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Note moyenne 3.49 /5 (sur 55 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Née en 1981, Marie-Fleur Albecker est normalienne, agrégée de géographie et docteur en aménagement du territoire et urbanisme.
Elle enseigne l'histoire et la géographie au lycée.

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Le jeudi 20 septembre 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr ) avait la joie d'accueillir Marie-Fleur Albecker, autour de la récente publication de son premier roman, "Et j'abattrai l'arrogance des tyrans", aux éditions Aux Forges de Vulcain.


Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   08 mars 2019
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
[ XIVe siècle ]

[…] pourquoi donc un paysan français voudrait-il attaquer un paysan anglais ? Parfois, les puissants arrivent à leur faire croire qu'il s'agit de leur survie, mais soyons raisonnables deux minutes, si on y réfléchit sérieusement, qu'est-ce qu'un paysan français en a à branler, de son homologue angliche. Non, on ne leur demande pas leur avis, on la leur bombarde, la guerre. On part à la conquête d'autres territoires. On : les puissants, les nobles, les riches, ceux qui font la guerre. Simpliste ? Si je puis me permettre, c'est fou ce simplisme qui fait que ce sont toujours les mêmes qui parlent de 'simplisme', et bizarrement ce ne sont pas eux qui se cassent le dos à biner dans les champs ou à nettoyer nos chiottes.

(p. 16-17)
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Ziliz   09 mars 2019
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
[…] il va y avoir une guerre, et comme dans toute bonne guerre, en fait, ce sont plutôt les Anglais, de préférence de basse extraction, qui vont au charbon POUR des types qui veulent être rois. Cent mille morts ; après la Grande Noire [épidémie de peste au milieu du XIVe siècle] et la guerre de Cent Ans, c'était pas rien à demander au bon peuple, alors même qu'il existerait une solution bien plus simple […] : balancer les rois, princes, généraux et ministres dans une arène, en slip de bain et armés de bâtons. Et hop ! à qui restera le dernier debout, la victoire. En plus, la vente des billets pourrait rapporter de l'argent, car qui n'a jamais rêvé de voir un prince en slip ?

(p. 25)
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Charybde2   02 septembre 2018
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
Le nombre : ils seraient plusieurs dizaines de milliers. Les chroniqueurs (John Stow, Thomas Walsingham, Henry Knighton, l’Anonyme de Sainte-Marie et surtout Jean Froissart, féroce contempteur de la révolte) disent trente à quarante mille en Essex, et le même nombre dans le Kent. On ne sait pas vraiment, en réalité, combien ils étaient, et eux non plus (d’ailleurs, combien savent compter correctement au-delà de mille ?) ; sinon que sur la route ils occupent un espace considérable, et que le soir lors de l’étape les hommes continuent à arriver plusieurs heures après que l’avant-garde s’est installée sommairement dans un pré. Contrairement à la tradition bien connue de la police contemporaine qui vise à tranquilliser les bons citoyens affalés devant leur télévision en minimisant les chiffres des participants aux manifestations, les chroniqueurs de ces temps reculés s’adressent à un public lettré, et pas aux téléspectateurs de la classe moyenne alors quasi inexistante, qui ont le pouvoir de faire basculer un mouvement social et s’en emparent rarement car ils espèrent toujours, en dépit de toutes preuves ou statistiques, réussir un jour individuellement. Les chroniqueurs, eux, veulent faire comprendre à leurs alliés de classe le danger terrible dans lequel ces paysans obtus et déraisonnables ont mis l’ordre établi. Ainsi, leur compteur est plutôt branché sur un coefficient multiplicateur, celui qui forme dans l’imaginaire des bonnes gens des hordes sanguinaires, le couteau entre les dents. Mais ne savez-vous pas, bonnes gens, que nous pouvons tous, chacun et chacune d’entre vous, marcher un jour sur Londres ? Il n’appartient qu’à nous.
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Charybde2   02 septembre 2018
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
Mais il faut hélas partir du principe que les hommes veulent du pouvoir, une ambition peu compréhensible si vous voulez mon avis : pourquoi notre civilisation n’a-t-elle pas tenté de vanter les mérites du bonheur, plutôt, voilà une chose qui est tout de même un peu forte de café, café que nous produisons d’ailleurs à grands frais d’esclaves. Ici, en 1381, il n’y a plus d’esclaves mais des serfs (qui sont sans doute les descendants des esclaves), gens qui ne sont pas esclaves, mais non libres (attention, c’est subtil) : exploitants de la terre du seigneur, ils lui doivent des services, les corvées, et n’ont théoriquement pas le droit de déménager comme ils veulent, sauf quand le seigneur a vraiment le dos tourné. Je simplifie, mais bon, c’est l’idée générale. Quand il s’agit de la privation de liberté, l’humain est toujours inventif ; on pourrait se dire qu’il dirigerait ses capacités d’innovation plutôt sur le clitoris, par exemple, mais non : prison, servage, esclavage, bracelet électronique, camp, maison d’arrêt, panoptique, cul-de-basse-fosse, oubliette, cage, chaînes, et j’en oublie.
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Bibalice   28 juin 2018
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
Attention, niveau intendance, c'est quand même le XIVe siècle, les mecs sont pas au niveau des trotskistes non plus, ça panique un peu, cette expédition à trente kilomètres de chez soi. Heureusement, les femmes restent sur place pour garder la baraque.
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Bibalice   28 juin 2018
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
C'est l'histoire de Johanna Ferrour, c'est l'histoire de Richard Plantagenêt le deuxième, c'est 'histoire d'un paysan, c'est l'histoire de John Ball et de Wat Tyler, c'est l'histoire du mois de juin 1381, c'est l'histoire du mois de juin 1381, c'est l'histoire des Jacques, des Tuchins, des Remensas, des Hussites, des Rustauds, c'est l'histoire des soulèvements des gens ordinaires, c'est une histoire de terres, d'injustice, de liberté, de foi et d'horizons perdus.
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Claireandthebooks   25 janvier 2019
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
Sans vouloir être langue de pute, les révolutions sont plus souvent motivées par des peines de gousset et la peur des poches vides que par un franc et désintéressé amour de son prochain.
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mumuboc   14 février 2019
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
Incroyable quand même, que ça ait persisté, enfin je veux dire, les seigneurs sont au fond des gens compétents dans l'ensemble, c'est pour ça qu'ils sont en poste, non ? Enfin bref, il faut ajuster des trucs, c'est sur, mais tout ça me semble un peu extrême, un peu too much. (...) Parce que faut pas se faire d'illusion, ça va saigner. Faut que je trouve un moyen discret de me barrer dès que possible (p133)
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Toocha   30 août 2018
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
Elle s'était perdue dans John, heureuse de compte pour quelqu'un enfin, arrivée au port croyait-elle, que n'investissons-nous pas dans les hommes ! John, lui, se tapait la moitié du village dans son dos. Johanna l'apprit ; elle lui fit des scènes : pleurs, cris, défis, décision enfin d'entrer dans les ordres. John, dès lors qu'il l'avait perdue, voulut la ravoir, c'est classique. Un soir il l'attendait dans un pré, elle se dit qu'il venait peut-être s'excuser et lui demander pardon, prête presque à le reprendre car les femmes, souvent, ont cette faiblesse de se contenter d'une promesse que c'est elle la plus importante, les autres, des passades. Mais John, au moins, était un être cohérent et ne voyait pas bien l'intérêt de mentir puisqu'il avait le sentiment de la posséder déjà. Il était d'ailleurs étonné qu'elle se plaigne, puisqu'après tout ils étaient promis, qu'est-ce que quelques incartades ? Embrasse-moi ma chérie, ne sois pas stupide. Johanna : pleurs, cris, refus, je ne suis pas ta chérie, je m'en vais au couvent, ne veux plus jamais te voir. John vit rouge et, comme tant de ses semblables depuis la nuit des temps, se servit : il prit Jeanne par les cheveux, la retourna, la poussa au sol et, la tenant toujours par les cheveux, la viola. Elle se souvient de la douleur comme un bâton dans les intestins, et de l'odeur de l'heure coupée dans laquelle John maintenait sa tête, des cheveux qu'il lui avait arrachés, elle se souvint s'être demandé s'ils repousseraient, et même s'il y aurait un après à ce moment interminable. John rassasié se rajusta, Johanna s'enfuit, pleine de colère. Colère que nul ne comprit puisque John était quasiment son mari, après tout. De quoi se plaint-elle ? Johanna se dresse de haine, mais veut réparation, elle veut reconnaissance. Elle demande justice. Johanna veut ce qui lui est dû.

Viol ! Johanna porte le crime sur la place publique, Johanna porte plainte devant le plaid, le tribunal civil, elle demande justice, elle demande, comme c'est son droit pour les crimes de sang, à porter l'affaire devant la Justice du Roi. Le plaid est bien embêté par cette femme qui crie ses droits, le mieux c'est encore de régler cette affaire entre nous, d'ailleurs Johanna est sortie avec John, c'est de notoriété publique. A viol, viol et demi. Le plaid se déclare compétent, écoute les protagonistes et condamne John à épouser Johanna. Autant pour la Justice. Elle a dû dormir deux ans dans le lit de son violeur, quitter une maison qui n'était pas la sienne pour une autre maison étrangère, filer la laine des moutons de ses beaux-parents qui la détestent car ils espéraient un plus beau mariage pour leur fils. John est mort, tué encore par la peste. Que penser de cette mort aveugle, qui frappe juste et faux à chaque fois ?
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Charybde2   02 septembre 2018
Et j'abattrai l'arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker
Ils doivent être plusieurs centaines ; ce n’est pas une petite troupe, certes, mais absolument pas de quoi faire tomber une masse comme le donjon de Rochester. Je ne me représente pas bien la chose, puisque les mecs du château avaient dû les repérer depuis quelques bons kilomètres, et auraient donc eu tout loisir de les mitrailler de pierrailles, flèches, huile bouillante, ou de les recevoir au moins avec une solide garnison au débarquement, devant la porte de l’enceinte donnant sur la Medway. Et pourtant, ils ont libéré Robert Belling sans coup férir. Les grands exploits des révolutions ne sont pas des exploits militaires : ce sont bien plus des élans du cœur, des élans de peur, des manœuvres de guérilla, ou un peu des trois. Lesquels l’emportèrent dans la libération de Robert Belling, honnête homme (selon sa propre appréciation) et symbole malgré lui ?
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