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Note moyenne 3.32 /5 (sur 161 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bonneville (Haute-Savoie) , 1968
Biographie :

Laurent Graff est un écrivain français.

Il travaille comme archiviste dans l'édition. Il a voyagé en Malaisie, en Thaïlande, au Laos et en Birmanie. Le bouddhisme, qui nie l'importance du moi individuel, a exercé sur lui une grande influence.

Il s'essaye à la photographie et à la peinture. Mais jugeant que « la peinture ça pue et ça prend trop de place », il se lance dans l'écriture.


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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
GeraldineB   29 août 2016
Au nom de Sa Majesté de Laurent Graff
J'ai fait de ma maison une sorte de casque intégral. Je regarde la rue par la visière de la cuisine.
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soukee   10 avril 2011
Il ne vous reste qu'une photo à prendre de Laurent Graff
Les photos sont des actes manqués, des paroles sous silence, des baisers refoulés, des sourires figés, des yeux qui se ferment.
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CherryBlossomGirl   21 septembre 2010
Il ne vous reste qu'une photo à prendre de Laurent Graff
Ce cliché ultime restant à prendre était tout autre, avait une valeur très différente. L’enjeu était à la fois personnel, intime, et universel, incluant l’histoire particulière du photographe et le monde dans sa globalité; d’un intérêt intemporel, présent, passé, futur, comme une image unique destinée à nous représenter aux yeux d’une civilisation extraterrestre. La photo, avec toute sa charge de solennité imposée, sera hautement symbolique, humainement déterminante. Elle devra être douée d’originalité, marier l’évidence et la surprise. Elle pourra être anecdotique avec la force édifiante d’une fable; panoramique avec l’intensité sourcilleuse d’une nature morte. Elle sera une tentative de synthèse, une démonstration, une célébration, un hymne. Depuis toujours, l’homme a ambitionné d’écrire Le Livre, de peindre Le Tableau, de composer La Musique, de réaliser Le Film; ce sera La Photo. Moi, Alain Neigel, simple photographe amateur, j’en donnerai ma vision, apporterai mon humble contribution à son édification. J’allais devoir faire un choix, éliminer ce qui ne me paraîtrait pas essentiel, ou pas assez, avec l’envie, l’espoir, l’exigence, de trouver mieux, jusqu’à ce que je décide que ceci, qui était devant moi, que je voyais, serait ma photo. Dans ma chambre d’hôtel, je commençais à y réfléchir. Défilait devant mes yeux, comme un kaléidoscope, toute une théorie d’images convoquées par la pensée.
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PickItUp   12 septembre 2017
Le Cri de Laurent Graff
Je suis triste pour Calo. En quinze ans, c'est le seul collègue avec qui j'ai vraiment sympathisé. Avant de travailler à la SANEF, il était à la DDE. Il s'est fait virer pour vol de panneaux. Il a toujours eu la passion des panneaux, depuis tout petit. A dix ans, il connaissait par coeur le code de la route. Il a d'abord collectionné les panneaux en modèles réduits. Il les rangeait soigneusement par familles dans une vitrine fermée. Pour compléter sa collection, il en fabriquait lui-même, en carton ou en bois léger, du plus courant au plus rare, depuis l'universel Sens Interdit jusqu'à la traversée de kangourous des bords de route australiens. Parfois, il s'essayait à la création de panneaux inédits, comme le Danger, Risque de SDF, ou le Parking Souterrain Réservé aux Femmes
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YANCOU   30 avril 2016
Au nom de Sa Majesté de Laurent Graff
"La pêche a été de tout temps la principale source de travail, d'où la devise de l'île : "De la mer nous visons." Mais depuis trente ans, l'activité n'a cessé de diminuer, la flotille est passée de quarante-six à onze bateaux, on ne dénombre plus que vingt marins. Avec l'ouverture sur le monde, l'île a perdu peu à peu son autarcie et s'est enchaînée à une dépendance extérieure; l'élevage et l'agriculture ont disparu ; les habitants se sont retrouvés les bras ballants, tout à portée de main venu d'ailleurs. Aujourd'hui, à part lever le coude, il n'y a plus grand chose à faire. On ne remplit plus les filets, mais les verres. On dilue le temps dans l'alcool, on sirote son ennui, on se noie à l'air libre. La vie est une bonne nouvelle qu'on arrose en permanence. Les jeunes sont pris entre deux courants marins, l'un qui emmène au loin et l'autre qui vous maintient, vous plaque contre les rochers ; ici, les racines sont de granit. Quand on a vécu sur un caillou au milieu de l'eau, les yeux toujours bercés par la houle, la terre apparaît monstrueusement ferme, à l'infini, c'est comme un monde sans rêve, un bloc de réel massif, ça vous gagne les pieds et vous attaque les prunelles, on a qu'une envie : la mer, de l'eau. Ceux qui partent reviennent tous, un jour ou l'autre. On n'abandonne pas son île, où l'on a grandi comme dans un moule, avec ses côtes dans nos flancs, ses dunes dans nos muscles. Ce n'est pas un lieu de naissance comme un autre."
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mandarine43   10 septembre 2015
Caravane de Laurent Graff
Elle ne viendrait pas. Beck s'était rassis et se tapait un croûton de pain rassis comme on se ronge les ongles. Le pain craquait sous la mâchoire, puis croquait sous les dents comme du corail. Il n'avait rien à déclarer, n'éprouvait aucun sentiment précis, vivait dans l'écho de sa pensée. Sous ses yeux, tombait le magazine qu'il avait ramené de la décharge ; en couverture, la photo d'un lagon bordé de cocotiers à franges, ciel et mer bleus. Il y trempa son pain.
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Laurent Graff
PickItUp   12 septembre 2017
Laurent Graff
J'ai ouvert la bouche. En même temps, j'ai levé les mains. Mes yeux se sont écarquillés. J'ai pris ma tête dans mes mains à hauteur d'oreilles et j'ai serré. Je me suis mis à crier, comme une explosion, un big-bang, le crash d'une météore, le soulèvement d'un raz de marée. J'ai crié, crié, éperduement, et tout l'univers a résonné de mon cri, cri d'amour, de haine, de vie, de mort.
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LaPinupLitteraire   07 avril 2012
Les Jours heureux de Laurent Graff
J'ai passé de longues heures sur les bancs à contempler le monde. Il en est de merveilleux, incongrus, hautement improbables, dont l'emplacement est une révélation. Un homme sur un banc n'appartient plus à la réalité ou s'en détache. Ce simple gradin lui confère un statut de poète et lui prête une vision étendue. S'il est un lieu qui échappe à la tourmente, c'est le banc.
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soukee   10 avril 2011
Il ne vous reste qu'une photo à prendre de Laurent Graff
Les photos n'ont plus ce caractère crucial et définitif qu'elles avaient du temps de la photographie argentique. Bonne ou mauvaise, une photo était irrévocable et était décomptée de la pellicule. Le développement du film révélait de manière implacable, dans l'ordre chronologique, images réussies et images ratées ; impossible d'échapper à la sentence et aux statistiques.
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YANCOU   01 mai 2016
Il est des nôtres de Laurent Graff
"Ils sont tous là. Parents, frères et sœurs avec leur progéniture, réunis pour fêter notre "changement de dizaine", nous aider à franchir le "cap". Alors, frangin, ça fait quoi de vieillir.

On est à la moitié de sa vie, selon les statistiques. Notre vie est une équation sans inconnu, comprise entre le zéro et quatre-vingt ans, toute tracée, ordonnée, s'inscrivant dans un plan. Naissance, enfance, adolescence, accouplement, reproduction, vieillesse, mort. L'existence est une science exacte. Tout autre considération relève de la littérature - ce qui fait de l'homme, note-t-on, un animal foncièrement littéraire. (C'est toujours comme ça, le jour de son anniversaire - la solennité du jour, peut-être -, on éprouve le besoin de philosopher, d'émettre des idées larges et considérables.)

À l'invitation de la maîtresse de maison - à vos pupitres ! -, tout le monde passe à table et aux aveux : on est là pour bouffer, et c'est tout ce qui nous intéresse. Le calvaire des enfants commence alors, tenus d'assister d'un bout à l'autre à l'interminable repas de famille, aux discussions insipides et aux discours vaseux, aux dernières blagues des adultes. Par moments, tête baissée dans son assiette, on retombe en enfance, on aimerait aller jouer ailleurs. On se bourre de cacahouètes et on reprend un apéritif, un petit "cinquante pour cent", correspondant à peu près à notre participation. On donne bien de-ci de-là son opinion sur la question en cours, quelques mots de ponctuation qui n'ajoutent rien, simplement pour ne pas passer pour un ours trop mal léché. Mais en réalité, on est en retrait, légèrement décalé, derrière la caméra, et on filme le spectacle qui se joue, alternant gros plans impitoyables et vues d'ensemble, un vrai massacre. Là est toute la source secrète de nos maux, cet oeil assassin porté en permanence sur nous-même et ce qui nous entoure, cette distanciation qui nous empêche d'y croire et de vivre en adéquation, cette mise en perspective théâtrale de la vie, ce regard cynique et absolu, constant. La réalité perd tout crédit et devient une vaste comédie absurde.

"Comment?" La femme qui joue l'épouse s'adresse au mari : "Tu peux débarrasser les bouteilles d'apéritif?" "
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