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Note moyenne 3.59 /5 (sur 165 notes)

Nationalité : Norvège
Né(e) à : Oslo , le 21/09/1953
Biographie :

Lars Saabye Christensen est poète, romancier, critique, scénariste, dramaturge, traducteur et parolier.

Il a étudié la littérature et l’histoire de l’art à l'université. Il débute en 1976 avec un recueil de poèmes, "Historien om Gly", et publie son premier roman, "Amatøren", en 1977.


Couronné par tous les prix scandinaves, il est auteur de plus d’une quarantaine de romans, dont "Beatles" (1984), qui obtient le Prix Cappelen, "Herman" (1988), récompensé par le prix de la Critique, "Obsèques" (Bisettelsen, 2008); poésie, nouvelles…

En 2002, il reçoit pour "Le Demi-Frère" (Halvbroren, 2001) le grand prix de littérature du Conseil nordique, récompense décernée annuellement par la Norvège, l'Islande, la Finlande, la Suède et le Danemark pour promouvoir la littérature nordique. Le livre a été sélectionné en 2005 pour l'International IMPAC Dublin Literary Award.


Il est membre de l'Académie norvégienne pour la langue et de la littérature.

son site : http://www.nrk.no/nyheter/kultur/forfattere/659520.html

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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
mesrives   22 mars 2016
Le modèle de Lars Saabye Christensen
Kaia dut s'accorder un moment de réflexion et, tandis qu'ils se regardaient dans les yeux, Peter Wihl fut de nouveau terrassé, submergé par ce regard vert, le regard de son enfant, franc, impavide, comme s'il n'avait jamais servi, comme s'il voyait toujours tout pour la première fois.
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mesrives   01 janvier 2016
Obsèques de Lars Saabye Christensen
Entre les blessures et les cicatrices se niche le temps.
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mesrives   03 janvier 2016
Obsèques de Lars Saabye Christensen
Kim Karlsen est un voyageur sans bagage, un marin sans navire, il est le passager embarqué sur un morse et ils voguent leur propre galère, là où les anges et les sébastes, les alevins et les étoiles, se croisent à mi-chemin, dans la bouche écumante des déferlantes, dans l'escalier mécanique du vent - et salut à vous, pêcheurs échoués, soyez les bienvenus vous qui nous fournissez le chagrin folâtre des vieilles rengaines:



Ne pense pas au lendemain

Suis les vagues jusqu'au lointain

Ne pense pas au lendemain

Suis les vagues jusqu'au lointain
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mesrives   02 janvier 2016
Obsèques de Lars Saabye Christensen
Un beau jour, nous avons décrété que le monde était suffisamment grand. On ne connaissait rien de mieux. On y trouvait la place qu'on désirait avoir. Puis le monde a rétréci. A moins bien sûr que nous ayons grandi et soyons devenus plus exigeants. Nous avons agité les bras. A force, les coutures du monde ont craqué et le monde s'est déchiré tout autour de nous.
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BMR   28 décembre 2007
Le Demi-frère de Lars Saabye Christensen
[...] « Je n'aurais pas dû naître. » J'attendais qu'il continue, tout en espérant intérieurement qu'il se taise. «J'ai été introduit de force à l'intérieur de maman, avait-il poursuivi à voix basse. J'aurais dû être retiré. Arraché puis balancé. Mais maman n'a rien dit avant qu'il ne soit trop tard et le docteur Schultz était trop fin soûl pour se rendre compte de mon existence.» « Comment tu le sais ? » Fred avait souri. « J'ai écouté. J'ai écouté la cour. Le grenier. Les histoires traînent partrout, Barnum. »
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mesrives   31 décembre 2015
Obsèques de Lars Saabye Christensen
Mon slogan à moi, le voici: le deuil n'a pas d'effet rétroactif. Car, ça au moins on ne peut pas me l'enlever, je ne retire rien et je n'ajoute rien non plus. Je peux apaiser et houspiller, mais je ne touche jamais à ce qui s'est passé. Je me contente uniquement de plonger ma main dans votre temps que je retourne comme un gant. Je suis la lumière rétive qui sur votre négatif chamboule et met tout sens dessus dessous.
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mesrives   03 janvier 2016
Obsèques de Lars Saabye Christensen
Dis bonjour aux connaissances communes, si jamais tu en vois. Ah si, une toute dernière chose: les sherpas savent qui ouvre la marche. Monter c'est facile. Descendre, c'est dur. Quand on est arrivé au sommet, on n'a parcouru que la moitié du chemin. C'est Kipa Lama qui l'a dit. Il sait que le plus fort ferme le cortège. Et lui il monte toujours en dernier. Celui qui tient la corde. Celui qui nous tient.
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mesrives   02 janvier 2016
Obsèques de Lars Saabye Christensen
Gunnar traverse le champ, récupère ses gants, continue vers la route. Il a le temps. Il a tout le temps devant lui. La lisière de la forêt est bleue. L'oiseau s'est envolé. Et quand le vent souffle dans une direction bien déterminée, on entend un cognement sourd, qui ne vient de nulle part, une note, qui permettra aux blés d'onduler.
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BMR   28 décembre 2007
Le Demi-frère de Lars Saabye Christensen
[...] « C'est peut-être une punition », mumurai-je. Elle donna un coup de canne sur le plancher. « Une punition ! Et qui voudrait nous punir, Barnum ? » « Je ... Je ne sais pas », balbutiai-je. Boletta poussa un soupir. « Peut-être qu'en fin de compte la punition, c'est notre condition d'être humain. »
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mesrives   31 décembre 2015
Obsèques de Lars Saabye Christensen
Si vous ouvrez bien grand vos yeux par une nuit claire, alors vous apercevrez à coup sûr les épaves qui jonchent la profondeur de la voûte céleste, et s'amoncellent dans la fosse de réparation.

Croyez-moi quand je vous dis que les mécaniciens qui triment dans cet atelier sont très occupés.
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