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Note moyenne 3.64 /5 (sur 499 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Columbia , le 22/12/1956
Biographie :

Percival Everett est né à Columbia et y a passé son enfance. Une enfance qui déjà, selon ses propres dires, était "remplie de lectures".

Après le lycée, il poursuivra ses études à l'Université de Miami, se spécialisant en philosophie et en biochimie. C'est à cette époque qu'il découvre les écrits de Wittgenstein, dont il partage toutes les théories sémantiques.

Après avoir publié un recueil de nouvelles (The Weather and Women Treat Me Fair: Stories), ainsi que deux ouvrages dans lesquels il cherche à réactualiser les mythes grecs, Everett propose en 1994, God's Country, un western moderne et parodique dans lequel il met en scène les combats qui opposent toujours les races et les genres. En 1996, il publie son second roman, Watershed, et un second recueil de nouvelles, Big picture.

Everett est réputé pour être un orfèvre du langage : fort de ses connaissances philosophiques et littéraires, il sert une prose puissante qui laisse des traces durables chez ses lecteurs. Effacement (Erasure) est son premier ouvrage à être traduit en France : à travers le personnage de Thelonius Monk Allison, romancier noir américain, il y décrit les travers du milieu de l'édition tout en posant la question de l'identité radicale. En 2006, paraît Désert américain, qui lui vaut un bel accueil de la critique. Son dernier roman traduit, Blessés (Actes Sud, 2007), évoque des crimes liés à l'intolérance des êtres humaines (homophophes et racistes), avec pour toile de fond le grand Ouest américain et ses paysages infinis.

Percival Everett est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, de trois recueils de nouvelles mais également d'un recueil de poésie et de plusieurs essais. Il a reçu de nombreuses distinctions pour l'ensemble de son oeuvre, comme le PEN Center USA Award for Fiction, ou l'Academy Award in Literature.

Il est aujourd'hui le directeur du département de littérature de la Southern California University, où il est également enseignant.

Le livre de Percival Everett, "Pas Sidney Poitier", a été primé au Festival du cinéma américain de Deauville par le prix littéraire Lucien Barrière 2012


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Source : /livres.fluctuat.net
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Vidéo de
Percival Everett itw .
Entretien avec Percival Everett filmé au Publicis Drugstore (Paris 8ème) le 30 septembre 2008. Interview Isabelle Rabineau / Interprète Dominique Chevalier.Vidéo sous-titrée en français :http://www.dailymotion.com/video/x71nz3?subtitle=frArticle sur Percival Everett :http://blog.topolivres.com/blogtopolivres/2015/

Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
Linda Mallory incarnait l'essence de la sexualité post-moderne. Obsédée par sa propre image, elle était trop occupée à compter ses orgasmes pour en ressentir aucun.
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Tu sais, dis-je, je n'aime plus les musées.
-Comment ça se fait ?
-C'est là que l'art vient mourir. (...) (p. 130)
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C’est Nous contre Eux, dommage que Nous ne soyons pas tous Nous !
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J'ai tellement les boules, j'pourrais gueuler.
Ca gueule de partout sur la planète. Alors pourquoi pas moi.
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Sur l’électrocardiogramme, c’était le calme plat. D’après l’électro-encéphalogramme, Ted, en pratique, était mort. On ne détecta pas d’activité nerveuse à l’électromyographie. L’image à résonance magnétique ne fut d’aucun secours. Quant à la scintigraphie, elle apporta la démonstration que Ted était un mort en parfaite santé. A court d’idée, les techniciens en blouse blanche procédèrent à une angiographie, une laparoscopie, une pyélographie intraveineuse, une sialographie, ainsi qu’un lymphangiogramme. Le docteur Lyons enfonça ses doigts dans la bouche de Ted, ses oreilles, son anus, lui tâta les aisselles, le scrotum et les amygdales, puis s’assit pour lire les pages de résultats. Nu sur la table d’examen, allongé sur le coté, Ted sentait sa vue s’adapter peu à peu à la violence de la lumière reflétée par les placards en acier inoxydable.
- Quel est le verdict ? demanda-t-il.
- Vous êtes mort.
- Vraiment ?
- Et vous ne l’êtes pas. Enfin, vous êtes là à me regarder, à me parler, mais apparemment, vos muscles ne reçoivent pas de stimulation électrique pour produire le mouvement, votre cerveau ne parle plus à vos membres, votre cœur est en sommeil profond, et rien ne coule dans vos veines. Et pourtant, nous sommes là à parler.
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Face au visage de Gloria, ravagé par les larmes, il revit la dernière fois où ils s’étaient trouvés ensemble dans la salle de bains : elle, nue dans la baignoire, et lui, en train de lui annoncer qu’il avait couché avec une étudiante de second cycle. Même alors, il s’était rendu compte à quel point il était lâche et mesquin de profiter, pour faire un tel aveu, qu’elle fut allongée nue, prisonnière de ce bassin d’eau tiède. S’étant persuadé à l’époque d’avoir opté pour une attitude pleine de courage, il voyait aujourd’hui qu’il avait agi en minable…
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Le teint jaunâtre, les yeux enfoncés aux contours mal définis, la peau flasque sur les tempes, elle a vieilli de quinze ans. […] son mari lit, couché, en pyjama. Plus jeune qu’elle, il vieillit néanmoins lui aussi. Mais parce que c’est un homme, le fait que son front se dégarnisse importe moins que ses seins qui s’affaissent, et le petit pneu qu’il a à la taille n’est rien en comparaison de la cellulite qui déforme ses cuisses.
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Il y avait très longtemps, quand je lui avais demandé de m’épouser, je crois que c’était ma tristesse et ma mélancolie profondes qui l’avaient fait accepter. Elle était romantique et je soupçonne qu’elle devait croire qu’elle pouvait me sauver. Je soupçonne que je pensais la même chose.
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Nous entrâmes dans une grande salle abritant des oeuvres de Metzinger et de Lhote qui me laissèrent de marbre, à la façon d'un artiste peut être imperméable à l'art, ce qui me rendait toujours un peu triste, et me faisait un peu honte. (p. 114)
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”Quand tu avais mon âge, tu pensais que tu ferais quoi ?
- C’est une bonne question
- C’est ce qu’on dit quand on sait pas ou qu’on va mentir.
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