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Note moyenne 3.88 /5 (sur 73 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) à : St. Pölten , 1980
Biographie :

Milena Michiko Flašar a étudié la littérature comparée ainsi que la philologie germanique et romane à l’Université de Vienne. Ensuite, elle a enseigné l’allemand à des allophones.

Suite à quelques publications réussies dans divers magazines littéraires, elle a débuté en 2008 par le recueil Ich bin, qui contient trois histoires courtes, étroitement liées, sur l’amour et la séparation.

En 2010, a paru la nouvelle Okaasan – Meine unbekannte Mutter, qui traite du décès de sa mère atteinte de démence. Elle a reçu plusieurs prix et bourses pour son œuvre.

En 2012 son roman Ich nannte ihn Krawatte a été publiée. Entretemps, elle s‘est entièrement consacrée à l’écriture.

Fille d'une mère japonaise et d'un père autrichien, elle vit aujourd’hui à Vienne.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
meslinoulautre   02 janvier 2016
La cravate de Milena Michiko Flašar
Je ne voulais rencontrer personne. Rencontrer quelqu'un, c'est s'impliquer. On noue un fil invisible. D'humain à humain. Une foule de fils. Dans tous les sens. Rencontrer quelqu'un, c'est devenir une partie de son tissu, et c'est cela qu'il fallait éviter.
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patatarte2001   12 octobre 2019
La cravate de Milena Michiko Flašar
Hum, tu es encore jeune, c'est vrai. Dix-huit ans ? Dix-neuf ? Vingt ? Incroyable, si jeune. Avoir tout devant soi. Rien derrière. Il soupira. Incroyable, d'avoir soi-même été si jeune. D'avoir été là. Qu'est-ce que ça signifie ? Je veux dire, chacun n'a jamais qu'un âge. J'ai eu, j'ai, j'aurai toujours cinquante- huit ans. Mais toi. Veille bien à l'âge que tu te choisis. Ça colle à la peau. Ça se pose sur toi comme un coup de tampon. L'âge que tu te choisis, c'est comme une colle qui durcit autour de toi.
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AnnadeSandre   28 janvier 2016
La cravate de Milena Michiko Flašar
Vous avez entendu ?

Un hum.

Puis il s'est tu. Son silence n'évaluait pas ce que je lui avais dit. C'était un hum, rien de plus, et avec un hum le soleil traversait le ciel en biais. Lorsque nous avons recommencé à parler, c'est sur des bagatelles que nous sous sommes attardés. Le weekend. La météo. Si le temps reste aussi beau, nous irons à la mer demain. Kyõko aime ça. Partir quelque part.

Encore un hum.

Puis il s'était endormi.

Je remarquais que j'avais omis beaucoup de choses. J'avais par exemple omis le fait que Kumamoto m'avait parfois appelé son jumeau. Ou plus précisément : son jumeau par l'âme. J'avais omis de dire qu'il me manquait. J'avais omis de dire que ma mère pleure très souvent à mon propos. Et que mon père n'oubliait jamais de me glisser mon argent de poche sous la porte. J'avais omis de dire que ce sont précisément ces omissions qui donnaient son contour à mon histoire. Kumamoto avait eu raison : on pouvait écrire des poèmes d'agonie, des millions, sur une seule et même mort, et pourtant chacun d'entre eux disait quelque chose d'autre, selon ce qu'il omettait.
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patatarte2001   13 octobre 2019
La cravate de Milena Michiko Flašar
Un peu plus tard j'ai été licencié. Manque d'efficacité, tel était le motif. J'emballais mes affaires et les jetai dans la première poubelle venue. J'étais libéré d'un poids. Mieux, j'ai honte d'avouer que pendant un instant délicieux je n'ai ressenti que du soulagement. On n'avait pas besoin de moi. Je n'avais plus rien à prouver. Le sentiment d'avoir définitivement échoué m'enivrait. J'étais le sursaut tempétueux et vacillant d'une bougie dont la flamme n'est plus nourrie que par un reste de cire de plus en plus petit. Elle sait qu'elle va bientôt cesser de brûler. Et pour cette raison même, elle brûle, une dernière fois plus claire que jamais.
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Corboland78   08 août 2013
La cravate de Milena Michiko Flašar
Mes parents m’attendraient sans doute, ils guetteraient le bruit de mes pas dans le couloir (…) Comment expliquer la disparition d’un garçon qui a déjà disparu ? Comment décrire le fait qu’il nous manque, bien qu’il soit absent depuis longtemps ? Et pourtant, dès que le matin se levait, je ne souhaitais rien plus ardemment que ceci : que l’on me cherche et que l’on me trouve. Que l’on me prenne par les épaules, que l’on me gifle et que l’on me demande : Comment a-t-il été possible que nous soyons passés les uns à côté des autres à ce point-là ? Et que l’on me prenne dans les bras pour me dire : Recommençons à zéro.
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claraetlesmots   22 octobre 2013
La cravate de Milena Michiko Flašar
Plus jamais, je me l'étais juré, je ne voulais avoir part à la souffrance d'un autre. Il devrait le savoir. Que pleurer et agoniser sont des affaires privées.
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patatarte2001   11 octobre 2019
La cravate de Milena Michiko Flašar
Cravate, donc. C'est la cravate qui vous porte, pas l'inverse. Plus tard ce fut une plaisanterie entre nous. La cravate vous porte. Sur quoi il souriait, puis riait, éclatait d'un rire mugissant. Tu as raison. C'est une erreur de croire que je suis celui qui la porte. Je ne porte rien, rien du tout
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michoko   21 novembre 2013
La cravate de Milena Michiko Flašar
Je me demande souvent pourquoi l'on n'en est plus capable, être follement heureux. Pourquoi, en grandissant, on se retrouve où que l'on soit dans un espace confiné et bas, pourquoi l'on va tout au plus d'un espace à un autre, alors qu'enfant on était dans une pièce sans murs.
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zazimuth   07 octobre 2018
La cravate de Milena Michiko Flašar
Celui qui, dans un rire, n'entend rien d'autre qu'un rire, celui-là est sourd, je le dis, plus sourd encore que sourd. je ris pour elle. Tu entends ? Il se mit à rire. Je ris parce que je sais qu'elle aime que je rie. J'y mets de la tristesse. Tu entends ? Il se remit à rire. Elle doit savoir que je suis triste qu'elle parte. J'y mets de la gratitude. Tu entends ? Il ne s'arrachait plus à son rire. J'y mets tout ce que je ressens pour elle. Elle le sait. Elle l'entend. Mon rire doit l'accompagner. (p.110)
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coriala   07 décembre 2013
La cravate de Milena Michiko Flašar
Il n'appréciait pas particulièrement son travail. La seule chose qu'il eût aimée en lui, c'était la routine et la satisfaction qu'il tirait du fait de s'y conformer.
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