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Note moyenne 3.95 /5 (sur 81 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Muriel Gilbert est une auteure française et correctrice au journal le Monde.

Elle a publié, notamment, "Un bonbon sur la langue", "Quand votre moustache pousse comme la broussaille !" ou encore "Au bonheur des fautes".

https://www.murielgilbert.com

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La fabuleuse histoire de la langue française ! de ses origines à ses influences et ses évolutions. Cette semaine, François Busnel reçoit des invités qui l'étudient et retracent son histoire. Alain Rey, François Morel, Muriel Gilbert, Bernard Cerquiglini et Bertrand Périer sont les invités de la Grande Librairie. Retrouvez tous vos extraits de l'émission ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/replay-videos/
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Sandau   12 juin 2019
Un bonbon sur la langue de Muriel Gilbert
Alors que les dictionnaires prescrivaient événement, avec deux accents aigus sur les e, tout le monde (hormis les correcteurs de presse et autres maniaques de l'orthographe, dont, oui, je dois bien avouer que je fais partie) écrivait évènement avec un accent grave sur le deuxième e, et c'était bien naturel, puisque c'est ainsi que la plupart des francophones prononcent ce mot. Eh bien, cette orthographe est finalement entrée dans les dictionnaires en 1990, admise à côté de l'autre!

Mais le plus joli, dans l'histoire, c'est l'origine délicieuse et incroyable de ce deuxième accent aigu qui embêtait tout le monde, que j'ai apprise récemment grâce à un message de l'éminente linguiste Henriette Walter.

"Cette aberration graphique, m'explique-t-elle, n'est pas le produit d'une décision mûrement pesée, mais résulte d'un manque momentané de matériel d'imprimerie. L'histoire remonte au début du XVIII ème siècle, époque à laquelle on commençait à adopter l'accent grave è, en le distinguant de l'accent aigu é. L'imprimeur du dictionnaire de l'Académie française n'avait pas fait fondre assez de caractères de plomb è, avec l'accent grave. Lorsqu'il en fallait plusieurs dans une même page, il lui arrivait d'en manquer. C'est ainsi que, dans l'édition du dictionnaire de l'Académie française de 1740, événement comporte deux é (et mére, également avec un accent aigu). Mais, arrivé à la lettre p, l'imprimeur avait sans doute eu le temps de faire fondre de nouveaux caractères, car père a bien son accent grave. Pourtant, la forme événement n'a pas été corrigée dans l'édition suivante et a gardé jusqu'au XX ème siècle son accent aigu sur la deuxième syllabe."

Et voilà : près de trois siècles de zéros en dictée à cause d'un imprimeur qui n'avait pas commandé les bons caractères! La langue est farceuse et délicieuse, je vous dis, et les dictionnaires aussi!



PP. 14-15
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blandine5674   25 avril 2018
Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert
Mais le plus étrange n’est-il pas que le mot féminin lui-même soit du genre masculin ?
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Manonlpz   11 mai 2016
"Que votre moustache pousse comme la broussaille !" de Muriel Gilbert
Qu'est-ce qu'Homo Sapiens a dévoré en premier, la poule, ou l'oeuf? Quoi qu'il en soit, du Portugal à la Russie, nombre de peuples sont d'accord, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. "Qui ne risque pas un oeuf n'aura pas de poule", précisent les Espagnols (quien no arriesga un huevo no tiene una gallina), tandis que les Turcs jugent dans le même cas que "qui entre au hammam transpire" (hamama giren terler). Précisons aux impatients avec les sages Brésiliens qu'"on ne peut pas cuire l'oeuf dans le cul de la poule", ce que les Britanniques approuvent d'un "ne comptez pas vos poulets avant qu'ils soient éclos" (don't count your chickens before they're hatched) [...].
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luocine   30 avril 2017
Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert
Emma, une jeune Britan­ni­que fraî­che­ment débar­quée à Paris avec qui j’ai travaillé comme inter­prète au BHV, se deman­dait ce qu’étaient deve­nus les ponts un à huit à Paris, puis­que nous avions un « pont neuf ». Quand j’ai expli­qué en rigo­lant que neuf était syno­nyme de nouveau, elle s’est moquée de moi en me montrant dans un guide que c’était le plus vieux pont de Paris. Avouez qu’il y a de quoi en perdre son latin.
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luocine   30 avril 2017
Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert
les Fran­çais ont une passion pour le sexe des mots. Le Fran­çais dit une huître mais un escar­got, une voiture mais un camion. L’huître n’est pour­tant ni femelle ni mâle, elle est herma­phro­dite, chan­geant de sexe à la fin de chaque saison ou après chaque émis­sion de semence ; quant à l’escargot, il produit à la fois des sper­ma­to­zoï­des et des ovules.

Mais le plus étrange n’est-il pas que le mot « fémi­nin » soit du genre mascu­lin.
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La_petite_bibliotheque   22 novembre 2018
Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert
Etre enfant, c'est ça : saouler son monde de questions sur tout et n'importe quoi, et parfois garder pour soi ses étonnements.
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Lilou08   19 décembre 2019
Un bonbon sur la langue de Muriel Gilbert
L’autre soir, j’épluchais des patates en écoutant la radio. Soudain, je saute en l’air, comme si un plaisantin époque Pif le chien venait de me faire exploser un sac en papier au creux de l’oreille. La comédienne qui lisait un roman d’Annie Ernaux venait d’évoquer « le regard de la chatte noire et blanche ». Et alors ? demanderez-vous. Eh bien, c’est très simple : une chatte noire et blanche, ça n’existe pas ! Peut-être croyez-vous en avoir vu des dizaines, peut-être même vous apprêtez-vous à m’envoyer la photo de votre propre matou femelle, et pourtant vous vous trompez. Toutes ces félines sont ne sont pas « noires et blanches » mais « noir et blanc ».

Allez, c’est vrai, les couleurs font partie des sacrées blagueuses de la langue française. J’adore cette règle !
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Lilou08   19 décembre 2019
Un bonbon sur la langue de Muriel Gilbert
À l’école primaire, nous avons tous appris que, en français, « le masculin l’emporte sur le féminin ». On dit aussi que « le masculin fait fonction de neutre » : c’est la version politiquement correcte de la chose. Et l’on peut à bon droit se poser la question : n’est-il pas ridicule, quand défilent 1 000 protestataires, s’il y a 999 femmes et 1 homme, de devoir écrire : « Ils ont manifesté » ? Depuis les années 1990, un certain nombre de féministes, et même d’éditeurs, militent pour l’adoption de ce qu’ils appellent la « règle de proximité ».

Qu’est-ce que c’est que ça encore ? vous entends-je grommeler d’ici.

Eh bien, c’est une règle qui n’a rien d’une invention abracadabrante.

Jusqu’au XVIIe siècle, un adjectif qui se rapportait à plusieurs noms pouvait s’accorder avec celui qui était le plus proche. On pouvait écrire : « Les hommes et les femmes sont belles » tout comme « Les femmes et les hommes sont beaux ».

De mon côté, je n’étais pas loin de me dire que les féministes et les éditeurs feraient mieux de s’occuper des vrais problèmes des femmes, le mariage forcé, l’excision, les viols et les violences qu’elles subissent partout dans le monde… Il faut bien, pensais-je, qu’un genre l’emporte sur l’autre dans les accords de la langue française – masculin ou féminin, quelle importance ?

Mais il suffit de creuser un brin le sujet pour s’apercevoir que la règle en question date des premières années de l’Académie française.

D’éminents grammairiens, tels Vaugelas, le père Bouhours ou plus tard Nicolas Beauzée, ont décidé que, « Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte » (Bouhours, 1675). Et que « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle » (Beauzée, 1767). Voilà en effet qui donne des envies de distribution de nobles baffes, si je puis me permettre – et peut-être des envies de changement, qui sait ?
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emilielettres   05 août 2017
Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert
Soudain, quel métier je faisais, je m'en fichais pas mal. Une petite main en forme d'étoile de mer dodue si incroyablement douce se posait sur mon genou et le monde était dans cette main. J'étais maman. C'était compliqué, tendre, sucré, drôle et triste, et rien n'avait été plus riche. Je ne voyais pas ce que j'aurais pu faire de mieux.
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ivre_de_livres   30 mars 2017
Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert
La langue n’est pas gravée dans le marbre. […] Elle appartient à ceux qui la parlent, à ceux qui l’écrivent. Si elle est langue vivante, c’est grâce à eux. […] S’ils sont suffisamment nombreux à faire la même faute… elle devient la norme, et cesse tout bonnement d’en être une. Fautons ensemble !
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