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Note moyenne 3.77 /5 (sur 1045 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Saigon, Vietnam , 1968
Biographie :

Kim Thúy est une écrivaine québécoise d'origine vietnamienne.

Elle est née pendant l'offensive du Têt. À 10 ans, sa famille et elle fuyaient le Vietnam cachés dans la cale d'un bateau, entassés les uns sur les autres. Après avoir vécu quatre mois en Malaisie dans un camp de réfugiés, ils se sont installés à Granby au Canada.

Elle a effectué un double cursus universitaire à l'Université de Montréal : diplômée en linguistique et traduction en 1990 et diplômée en droit en 1993.

Elle a été traductrice, interprète, avocate, restauratrice (elle a tenu pendant 5 ans le restaurant Ru de Nam, à Côte-des-neiges), avant de se mettre à l'écriture.

Dans "Ru" (2009), son premier roman, elle raconte, au fil de la mémoire qui avance par vagues, insouciante de l'ordre du temps, ses souvenirs pêle-mêle. Best-seller au Québec et en France et traduit dans plus de
vingt-cinq langues, "Ru" a aussi remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix du Gouverneur général du Canada 2010.

Le deuxième titre de l'auteure, coécrit avec Pascal Janovjak et intitulé "À toi", est paru en septembre 2011. En 2013 paraît le troisième ouvrage de l'auteure, "Mãn", finaliste au Prix des cinq continents de la francophonie en 2014 et traduit en neuf langues. Paru en 2016, son livre "Vi", raconte l'histoire de Vi, la plus jeune sœur de trois grands frères.

Mère d’un garçon atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, Kim Thúy a collaboré à l'écriture de "L'autisme expliqué aux non-autistes" (2017) de Brigitte Harrisson et Lise St-Charles.

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Source : www.cyberpresse.ca
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Kim Thúy, Brigitte Harrisson et Lise St-Charles pour ''L’autisme expliqué aux non-autistes'' à TLMEP
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Citations et extraits (310) Voir plus Ajouter une citation
agilmo   04 mai 2010
Ru de Kim Thúy
Mes parents nous rappellent souvent, à mes frères et à moi, qu'ils n'auront pas d'argent à nous laisser en héritage, mais je crois qu'ils nous ont déjà légué la richesse de leur mémoire, qui nous permet de saisir la beauté d'une grappe de glycine, la fragilité d'un mot, la force de l'émerveillement. Plus encore, ils nous ont offert des pieds pour marcher jusqu'à nos rêves, jusqu'à l'infini.
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Annette55   12 juillet 2015
Mãn de Kim Thúy
"Je t'offre

La vie que je n'ai pas vécue

Le rêve dont je ne peux que rêver

Une âme que j'ai laissée vide

Pendant des nuits blanches d'attente



Vers toi je porte en offrande

Le poéme que je n'ai pas écrit

La douleur vers laquelle je me tends

La couleur du nuage que je n'ai pas connue

Les désirs du silence."

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luocine   14 mars 2010
Ru de Kim Thúy
La vie est un combat où la tristesse entraîne la défaite.
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luocine   14 mars 2010
Ru de Kim Thúy
On oublie souvent l’existence de toutes ces femmes qui ont porté le Vietnam sur leur dos pendant que leur mari et leurs fils portaient les armes sur les le leur. On les oublie parce que sous leur chapeau conique, elles ne regardaient pas le ciel. Elles attendaient seulement que le soleil tombe sur elles pour pouvoir s’évanouir plutôt que s’endormir. Si elles avaient pris le temps de laisser le sommeil venir à elles, elles se seraient imaginé leurs fils réduits en mille morceaux ou le corps de leur mari flottant sur une rivière telle une épave. Les esclaves d’Amérique savaient chanter leur peine dans les champs de coton. Ces femmes, elles, laissaient leur tristesse grandir dans les chambres de leur cœur. Elles s’alourdissaient tellement de toutes ces douleurs qu’elles ne pouvaient plus redresser leur échine arquée, ployée sous le poids de leur tristesse.



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manU17   30 janvier 2015
Ru de Kim Thúy
On oublie souvent l'existence de toutes ces femmes qui ont porté le Vietnam sur leur dos pendant que leurs maris et leurs fils portaient leurs armes sur le leur.
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manU17   12 février 2015
Ru de Kim Thúy
Si une marque d'affection peut parfois être comprise comme une offense, peut-être que le geste d'aimer n'est pas universel : il doit être traduit d'une langue à l'autre, il doit être appris. Dans le cas du vietnamien, il est possible de classifier, de quantifier le geste d'aimer par des mots spécifiques : aimer par goût (thich), aimer sans être amoureux (thu'o'ng), aimer amoureusement (yêu), aimer avec ivresse (mê), aimer aveuglément (mù quang), aimer par gratitude (tinh nghia). Il est donc impossible d'aimer tout court, d'aimer dans sa tête.
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ericlesapiens   20 juin 2018
Ru de Kim Thúy
Je ne quitte jamais un endroit avec plus d'une valise. J'emporte des livres avec moi. Le reste ne réussit jamais à devenir véritablement mien. Je dors aussi bien dans le lit d'un hôtel, d'une chambre d'amis ou d'un inconnu que dans mon propre lit. En fait je suis toujours heureuse de déménager, ainsi j'ai l'occasion de délaisser mes biens, de délaisser certains objets afin que ma mémoire puisse devenir réellement sélective, qu'elle puisse se souvenir uniquement des images qui restent lumineuses derrière les paupières fermées.
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rabanne   18 août 2019
Ru de Kim Thúy
(...) j'ai répété chacune des syllabes sans cligner des yeux, sans ressentir le besoin de comprendre, parce que j'étais bercée par un nuage de fraîcheur, de légèreté, de doux parfum. Je n'avais rien compris des mots, seulement la mélodie de sa voix, mais c'était suffisant. Amplement.
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rabanne   24 août 2019
Ru de Kim Thúy
C'est à cet instant précis que j'ai été rattrapée par ma réalité du moment, où la surdité et le mutisme circonstanciels effaçaient les rêves, donc le pouvoir de regarder loin, loin devant.
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Sachenka   16 avril 2015
À toi de Kim Thúy
On a parfois besoin d'un chat, de quelque chose de furtif, qui fasse irruption. (Pascal)
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