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Note moyenne 3.92 /5 (sur 657 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux , 1976
Biographie :

Gilles Marchand est un écrivain, romancier et nouvelliste et éditeur.

Historien, il a publié un "Dictionnaire des monuments de Paris"(2003), une "Chronologie d'histoire de la peinture" (2002), coécrit avec Hélène Ferbos, et "La construction de Paris" (2002), scénario de la bande dessinée, aux éditions Gisserot.

En 2010, il participe à l'appel à textes du recueil "CapharnaHome" des éditions Antidata, est sélectionné, publie l'année suivante un recueil personnel dans la même maison, et devient ensuite un contributeur régulier des anthologies thématiques Antidata. Il signe en 2011 "Dans l’attente d’une réponse favorable, 24 lettres de motivation" chez Antidata, où il a aussi été éditeur.

En 2011, Il imagine également deux novellas postales pour Zinc Éditions, "Green Spirit" et "Les évadés du musée".

Son premier roman, "Le Roman de Bolaño" en 2015, écrit en collaboration avec le critique littéraire et auteur Éric Bonnargent, éveille la curiosité de la critique par sa structure inhabituelle.

Son premier roman solo, "Une bouche sans personne" en 2016, attire l'attention des libraires et de la presse. Il est notamment sélectionné parmi les "Talents à suivre" par les libraires de Cultura et remporte le prix des libraires indépendants "Libr'à Nous" et le prix Hors Concours en 2017 ainsi que lep rix du Meilleur Roman des lecteurs de Points 2018.

En 2017, il publie "Un funambule sur le sable". "Des mirages plein les poches" (2018) obtient le Prix du premier recueil de la SGDL en 2018.

Il a été batteur dans plusieurs groupes de rock et a écrit des paroles de chansons. Il est également rédacteur au Who's Who, et chroniqueur littéraire au sein du webzine k-libre.
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Le romancier Gilles Marchand lit les premières pages de son roman, REQUIEM POUR UNE APACHE, publié aux éditions Aux forges de Vulcain. (Mais le romancier ne se contente pas de donner à entendre son texte, il l'associe à une musique de sa composition et surtout à un travail visuel, qui est comme l'écho en images de sa poésie, qui mêle tendresse, émerveillement et humour !) Pour en savoir plus sur ce roman : http://www.auxforgesdevulcain.fr/collections/fiction/requiem-pour-une-apache/ Quelques avis de libraires : Hugues (Librairie Charybde): « Ce quatrième roman réussit à nouveau le pari de créer chez la lectrice ou le lecteur, jusqu'à ses dernières pages, une forme rare de déséquilibre diablement attachant. » Françoise, Librairie le Coin des livres : « Gilles Marchand manie la plume avec lyrisme et a un vrai univers littéraire, constitué d'un brin de fantaisie, de beaucoup de tendresse, d'humanité, d'humour et de rock'n roll. C'est l'histoire d'une résistance, politique et poétique pour le droit à être différent. » Delphine, Librairie AB de Lunel : « Touchée en plein coeur, une fois encore. Rendez-vous à la rentrée pour une grande bouffée de poésie. »

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Citations et extraits (224) Voir plus Ajouter une citation
marina53   17 mars 2017
Une bouche sans personne de Gilles Marchand
Le métro est rempli. Rempli de gens pressés. Pressés d'arriver et pressés les uns contre les autres. Il y en a qui sont contents, ça leur fait une présence, une bande de copains provisoire. D'autres en ont assez d'être serrés. S'ils n'en avaient pas assez d'être pressés, ils en auraient assez d'attendre. S'ils n'en avaient pas assez d'attendre, ils auraient retrouvé autre chose, parce que ça donne une contenance d'en avoir assez. Alors ils jettent des regards noirs. Parce que c'est la faute des autres : ce n'est pas eux qui sont trop nombreux puisqu'ils ne sont qu'un. Ce sont les autres. Il y a beaucoup trop d'autres.
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Ladybirdy   06 août 2019
Une bouche sans personne de Gilles Marchand
Pour en finir avec ton père, j’aime autant te dire que je ne suis pas ravie du tout : je l’ai surpris en train de lire un livre érotique : Gros-Câlin, ça ne s’invente pas ! Écrit par un certain Romain Gary… Un Américain! Je lui ai dit que je ne voulais pas de cochonneries (qui plus est américaines) à la maison.
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marina53   19 mars 2017
Une bouche sans personne de Gilles Marchand
La vie est trop courte pour s'accommoder de tout ce qui va de travers. Il ne faut pas hésiter à rêver...
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marina53   16 mars 2017
Une bouche sans personne de Gilles Marchand
Un jeune couple est installé à une table au fond. Deux verres de vin posés devant eux. Ils chuchotent, comme s'ils avaient peur que l'on entende leur conversation. (…) ils doivent avoir une vingtaine d'années, un peu plus peut-être. J'ai eu une vingtaine d'années et je n'ai jamais eu l'occasion d'avoir les mains à quelques centimètres de celles d'une jeune fille. On ne m'a jamais regardé comme elle le regarde. J'ai envie de me planter devant eux et de prendre leurs mains de force, de les enlacer l'une dans l'autre en leur criant qu'ils ont de la chance, que le vie est courte, qu'il n'y a pas de temps à perdre à se tourner autour. À moins que je ne leur dise de prendre leur temps, que ce sont là sans doute les meilleurs moments : bientôt, ils n'auront plus envie de se toucher ou alors, ce sera devenu une habitude, une sorte de dû. Elle lui reprochera de ne plus la toucher, de ne plus la désirer. Lui pensera qu'elle ne le regarde plus comme elle le fait là, ce soir. Parce ce que les regards ne se commandent pas. Parce que les gestes passent, parce que lorsque c'est acquis, on n'a plus peur, parce que l'on doit s'habituer au bonheur.
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Ladybirdy   16 décembre 2019
Un funambule sur le sable de Gilles Marchand
Le violon a pleuré, des touristes ont pleuré, l’épicière a rendu la monnaie en s’essuyant les joues avec son tablier, un chien a hurlé à la mort, l’église a sonné le glas, un rideau métallique c’est abaissé, un verre s’est brisé. L’arc-en-ciel s’est senti indécent de nous imposer ses couleurs naïves et s’est déplacé vers un rivage où il dérangerait moins.
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Ladybirdy   05 août 2019
Une bouche sans personne de Gilles Marchand
Il est impossible d’oublier une cicatrice lorsque celle-ci fait office de masque que l’on ne peut retirer.
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Ladybirdy   06 août 2019
Une bouche sans personne de Gilles Marchand
Je tousse. D’abord doucement puis, pris d’une quinte, plus fort. La mouche ne réagit pas. Je pourrais fumer toutes les cigarettes du monde qu’elle n’aurait d’autre activité que de voleter de droite à gauche, surexcitée à l’idée de ne rien faire d’autre que de se frotter frénétiquement les pattes avant. Les mouches sont décidément des glandeuses hyperactives.
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marina53   18 décembre 2017
Un funambule sur le sable de Gilles Marchand
Je me suis toujours senti comme un funambule. J'ai avancé dans cette société en prenant mille précautions. Légèrement au-dessus, un peu en-dessous ou complètement à côté, je ne sais trop où, mais jamais en son sein. Je me suis maintenu en équilibre tant bien que mal, sachant que je pouvais chuter à tout instant.
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ODP31   02 février 2021
Requiem pour une apache de Gilles Marchand
On ne parle jamais de la misère affective hivernale des distributeurs de monnaie de stations balnéaires.

(page 248)
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Ladybirdy   06 août 2019
Une bouche sans personne de Gilles Marchand
Quand un interlocuteur me demande ce que je fais dans la vie, il change irrémédiablement de sujet dès qu’il a pris connaissance de la terrible nouvelle : je suis comptable. Un métier en forme de maladie honteuse. Bien sûr, il y a les plaisanteries d’usage : « Et tu comptes quoi ? » La première fois, j’ai souri, la deuxième également. Et sans vouloir réécrire l’histoire, je pense être à peu près certain d’avoir fait l’effort la troisième et quatrième fois. La patience n’étant pas ma plus grande qualité, je suis passé dès la cinquième à un demi-sourire se résumant à la contraction de la commission gauche de mes lèvres. À la dixième, j’ai adopté un regard glaçant que je maîtrise à la perfection.
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