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Note moyenne 3.64 /5 (sur 8469 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Toulouse , le 20/02/1950
Biographie :

Jean-Paul Dubois est un écrivain français.

Il a suivi des études de sociologie. Journaliste, il commence par écrire des chroniques sportives dans "Sud-Ouest". Après la justice et le cinéma au "Matin de Paris", il devient grand reporter en 1984 pour le "Nouvel Observateur".

Il a écrit pour le "Nouvel Observateur" une série d'articles sur les États-Unis dont une sélection a été publiée dans deux recueils aux Éditions de l'Olivier: "L'Amérique m'inquiète" (1996) et "Jusque-là tout allait bien en Amérique" (2002).

Écrivain, Jean-Paul Dubois a publié de nombreux romans.

"Kennedy et moi" (1996) est son premier roman à avoir fait l'objet d'une adaptation au cinéma, réalisé par Sam Karmann en 1999. Le film "La nouvelle vie de Paul Sneijder" (2016) est l'adaptation du roman "Le cas Sneijder" (2011) et "Le fils de Jean" (2016) est inspiré du roman "Si ce livre pouvait me rapprocher de toi" (1999).

Il a obtenu le Grand prix de l'Humour noir 1991 pour "Vous aurez de mes nouvelles", le prix France Télévisions 1996 pour "Kennedy et moi" (Le Seuil, 1996), le prix Femina 2004 et le prix du roman Fnac 2004 pour "Une vie française" (Éditions de l'Olivier, 2004), le Prix Alexandre-Vialatte 2012 pour "Le cas Sneijder" (2011).

Le 4 novembre 2019, Jean-Paul Dubois obtient le prix Goncourt avec son livre, "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon".

Jean-Paul Dubois vit à Toulouse.
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Source : http://www.confluences-mediterranee.com
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Découvrez le septième opus de "13 à table", le recueil caritatif de nouvelles inédites à destination de l'association Les Restos du Coeur ! bit.ly/13atable2021 Pour cette édition 2021, nos auteurs vous font revivre votre premier amour pour le meilleur et parfois pour le pire… Depuis 2014, les six premiers tomes de "13 à table" ont permis la distribution de plus de 4,5 millions de repas supplémentaires par Les Restos du Coeur… Aujourd'hui plus que jamais, ils ont besoin de votre soutien, alors n'attendez plus pour faire une bonne action (ou un cadeau de Noël...) ! Un immense merci à tous les auteurs participants, sans qui rien ne serait possible : Tonino Benacquista, Philippe Besson, Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Jean-Paul Dubois, François d'Epenoux, Giacometti Ravenne Officiel, Alexandra Lapierre, Agnès Martin-Lugand auteur, Véronique Ovaldé, Romain Puértolas, Olivia Ruiz, Leila Slimani, Franck Thilliez Officiel ; et merci à Riad Sattouf pour l'illustration de couverture !

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Citations et extraits (1453) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Paul Dubois
marina53   19 octobre 2016
Jean-Paul Dubois
Je réclame le droit à la paresse, au bonheur et à la dépression.



Bibliobs - août 2016
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Nastasia-B   07 janvier 2017
Une vie française de Jean-Paul Dubois
Telle était ma famille de l'époque, déplaisante, surannée, réactionnaire, terriblement triste. En un mot, française. Elle ressemblait à ce pays qui s'estimait heureux d'être encore en vie, ayant surmonté sa honte et sa pauvreté. Un pays maintenant assez riche pour mépriser ses paysans, en faire des ouvriers et leur construire des villes absurdes constituées d'immeubles à la laideur fonctionnelle.



CHARLES DE GAULLE (4 octobre 1958 — 28 avril 1969).
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Nastasia-B   02 janvier 2017
Une vie française de Jean-Paul Dubois
— Putain, ça pue l'ail.

— Quoi, tes doigts ?

— Non, ma bite. J'ai la bite qui pue l'ail, à mort. C'est à cause du rôti, de ce putain de rôti.

— Quel rôti ?

Et là, David Rochas, quatorze ans, élève de 4e A au lycée Pierre-de-Fermat me raconta comment depuis près d'une année il s'enfilait jusqu'à la garde tous les rôtis de bœuf que Mme Rochas, sa mère, faisait préparer et larder, deux fois par semaine, par M. Pierre Aymar, chef de comptoir à la Boucherie Centrale. David m'expliquait tout cela d'une voix tranquille et posée, un peu à la façon d'un cuisinier qui vous livrerait les rudiments de l'une de ses préparations. « D'abord je le sors du frigo une ou deux heures avant pour qu'il soit à une température normale, tu vois. Ensuite, je prends un couteau assez large et je fais une entaille, bien au milieu du rôti, pile au centre. Pas trop large non plus, juste comme il faut. Ensuite, je met le tablier, je baisse mon froc et la partie peut commencer. Sauf que souvent, ma putain de mère, elle fourre le rôti avec de l'ail. Alors quand je tombe sur une gousse et que je m'y frotte dessus, j'ai la bite qui pue pendant deux jours. Quoi, qu'est-ce que tu as ? C'est l'ail qui te dégoûte ? On dirait que tu viens de voir le diable. »

Ce que je venais de voir était bien plus impressionnant : mon meilleur ami, demi de mêlée et futur capitaine de l'équipe de rugby, debout dans la cuisine, un couteau à la main, la queue affamée et ardente, besognant le rôti familial taillé avec expertise dans les meilleurs morceaux d'un bœuf, servi le soir même accompagné de haricots verts et de pommes dauphine. Je connaissais bien ce plat. Je l'avais à plusieurs reprises partagé avec les Rochas.

— Tu baises le rôti de ta mère ?
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Jean-Paul Dubois
Piatka   17 février 2017
Jean-Paul Dubois
Le temps libre que je cultive hors de l’écriture m’est précieux : quand je ne fais rien, je sais que mon cerveau scanne le moindre détail avec attention. Disposer de temps permet d’être attentif, de réfléchir aux choses essentielles de la vie, et le temps à perdre dans ces cas-là nous enrichit de manière considérable. Ne rien faire, c’est réparer, gagner une autonomie intellectuelle, manuelle, etc. C’est une forme d’indépendance de l’usage du monde, une arme fatale, qui change le rapport aux autres.



Le Monde - 3 février 2017
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Ode   11 décembre 2012
Une vie française de Jean-Paul Dubois
La mort de Vincent nous a amputés d'une partie de nos vies et d'un certain nombre de sentiments essentiels. Elle a profondément modifié le visage de ma mère au point de lui donner en quelques mois les traits d'une inconnue. Dans le même temps, son corps s'est décharné, creusé, comme aspiré par un grand vide intérieur. La disparition de Vincent a aussi paralysé tous ses gestes de tendresse. Jusque là si affectueuse, ma mère s'est transformée en une sorte de marâtre indifférente et distante. Mon père, autrefois si disert, si enjoué, s'est muré dans la tristesse, le silence, et nos repas, jadis exubérants, ont ressemblé à des dîners de gisants. Oui, après 1958, le bonheur nous quitta, ensemble et séparément, et, à table, nous laissâmes aux speakers de la télévision le soin de meubler notre deuil.
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carre   24 août 2016
La succession de Jean-Paul Dubois
"Il ne faut jamais se tromper de vie. Il n'existe pas de marche arrière".
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aleatoire   26 mai 2011
Parfois je ris tout seul de Jean-Paul Dubois
"Tu vois, cette tristesse-là, je ne suis pas capable de t'expliquer d'où elle vient. Des fois, je ne pense à rien, je regarde des crayons posés sur une table, ou un téléphone qui ne sonne pas, ou une voiture qui passe, enfin je surveille d'un oeil des choses qui ne veulent rien dire. Et tout d'un coup, tu vois, je ne sais pas pourquoi, mais ça vient, je me sens devenir triste."
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Harioutz   19 décembre 2019
Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois
Je voudrais tant trouver le sommeil. Ne plus entendre les rats. Ne plus sentir l'odeur des hommes. Ne plus écouter l'hiver au travers d'une vitre. Ne plus devoir manger du poulet bouilli dans des eaux grasses. Ne plus risquer d'être battu à mort pour un mot de trop ou une poignée de tabac. Ne plus être contraint d'uriner dans le lavabo parce, qu'après une certaine heure, nous n'avons plus le droit de tirer la chasse d'eau.



Ne plus voir, tous les soirs, Patrick Horton baisser son pantalon, s'asseoir sur la lunette et déféquer en me parlant des « bielles entrecroisées » de sa Harley qui au ralenti « tremblait comme si elle grelottait ».

A chaque séance, il œuvre paisiblement et s'adresse à moi avec une décontraction confondante qui donne à penser que sa bouche et son esprit sont totalement découplés de sa préoccupation rectale. Il n'essaye même pas de moduler ses flatulences d'effort.

Tout en finissant ses affaires, Patrick continue de m'éclairer sur la fiabilité des derniers moteurs désormais montés « sur des Silentbloc dits isolastic », avant de réajuster ses braies comme un homme qui a fini sa journée, et d'étaler sur la cuvette un linge immaculé censé tenir lieu d'abattant et qui sonnait un peu pour moi à la fois comme la fin d'un office et un « Ite missa est ».



Fermer les yeux. Dormir. C'est le seul moyen de sortir d'ici, de laisser les rats derrière soi.
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nameless   30 août 2016
Les accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois
La distance possédait un pouvoir apaisant selon une règle d'une simplicité mécanique : plus on s'éloignait de ses problèmes, plus ceux-ci diminuaient en taille et en intensité.



Page 51
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michemuche   31 juillet 2020
Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean-Paul Dubois
Le bonheur, c’est d’être auprès de quelqu’un à qui l’on tient, dans un endroit où l’on est bien, dont on n’a pas envie de partir. Trouver sa place sur cette terre et y rester en vie. Être présent, simplement. Offrir du réconfort et savoir que l’on peut en espérer. Aimer l’autre pour sa chaleur, son corps, son odeur. Et, bon dieu, ne pas voir le jour se lever en se disant qu’on voudrait être ailleurs.
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