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Note moyenne 3.93 /5 (sur 21 notes)

Nationalité : Turquie
Né(e) à : Adapazarı , le 18/11/1906
Mort(e) à : Istanbul , le 11/05/1954
Biographie :

Sait Faik Abasiyanik est l'un des écrivains turcs d'histoires courtes et de poésie des plus connus de Turquie.

Il a étudié à l'Erkek Lisesi d'Istanbul.

Il s'est inscrit dans le département Turcologie de l'Université d'Istanbul en 1928, mais sous la pression de son père est allé en Suisse pour y étudier l'économie en 1930.

Après quelques années passées en Suisse, il quitte l'école et a vécu pendant trois ans à Grenoble en France une expérience qui a eu un impact profond sur son art et son caractère.

Il rentre en Turquie en 1935 et s'essaie à divers métiers. Après son retour en Turquie, il a enseigné le turc dans l'école arménienne Halıcıoğlu pour des orphelins, et essayé de suivre les désirs de ses père et de se lancer en affaires mais en vain.

Sa carrière littéraire commence dès 1925, avec des poèmes, mais il doit sa célébrité à ses nouvelles qui peignent la vie difficile des petits gens d'Istanbul.

Il a consacré sa vie à l'écriture après 1934.

La mer est un thème récurrent dans ses écrits ; il passe la plupart de son temps à Burgazada en mer de Marmara à Istanbul.

Il a été publié sous le nom de plume de Sait Faik, se autres noms étaient Adali, Sait Faik Adali, et SF.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Sait Faik Abasiyanik
Jean-Daniel   04 septembre 2019
Sait Faik Abasiyanik
La nature est souvent amie de l'homme. Même lorsqu'elle apparaît comme ennemie, elle donne à l'homme des chances d'essayer sa force et sa puissance. C'est comme une mère qui ne gâte pas ses enfants. Elle apprend à l'homme à nager lorsqu'elle fait couler son bateau, à construire une cabane plus solide et plus ingénieuse lorsqu'elle lui fait enlever sa toiture par ses vents.
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Walktapus   12 décembre 2015
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
Quand nous avons atteint la maison dont j'ai parlé, un petit villageois aux traits délicats a pris nos chevaux. Croyant que je regardais l'oeillet piqué au bord de sa casquette, il m'a donné la fleur. Mais je regardais ses yeux couleur de paille mouillée, la peau de son visage de même couleur. Peut-être m'avait-il offert la fleur parce qu'il ne pouvait pas mes les donner.
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Walktapus   17 janvier 2016
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
C'est clair, j'aime les gens, non les drapeaux. Aussi, ma vie se passera sur les bateaux qui contemplent les étoiles filant sur la terre ronde.

(Robinson)
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Walktapus   03 décembre 2015
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
Face à la mort, quoi que nous fassions, nous ne serons pas différents d'un acteur qui tient son rôle. Un acteur qui tient son rôle, pas plus.
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Apoapo   30 octobre 2017
Le Café du coin de Sait Faik Abasiyanik
L'alcool, l'amour, la maison, la famille, l'amitié, l'amusement, les affaires de ce monde, et même une idée... Il est des jours où toutes ces choses ressemblent à des ballons rouges, verts, jaunes, orange percés par une aiguille ou une cigarette allumée. Tout perd instantanément sa couleur, sa légèreté, sa joie. Peut-on échapper à ces moments-là ? Existe-t-il des gens dont les ballons ne sont jamais percés ? Selon les jours, je les envie ou je les méprise.
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5Arabella   07 août 2018
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
Ils avaient dormi sous la même couverture, côte à côte, enlacés. La mort, familière, comme si elle était entrée en sa mère, lui avait pris toutes ses sensations, sa tendresse, sa douceur. Elle était juste un peu froide. La mort n'était pas aussi effrayante que nous le croyions. Elle était juste un peu froide, c'est tout...
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5Arabella   07 août 2018
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
J'ai peur d'aimer. Je sais que c'est une aventure solitaire qui me laissera tout désorienté, tout nu et désoeuvré sur le chemin que j'ai emprunté avec des désirs et des passions, et j'ai peur d'elle comme de l'obscurité, de l'hypocrisie, de la cruauté et de l'absence de liberté.
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Jevousdisquecestmoi   23 novembre 2011
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
Du coté de la Corne d’Or, l’hiver est plus rude, plus brumeux qu’à Istambul. Ceux qui se rendent de bonne heure au travail en brisant les blocs de boue gelée sur les trottoirs défoncés - maîtres d’école, maquignons et bouchers - faisaient une pause devant l’usine; ils buvaient du salep saupoudré de gingembre et de cannelle, tournant le dos au mur immense.

Ouvriers blonds, maîtres d’école, maquignons, bouchers et, parfois, écoliers pauvres, leurs précieuses mains enfouies dans des gants de laine enveloppant la tasse de salep, le nez enrhumé, la tête en grève, fumant comme un samovar chagrin, tournaient le dos au mur immense de l’usine ; ils buvaient à petites gorgées le salep saupoudré de leurs rêves d’avenir.
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Jevousdisquecestmoi   25 avril 2011
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
L'hiver sur la Corne d'Or est toujours plus rude et plus brumeux qu'à Istanbul. Ceux qui vont de bon matin à leur travail, écrasant sous leurs pieds la boue transformée en glace des rues mal pavées, tous ces instituteurs, ces marchands de bestiaux, ces bouchers, s'arrêtent devant l'usine et, s'abritant, un instant, au pieds du grand mur, demandent au marchand une tasse de sahlep saupoudré de cannelle et de gingembre. Tous ces ouvriers blonds au nez enrhumé, dont les mains précieuses portent des gants de laine et dont la tête fume, comme un samovar de cuivre jaune, mêlant les souffrances et les grèves, ces instituteurs, ces marchands de bestiaux, ces bouchers, et parfois quelques écoliers pauvres, s'appuient, le dos contre le mur de l'usine, et boivent à petites gorgées de ce sahlep saupoudré des suites de leurs rêves.
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5Arabella   07 août 2018
Le samovar de Sait Faik Abasiyanik
Quand Stelyanos se demandait s'il avait ou non vu un monstre, il restait songeur. Mais, quand d'autres lui posaient la question, il était si plein d'histoires de monstres, il en avait tellement vu passer en pleine nuit sur la surface sombre et phosphorescente de la mer, de ces énormes bêtes menaçantes, que, mêlant la réalité à la fiction, les créatures qui vivaient dans sa mémoire et son imagination, il en faisait sans peine de véritables animaux marins.
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