois qu'il la ouverte pour chercher un mouchoir, il s'en souvient très bien. Maintenant encore, il est retenu par cette provocation : les couleurs joyeuses, les robes qui suggèrent son corps et surtout, surtout, l'odeur, les odeurs qui dilatent ses narines.

Cette armoire n'est pas qu'une grosse boite, elle est beaucoup plus. Ces portes s'ouvrent sur une chambre secrète, un temple aux trésors mystérieux. Les étoffes pendues lui rappellent les passes d'oiseaux dans la montagne où on tend les filets pour attraper les pigeons ramiers; comme un un ramier, son cœur s'empêtre dans une telle promesse, dans ces révélations intime.
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Ladybirdy   24 décembre 2018
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
-Les enfants, il ne faut pas les prendre dans les bras. Ils s’habituent vous comprenez ? C’est ce qu’on dit dans le livre.

–Et à quoi ils doivent s’habituer ? À ce que personne les touche ?… Les livres ! Vous savez où je me les mets ? Parfaitement, Madame, là !… Les livres ! Même les petits chevreaux, qui vont seuls à la mamelle à peine nés, la mère les lèche à longueur de journée, et ce sont des animaux !
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tamara29   18 juin 2016
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
Je te le répète, petit, on ne comprend jamais rien aux femmes mais leurs surprises constituent le meilleur de la vie...
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1967fleurs   16 août 2020
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
Maintenant je comprends, petit, pourquoi je viens ici chaque nuit ! Pour nous faire une maison à nous à l'intérieur de celle-ci, pour qu'on vive ensemble, toi et moi, compagnons de maquis....Si ces gens là ne savent pas vivre, toi au moins, tu sauras, parce que moi je sais....C'est pour ça, mais cela ne m'était jamais venu à

l'idée ; seulement maintenant, près de toi justement...C'est qu'auprès de toi, j'apprends, camarade, incroyable ! Oui, j'apprends de toi. Je ne sais pas comment, mais tu m'instruis . Ah mon Brunettino, mon miracle.
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Bernacho   12 mars 2017
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
- La vérité, ça se touche. Moi, je la touche.

- Tu crois, lui demande-t-il ironiquement ? Cite-moi quelque chose qui soit vrai, sans l'ombre d'un doute, quelque chose d'indiscutable.

La réponse jaillit, explosive :

- Un enfant.
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michelekastner   20 novembre 2012
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
Au village, nous les hommes, on n'a pas d'enfants. On a des nouveaux-nés, dont on est fier le jour du baptême, surtout si c'est des garçons, mais ensuite, ils disparaissent au milieu des femmes...Même s'ils dorment dans notre chambre et qu'ils pleurent, c'est l'affaire de la mère...Plus tard, on les remarque seulement comme un embarras quand ils marchent à quatre pattes à travers la maison, mais ils ne comptent pas tant qu'on ne les voit pas tenir l'âne par le licou pour l'emmener boire ou jeter du grain aux poules dans la basse-cour : c'est à ce moment-là qu'on commence à les aimer s'ils n'ont pas peur de l'âne ou du coq...Et les filles, c'est encore pire : elles n'existent que quand elles commencent à saigner chaque mois et qu'on doit avoir des yeux partout pour veiller sur leur honneur...Tu es donc le premier enfant, Brunettino, et on est tous dépendants de toi, jusqu'à tes parents qui en oublient leur hâte...
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visages   29 novembre 2018
Le sourire étrusque de José Luis Sampedro
Tu vois,mon petit camarade, je ne suis plus sûr de ce dont j'étais sûr. Dieu n'a pas bien fait les choses;on devrait vivre autant de fois que les arbres qui, après une année mauvaise, font de nouvelles feuilles et recommencent à vivre.Pour nous autres, un seul printemps, un seul été et au trou...C'est pour ça que tu dois dès maintenant bien former tes branches. Moi,je suis né sur du caillou et je ne me plains pas,j'ai réussi à me dresser tout seul. Mais j'aurais pu fleurir mieux...
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