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Note moyenne 3.87 /5 (sur 377 notes)

Nationalité : Mexique
Né(e) à : Sayula (Jalisco) , le 16/05/1917
Mort(e) à : Mexico , le 08/01/1986
Biographie :

Juan Rulfo (Juan Nepomuceno Carlos Pérez Rulfo Vizcaíno) est un écrivain mexicain et aussi un photographe réputé.

Né à Sayula, une petite localité de l'état de Jalisco, il passa son enfance dans un orphelinat de Guadalajara. Son père est assassiné en 1923, ainsi que de nombreux membres de sa famille.

La publication d'un livre de contes, "Le llano en flammes" (1953), traitant de la vie des paysans de la région de Jalisco dans une nature aride et hostile, en a fait un des écrivains mexicains modernes les plus célébrés.

En 1955, il publie son unique roman "Pedro Páramo", qui traite de la confusion entre le monde des morts et des vivants. Ce roman qui aura une répercussion mondiale reflète en particulier cette fascination qu'entretiennent les mexicains avec la mort.

Curieusement, après ces deux succès, il s'éloigne progressivement de l'écriture et travaille pour la télévision. Il finit sa carrière comme directeur éditorial de l’Instituto Indigenista de México, qui équivaudrait à un Bureau des affaires indiennes.

En 1983 il reçoit en Espagne le Prix du Prince des Asturies.

Malgré une carrière d'écrivain assez brève, Juan Rulfo marque d’une empreinte profonde la littérature hispanique de son siècle et reçoit les témoignages d'admiration d'un grand nombre de ses représentants comme Gabriel Garcia Marquez ou Jorge Luis Borges.
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Source : Wikipédia
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"Pedro Paramo" de Juan Rulfo : un grand classique de la littérature mexicaine - Un livre, un jour - France 2
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Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   05 janvier 2018
Pedro Páramo de Juan Rulfo
Pourquoi ce souvenir si vif de tant de choses ? Pourquoi pas la mort tout simplement, et non cette musique plaintive du passé ?
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Nastasia-B   04 mars 2018
Pedro Páramo de Juan Rulfo
T'en souviens-tu, Justina ? Tu avais rangé les chaises le long du couloir pour que les gens qui viendraient la voir puissent s'asseoir en attendant leur tour. Elles sont restées inoccupées. Ma mère est restée seule au milieu des cierges, avec son visage blême, ses dents blanches qui se montraient à peine entre ses lèvres violacées, durcies par la mort livide, ses cils désormais tranquilles et tranquille aussi son cœur. Et toi et moi, qui n'arrêtions pas de prier, sans qu'elle pût rien entendre, sans que nous pussions rien entendre, car tout se perdait dans la nuit avec le tumulte du vent. Tu as repassé sa robe noire, en empesant le col et les poignets pour que ses mains aient bel air une fois croisées sur sa poitrine morte ; sa vieille poitrine tendre sur laquelle j'ai dormi un temps, qui m'a nourrie et a palpité pour bercer mes rêves.

Personne n'est venu la voir. Ç'a été mieux ainsi. La mort ne se distribue pas comme si c'était un bien. […]

Et tes chaises sont restées inoccupées jusqu'à l'heure où nous sommes allées l'enterrer avec ces hommes à gages qui suaient sous un fardeau qui n'était pas le leur, étrangers à tout chagrin. Ils ont entouré la fosse ouverte de sable mouillé ; ils y ont descendu la bière peu à peu, avec la patience de leur métier, dans un vent qui les rafraîchissait après l'effort. Les yeux froids, indifférents, ils ont dit : « Ça fait tant. » Tu les a payés comme si tu faisais un achat quelconque, en dénouant ton mouchoir mouillé de larmes, tordu et retordu, dans lequel tu avais mis l'argent des funérailles…

Quand ils sont partis, tu t'es agenouillée à l'endroit où s'était trouvé son visage, tu as embrassé la terre et tu aurais bien pu y creuser un trou si je ne t'avais dit : « Partons, Justina, elle est ailleurs ; ici, il n'y a plus qu'une chose morte. »
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Gwen21   06 septembre 2016
Pedro Páramo de Juan Rulfo
- Et à propos, que devient ta mère ?

- Elle est morte, dis-je.

- Déjà morte ? Et de quoi ?

- Je ne sais pas. Peut-être de tristesse. Elle soupirait tout le temps.

- C'est mauvais ça. Chaque soupir est comme une gorgée de vie qui s'en va.
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Nastasia-B   03 janvier 2018
Pedro Páramo de Juan Rulfo
— Vous, les avocats, vous avez cet avantage de pouvoir transporter partout votre patrimoine, aussi longtemps qu'on ne vous a pas fait sauter le caisson.
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patrick75   13 février 2013
Pedro Páramo de Juan Rulfo
L'océan mouille mes chevilles et s'en va; il mouille mes genoux, mes cuisses; il enlace ma taille de son bras doux, fait le tour de mes seins, se noue à mon cou, étreint mes épaules. Alors je m'y plonge tout entière. Je me livre à lui, à son battement puissant, à sa tendre possession, sans la moindre réserve.
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Gwen21   04 septembre 2016
Pedro Páramo de Juan Rulfo
Rien ne dure sans fin ; nul souvenir, si intense soit-il, qui ne s'éteigne.
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Sachenka   14 octobre 2017
Le Llano en flammes de Juan Rulfo
Les grillons, je ne les tue pas, jamais. Felipa dit que si les grillons font toujours du bruit, sans s'arrêter, même pas pour respirer, c'est pour qu'on entende pas les cris des âmes qui souffrent au purgatoire. Le jour où il y aura plus de grillons, le monde se remplira des cris des âmes saintes et on partira tous en courant, épouvantés. Et puis, moi j'aime rester comme ça, l'oreille tendue pour écouter le bruit des grillons.
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Crazynath   19 septembre 2016
Pedro Páramo de Juan Rulfo
Le chemin allait, montait et descendait :" Il monte ou descend selon que l'on va ou que l'on vient. Pour qui va, il monte ; pour qui vient, il descend."
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Gwen21   05 septembre 2016
Pedro Páramo de Juan Rulfo
Il y avait des colibris. C'était la saison. On les entendait bourdonner parmi les fleurs de jasmin qui ployait sous les grappes.
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zaphod   27 mai 2014
Pedro Páramo de Juan Rulfo
J'étais restée tant d'années sans lever la tête que j'avais oublié le ciel. Et si j'avais cherché à le voir, qu'y aurais-je gagné ? Le ciel est si haut, mes yeux si résignés que je me contentais de savoir où était la terre.
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