AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.75 /5 (sur 662 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Úbeda (Andalousie) , le 10/01/1956
Biographie :

Antonio Muñoz Molina est un écrivain espagnol.

Ses parents sont des enfants d'agriculteurs. Son père a dû quitter l'école très jeune pour aider à la ferme et sa mère n'a jamais été scolarisée. Enfant et adolescent de la période franquiste, Antonio s'évade par les livres notamment Borges, Faulkner qui influenceront son œuvre même s'il va développer un monde et un style qui lui sont entièrement propres.

Il étudie l'histoire de l'art à l'université de Grenade puis le journalisme à Madrid. Au début des années 80, il entre comme fonctionnaire à la municipalité de Grenade. Parallèlement, il écrit des articles pour le quotidien Ideal.

En 1991, il commence à écrire pour le quotidien El Pais. En 1996, il est nommé membre de la Real Academia de Letras (siège de la lettre u).

Son roman "Le Royaume des voix" reçoit le Prix Planeta et Pleine Lune le Prix Femina étranger en 1998.

Il vit entre Madrid et New York où il a dirigé l'Institut Cervantès de 2004 à 2006.

En 2007, il a reçu un doctorat honorifique de l'université de Jaen.

"Dans la grande nuit des Temps" reçoit le Prix Méditerranée Étranger 2012. Il a reçu aussi le prix Prince des Asturies et le prix Jérusalem en 2013.

Parmi ses œuvres on cite "L'Hiver à Lisbonne", "Le Royaume des voix", "Pleine Lune", "Dans la grande nuit des Temps" ou encore "Séfarade".

En 2020, il reçoit le Prix Médicis étranger pour "Un promeneur solitaire dans la foule".

Il est marié à Elvira Lindo, écrivaine et journaliste espagnole. Il est père de trois enfants.
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Antonio Muñoz Molina   (23)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (91) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Vidéo de Antonio Muñoz Molina


Citations et extraits (446) Voir plus Ajouter une citation
Antonio Muñoz Molina
Pecosa   06 mai 2019
Antonio Muñoz Molina
« Je suis européen parce que m’importent la liberté tout autant que la justice, parce que j’aime partager plusieurs identités, parce que je défends passionnément la raison et crois à la compatibilité de l’intransigeance et de la modération : l’intransigeance qui ne tolère ni censure, ni abus, ni injustice; la modération qui sait que les choses sont difficiles à résoudre et requièrent patience et longueur de temps, et qu’il n’y a pas de paradis terrestres, et qu’ils ne sont même pas souhaitables. »

(Le Monde, entrevue du 05/05/2019)
Commenter  J’apprécie          573
palamede   16 juin 2020
Pleine lune de Antonio Muñoz Molina
 Il regardait sans beaucoup d’attention les vitrines des boutiques et se rappelait l’étonnement de Socrate devant la profusion du marché d’Athènes : « Tant de choses existent dont je n’ai pas besoin.  »
Commenter  J’apprécie          360
Sachenka   26 décembre 2017
Fenêtres de Manhattan de Antonio Muñoz Molina
Le niveau de tolérance face à l'incertitude, la conscience de la fragilité de sa propre vie et du provisoire de toutes choses est plus faible en Amérique du Nord que n'importe où ailleurs : les Européens d'un certain âge se rappellent que leur civilisation fut détruite en peu de temps par le totalitarisme et la guerre et que les villes les plus belles peuvent se transformer du soir au matin en un paysage de ruines [...].
Commenter  J’apprécie          330
Pecosa   24 octobre 2017
Séfarade de Antonio Muñoz Molina
Tu changes de ville, de chambre, de visage, de ville, d'amour, mais même quand tu te dépouilles de tout, il reste toujours quelque chose de permanent, qui réside en toi depuis que tu es doué de mémoire et depuis bien avant que tu aies atteint l'âge de raison, le noyau ou la moelle de ce que tu es, de ce qui jamais ne s'est éteint, non pas une conviction ni un désir, mais un sentiment, parfois amorti comme la braise du feu de la veille cachée sous les cendres, mais presque toujours très vif, qui palpite dans tes actions et qui colore les choses d'un éloignement durable dans le temps; tu as le sentiment d'être déraciné, étranger, de ne jamais être tout à fait nulle part, de ne pas partager les certitudes d'appartenance qui pour d'autres semblent si naturelles ou faciles, ni l'assurance avec laquelle beaucoup d'entre eux s'accommodent ou possèdent, ou bien tiennent pour acquises la solidité du sol où ils marchent, la fermeté de leurs idées, la durée future de leur vie.
Commenter  J’apprécie          310
Sachenka   03 septembre 2016
L'hiver à Lisbonne de Antonio Muñoz Molina
- J'ai écouté ce morceau, Lisboa. Cela m'a rappelé le voyage que vous aviez commencé ensemble.

- Ce voyage, a-t-il répété. C'est à ce moment-là que je l'ai composé.

- Mais tu m'as dit toi-même que vous n'étiez pas allés jusqu'à Lisbonne.

- Non bien sûr. C'est pour cela que j'ai fait cette chanson. Toi, est-ce que tu ne rêves jamais que tu te perds dans une ville où tu n'as jamais été?
Commenter  J’apprécie          310
Ambages   26 septembre 2018
Beatus ille de Antonio Muñoz Molina
Les choses n'existent que s'il y a quelqu'un, interlocuteur ou témoin, qui nous permette de nous souvenir qu'un jour elles ont été vraies.
Commenter  J’apprécie          310
enjie77   09 décembre 2019
Séfarade de Antonio Muñoz Molina
Mes yeux se ferment, le livre me glisse presque des mains pendant que Will Münzenberg marche, perdu dans la foule qui se répand sur les routes, qui se disperse dans les champs voisins comme un vol d'insectes chaque fois que s'approchent les avions de chasse allemands volant en rase-mottes, d'abord les moteurs au loin, puis des silhouettes métalliques brillant dans le soleil de juin, et enfin leurs ombres, grands oiseaux de proie aux ailes immobiles et ouvertes, mitraillant un convoi de véhicules militaires en fuite, larguant leurs bombes sur un point où s'entassent les fugitifs, ralentis dans leur avancée par un camion en panne. Des insectes en fuite, c'est ce que verront les pilotes depuis le ciel : silhouettes minuscules, griffonnages noirs obliques. Mais chacune de ces créatures infirmes est un être humain, il a son nom et sa vie, un visage qui n'est semblable à celui de personne d'autre. C'est parmi eux que Willi Münzenberg veut se cacher, il veut n'être personne pour échapper aux grandes mains et à la gueule du cyclope. Mais l'œil du cyclope qu'il connaît le mieux et qu'il craint le plus, Joseph Staline, voit tout, scrute tout, ne permet à personne de s'échapper ni de sauver sa vie, même en se réduisant à la taille de l'insecte le plus lamentable, un condamné ne peut pas échapper à sa poursuite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          271
ClaireG   09 novembre 2017
Cordoue des Omeyyades de Antonio Muñoz Molina
Al-Mansur avait utilisé le luxe comme une arme de propagande politique, ‘Abd al-Malik, lui, s’y complaisait avec excès comme tous ceux qui l’entouraient et l’on dit qu’à Cordoue, jamais il n’y eut plus grand commerce de soieries et de métaux précieux que durant les sept années qui précédèrent le désastre.



p. 199

Commenter  J’apprécie          280
enjie77   14 novembre 2021
Dans la grande nuit des temps de Antonio Muñoz Molina
L'ampleur de ce qu'on est soi-même capable de ne pas voir est surprenante, surtout lorsqu'on s'entête dans un aveuglement d'autant plus implacable qu'il est volontaire. Personne ne vous attache les mains, ne vous pousse à l'intérieur d'une cellule, ne ferme ensuite du dehors la clef et le verrou, personne ne vous met de force un bandeau sur les yeux et ne vous le noue si serré derrière la tête que vous ne puissiez pas vous en débarrasser sans que vous ayez pour autant les mains attachées. On tisse soi-même son bandeau, on tresse sa propre corde, on tend délibérément les mains pour que le nœud soit bien serré, on construit soi-même les murs de la cellule en la fermant de l'intérieur et en s'assurant que le cadenas est bien en place. On fait les pas nécessaires, l'un après l'autre, et si quelqu'un attire votre attention pour vous avertir du danger, il ne parvient qu'à renforcer votre entêtement plus encore du désastre. Parfois on est soulagé de savoir qu'on n'a pas encore touché le fond, d'autres fois qu'il n'y a pas de retour en arrière possible. Le doute devient une trahison inavouable qu'au fond de soi on ne reconnaît même pas.



Page 190
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          266
Sachenka   28 décembre 2017
Fenêtres de Manhattan de Antonio Muñoz Molina
Chaque livre est une invite excitante et aussi un début de remords anticipé, une promesse de sensations, de mots de savoirs et de mondes, et l'avertissement de ce que l'on ne peut pas lire tous les livres qu'on voudrait. Le temps manquera toujours et celui qu'on consacrera à l'un on le refusera à un autre, et on ne pourra jamais tenir pour satisfait cet appétit de lecture, ce vice impuni selon Valery Larbaud.
Commenter  J’apprécie          272

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

Jefferson de J-C Mourlevat

Quel plat Jefferson prépare-t-il en quittant sa maison ?

un hâchis Parmentier
un poulet rôti/pommes de terre
des pommes de terre à la crème
des petits biscuits

5 questions
17 lecteurs ont répondu
Thème : Jefferson de Jean-Claude MourlevatCréer un quiz sur cet auteur