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Note moyenne 3.92 /5 (sur 167 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Aubais , le 5-09-1885
Mort(e) à : Paris , le 12-09-1952
Biographie :

René Grousset (5 septembre 1885 à Aubais - 12 septembre 1952 à Paris) est un historien français, spécialiste de l'Asie, et membre de l'Académie française.

René Grousset fait ses études à Montpellier. Il est engagé pendant la Première Guerre mondiale, puis devient professeur d’histoire et de géographie à l’école des Langues orientales. Il est chargé de cours à l’École des sciences politiques, conservateur au Musée du Louvre, conservateur au Musée Guimet à partir de 1929, puis directeur du Musée Cernuschi à partir de 1933. Il est secrétaire du Journal asiatique et membre du Conseil des musées nationaux.

Avec Ernest Seillière, Jean Tharaud, Octave Aubry et Robert d'Harcourt, il est une des cinq personnes élues le 14 février 1946 à l'Académie française lors de la première élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l'Occupation. Il est reçu le 30 janvier 1947 par Henry Bordeaux au fauteuil d'André Bellessort.

L’Épopée des Croisades et l'Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem, constamment réédités depuis sa mort, comptent encore aujourd'hui parmi les ouvrages de référence sur les Croisades, tant par leur richesse que par la beauté classique de leur style.

Le médiéviste Pierre Aubé écrit de lui : « Cet historien, qui a su s'appuyer sur le meilleur des plus grands orientalistes de son temps, dont l'érudition est d'une rare solidité quand il s'agit d'établir des faits, est très orienté quand il s'agit de les interpréter. Son angle de vision est très marqué par l'utopie colonialiste qui avait cours dans les années 1920-1930 où il a construit son opus magnum. » (Un croisé contre Saladin, Renaud de Châtillon, Fayard, 2007, p. 82, n. 1.)

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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
Sarindar   07 septembre 2014
Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem, tome 2 : 1131-1187 L'équilibre de René Grousset
Ainsi, même sous un pauvre adolescent lépreux - quand Baudouin IV remporta cette victoire insigne, il n'avait que dix-sept ans et son mal empirait chaque jour - même dans des circonstances extérieures presque désespérées, face à un Islam unifié de la Nubie à Hama, la dynastie française de Jérusalem continuait à accomplir son œuvre salvatrice, son œuvre capétienne. La journée de Tell al-Safiya ou de Montgisard - quel que soit le nom qu'on lui donne, selon qu'on suit Abu Shama ou Ernoul - avait la valeur de notre Bouvines. (p. 629-630).
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Sarindar   07 septembre 2014
Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem : Tome 1, 1095-1130 L'anarchie musulmane de René Grousset
Le mardi 7 juin 1099, l'armée franque tout entière arriva devant Jérusalem. Les chroniqueurs même tardifs nous disent en termes émouvants l'allégresse qui souleva les pèlerins en apercevant au sud de Lifta, à hauteur de l'actuel mausolée de Sheik Bedr, les dômes de la ville sainte : "Quand il ouïrent nommer Jérusalem, lors commencèrent à pleurer..." (page 213).
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Sarindar   07 septembre 2014
Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem : Tome 3, 1188-1291 L'anarchie franque de René Grousset
Le grand maître du Temple, Guillaume de Beaujeu s'empressa d'alerter les gens d'Acre, mais, ceux-ci, avec l'aveuglement stupide des peuples que Zeus veut perdre, répondirent à Guillaume comme les Athéniens à Démosthène, "et ne le vostrent croire". (p.735)
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Sarindar   07 septembre 2014
Histoire des croisades et du royaume franc de Jérusalem : Tome 3, 1188-1291 L'anarchie franque de René Grousset
Il est vrai que Venise, qui avait tant de responsabilités secrètes ou avouées dans la chute de Tripoli, adopa pour la défense de Saint-Jean-d'Acre une attitude nettement loyaliste, attitude qui se comprend du reste car, si Tripoli avait été dans la clientèle génoise, Acre, qu'il s'agissait maintenant de sauver, était dans la clientèle vénitienne. (page 732)
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Sarindar   07 septembre 2014
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huguesdepayns   02 septembre 2014
L'Epopée des croisades de René Grousset
La brillante délivrance de Beyrouth prouve qu’en dépit d’une situation pleine de périls, l’Etat franc tenait partout tête à l’ennemi. Même représenté par un malheureux lépreux, la dynastie angevine remplissait avec vigilance son rôle tutélaire. Et quel personnage d’épopée - une épopée chrétienne où les valeurs spirituelles prévalent – que ce jeune chef qui, les membres rongés d’ulcères et les chairs prêtes à tomber, se fait encore porter à la tête de ses troupes, les galvanise par sa présence de martyr et, au milieu de ses souffrances, a de nouveau l’orgueil de voir fuir Saladin !
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Henri-l-oiseleur   21 novembre 2019
Sur les traces du Bouddha de René Grousset
[Art gréco-bouddhique]

... On se croirait en présence d'oeuvres gothiques. Telle tête d'ascète, barbue et grave, évoquerait presque notre Beau Dieu d'Amiens ; des têtes de "barbares" assez analogues nous rappelleraient les saints du portail sud-ouest de Reims. Telles têtes de l'armée de Mâra, traitées en grotesques, s'apparentent non plus à l'art grec, mais aux démons caricaturaux, tortionnaires de nos Enfers, têtes décoratives et gargouilles du XIII°s...

C'est là une révélation. A l'heure où on le croyait (comme l'art romain de la même époque) à peu près épuisé et réduit à des poncifs, l'art gréco-bouddhique était en train de se renouveler entièrement. Ou plutôt dans ces cantons abrités de l'Afghanistan que l'esprit humain avait élus pour y réaliser ce miracle, les écoles hellénistiques du Gandhâra venaient de céder le pas à un art sorti de leurs ateliers mais tout différent. Art aussi distinct de ses premiers modèles que notre art roman et gothique devait l'être un jour du gréco-romain d'Occident ...

Si les conditions religieuses et politiques qui lui avaient donné naissance - le bouddhisme, et une relative indépendance, ou tout au moins la présence de maîtres libéraux et tolérants - se fussent maintenues, si ces antiques provinces gréco-bouddhiques de Kapiça, de Lampaka et de Gandhâra n'étaient pas devenues terre d'Islâm, on peut imaginer que la courbe de l'évolution artistique eût continué. C'eût été peut-être là que l'esprit humain, après avoir comme ébauché le passage du gréco-romain au gothique, eût mûri et réalisé neuf siècles avant nous cette dernière formule.

Mais nous représentons-nous les Huns et les Arabes s'abattant sur la Gaule à l'aube de Reims et de Chartres, à l'heure où le génie de nos imagiers prenait son essor ? ... C'est ce qui arriva à l'art gothisant du Kampiça et du Lampaka : à partir de 475 la vallée du Kâbul est envahie par les Huns Hephtalites, les plus iconoclastes des barbares ; puis, après le répit qui s'étend du milieu du VI°s au milieu du VII°s, les Arabes arriveront. Dès 652 et 664 leurs bandes razzieront le pays, et leur pieux vandalisme ne le cèdera en rien au vandalisme sauvage des Huns. Un rayon de génie humain s'éteindra à peine apparu ...



pp. 118-120
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Henri-l-oiseleur   23 novembre 2019
Sur les traces du Bouddha de René Grousset
VII°s. C'était en effet l'époque mémorable entre toutes où, sous l'influence des missionnaires chinois, le Japon entrait résolument dans la voie du bouddhisme, et, par le bouddhisme, dans la société des vieilles civilisations. Ce fut avant tout l'heure de deux politiques de génie qui se révélèrent aussi comme deux grands esprits, le régent Shotoku Taishi et le prince Nakanoé, qui gouvernèrent le Japon, le premier de 591 à 621, le second de 645 à 671. La base du Japon historique fut la Constitution de 604 dont le second article disait : " Les trois Joyaux (le Bouddha, la Loi, la Communauté) sont le suprême refuge de tous les êtres et la fin dernière de toutes les existences ... Il y a peu d'hommes foncièrement vicieux. Chacun est capable de réaliser la vérité si elle lui est enseignée." Appliquant le premier ces maximes, Shotoku Taishi éleva sur les bords de la Mer Intérieure des collèges monastiques où on apprenait les Ecritures sino-sanscrites, et des hôpitaux pour les vieillards et les malades.

Le temple de Horuyji, fondé par Shotoku Taishi à Nara en 667, reste le témoin vénérable de cette transformation. Tandis que tout a changé en Asie, que l'Inde a oublié jusqu'au nom du Bouddha et que la Chine elle-même ne se souvient guère de l'immense effort intellectuel de l'époque T'ang, c'est là qu'est conservée encore dans toute sa pureté la doctrine de l'idéalisme mystique, telle que Hiuan-tsang et Yi-tsing étaient allés l'étudier dans l'Inde voici treize cents ans.

p. 311
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Jacopo   29 août 2018
L'empire des steppes de René Grousset
La Haute Asie, bien plus que la Scandinavie de Jornandès, se présente ainsi comme la matrice des nations, vagina gentium, comme une manière de Germanie d’Asie, destinée dans le tumulte de ses Völkerwanderungen, à donner des sultans et des fils du Ciel aux vieux empires civilisés. Cette descente des hordes de la steppe qui viennent périodiquement asseoir leurs khans sur les trônes de Tch’ang-ngan, de Lo-yang, de K’ai-fong ou de Pékin, de Samarqand, d’Ispahan ou de Tauris, de Qonya ou de Constantinople, est devenue une des lois géographiques de l’histoire.
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EFourn   21 novembre 2012
L'Epopée des croisades de René Grousset
Son chevaleresque adversaire, le sultan Saladin qui unissait, lui aussi, à la gloire des armes le mérite d'avoir favorisé cette détente, avait dû se contenter également d'un demi succès. Sans doute jouissait-il dans tout le monde islamique du prestige incomparable que lui valu la reconquête de Jérusalem, mais après avoir, dans la journée de Hanttîn, touché de si près à la victoire totale, il avait connu les jours sombres d'Acre et de Jaffa et, tout en conservant à l'Islam la mosquée d'Omar, dû rétrocéder aux chrétiens la côte palestinienne. Il est vrai aussi que sa générosité, son humanité profonde, sa piété musulmane sans fanatisme, cette fleur de libéralisme et de courtoisie qui ont émerveillé nos vieux chroniqueurs, ne lui valaient pas dans la Syrie franque une moindre popularité qu'en terre d'Islam. En le fréquentant dans les circonstances les plus tragiques où l'homme se montre en entier, les francs avaient appris que la civilisation musulmane peut, elle aussi, produire des types d'humanité vraiment supérieurs, de même que les Musulmans, un peu plus tard, devaient avoir une révélation analogue de la civilisation chrétienne en fréquentant Saint Louis.
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