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Note moyenne 4.19 /5 (sur 43 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1966
Biographie :

Sylvie Wolfs alias Laguasso ( Nom Abénakis "Celle qui vit du rêve pour le rêve" qui m'a été donné par un homme médecine en 2005 )

Bibliographie :

L'oeil du Loup Noir, roman [auto-édition]
— Genre : témoignage romancé

Cheveux-de-Feu, roman [ Timée Edition - Lokomodo poche]
— Genre : saga historique (Irlande et Amérique 19ème Siècle)

Traque Sauvage, roman [Prisma ] roman finaliste Grand Prix Géo 2010) - Lokomodo poche]
— Genre : western

MA[CA]DAM ROSE ~ Chroniques d'une roadeuse, roman [Non édité]
— Genre : roman noir contemporain

To be continued.


Source : https://www.facebook.com/sylvie.wolfs.laguasso
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Sylvie Wolfs et ses lectures


Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire?

À la base, ce n`est pas la littérature, mais le cinéma qui m`a poussée à inventer des « univers parallèles ». Sergio Leone fut le tout premier, et ce, dès mon plus jeune âge. Ensuite, à l`adolescence, Stephen King est l`écrivain qui m`a donné envie (à proprement parler) d`écrire.
Me concernant, l`écriture est un moyen et non une fin.


Quel est l`auteur qui vous a donné envie d`arrêter d`écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?

Aucun, bien au contraire. Un roman exceptionnel me donne juste envie de me surpasser.


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

« Shining » de Stephen King et un roman que j`ai lu en 1986 : « Je suis de la nation du loup » de Jacques Serguine.


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

« Le tunnel » d`André Lacaze. Exceptionnel…


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Aucun. Je n`aime pas le mot « honte » et je ne suis pas une intellectuelle qui cherche à briller en étalant sa culture.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Peut-être « Je suis de la nation du loup » de Jacques Serguine. Mais je ne sais pas si c`est une « perle méconnue ».


Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Je ne suis personne pour juger de cela et je n`aime pas critiquer les livres d`autrui. Quand je n`aime pas (ce qui arrive souvent), je préfère me taire.


Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

"On oublie ce qu`on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu`il faut oublier."
Cormac McCarthy La route »)


Et en ce moment que lisez-vous ?

Je viens de terminer « L`enfant perdu » de John Hart. J`ai beaucoup aimé…



Mots pour mots : Sylvie Wolfs répond à ses lecteurs !



Dans le cadre de notre nouvelle opération "Mots pour Mots" , nous avons demandé à 100choses et à Mutinelle de poser quelques questions à Sylvie Wolfs autour de son roman "La Traque Sauvage" ! Voici leurs questions et les réponses de l`auteur :

Le style m`a semble très maîtrisé. Est-ce votre premier roman ?

Non. C’est mon 3ème roman.


Pourquoi ce choix du far-west et des mythologies indiennes ? D`où vient cette passion des westerns et des Indiens ?

Mon intérêt vient de l`enfance. Les westerns que je regardais à la télévision le dimanche après-midi (au temps où la télé me faisait encore rêver), et les Indiens représentaient pour moi la liberté, l`équité, le courage, la générosité… Tout ce qui me manque aujourd`hui dans notre société dite « évoluée et moderne ». L`image romantique de l`enfance et de l`adolescence s`est muée au fil du temps à un réel intérêt pour leurs coutumes et spiritualité. Dans certaines épreuves de ma vie, la spiritualité amérindienne m`a beaucoup aidée, soutenue… Je peux même dire aujourd`hui qu`elle m`a sauvée. Cela fait partie de moi, de ma façon de voir la vie, le monde, la mort également. Cependant, je précise que je ne suis pas une indianiste qui s`identifie aux Indiens pour exister, juste une passionnée qui essaie de ressentir leur magnifique culture.


Les descriptions sont très convaincantes, on est directement plongé dans l`ambiance. Cela vous a-t-il demandé de longues recherches avant de pouvoir entamer la rédaction du roman ?

Oui et non, car je m`intéresse à cet univers depuis ma plus tendre enfance. De plus, je pense que la création artistique est avant tout une affaire de ressenti et d`instinct. Je me refuse à « intellectualiser » mon écriture.


Les renseignements sur les Indiens sont-ils difficiles à trouver ? Comme par exemple sur la médecine indienne ?

Il existe de nombreux livres sur la question, et le Net a grandement démocratisé et facilité les recherches.


A quel point avez-vous brodé autour des légendes existantes ?

« La légende de la Femme-Louve est totalement fictive même si je me suis nourrie de légendes amérindiennes existantes.


Beaucoup d`éléments restent dans le flou, en particulier au sujet de l`identité/la nature de Jewell. De même, il est parfois complexe de démêler ce qui est réellement arrivé du rêve. Cela m`a un peu déstabilisée voire frustrée par moments. Est-ce un choix délibéré de perdre un peu le lecteur ? En saurons nous d`avantage par la suite ?

Que ce soit la construction particulière du roman, ou les non-dits, ou le fait de mêler le « rêve » à la « réalité », oui cela est un choix délibéré (et assumé). Je voulais que les lecteurs ressentent et vivent « en direct » les émotions de Jewell O`Connor : la peur, la frustration, les questionnements, etc. Après, tout est question de sensibilité si on parvient ou non à s`inscrire dans cette démarche…
Pour connaître le passé de Jewell, son enfance en Irlande, son arrivée en Amérique, son initiation par les Sioux, je conseille la lecture du prologue : « Cheveux-de-Feu » (J`aurais d`ailleurs peut-être bientôt une bonne nouvelle à annoncer concernant ce roman).
« Traque Sauvage » est le premier tome d`une série (les deux premiers épisodes), donc oui les lecteurs vont découvrir et comprendre des choses au fur et à mesure du récit… mon but n`étant pas de tout dévoiler dès le premier opus.


J’ai appris que le dessinateur de votre couverture doit sortir une BD. Comment s`est passée la rencontre avec le dessinateur ? Qu`a-t-il apporté à votre livre selon vous ?

Nous nous sommes rencontrés sur le Net, il y a plusieurs années déjà. Gilles Pascal a apporté à mon roman une belle illustration de couverture, et un visage à Jewell.


Comment avez-vous choisi le prénom de l`héroïne ? Jewell n`est pas un prénom commun.

C`est une pierre précieuse. Brute au départ, et qui s`affine pour devenir de plus en plus belle et "brillante". Ce sont les expériences et les épreuves qui se chargent de la polir et de la révéler.


Le personnage de Jewell m`a un peu fait penser à Calamity Jane, non pas forcément dans l`histoire mais plutôt dans le caractère. Est-ce voulu ?

Au contraire de Calamity, Jewell assume sa féminité et sa sexualité. J`y tenais et en cela elle est très moderne. Cependant, elles ont cela en commun d`être des féministes avant l`heure, en tenant tête aux hommes qui veulent leur imposer leur domination et les réduire au silence. Malheureusement, cela est toujours d`actualité de nos jours.


Combien de tomes sont prévus pour la série ?

Rien de défini encore, mais au moins trois tomes dans un premier temps. Tout dépend aussi de l`éditeur qui voudra me suivre sur la durée. Et peut-être ensuite, poursuivre par un spin-off.


Merci à Sylvie Wolfs pour ses réponses et sa disponibilité et 100choses et à Mutinelle pour leurs questions!

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Vidéo de

Bocal Local-Sylvie Wolfs présente "Traque sauvage"


Citations et extraits (9) Ajouter une citation
BobDarwin   30 septembre 2012
La Légende de la Femme-Louve, tome 2 : Traque Sauvage de Sylvie Wolfs
Cette présence, qu'elle avait toujours devinée, était maintenant révélée. La drogue de l'Apache avait abattu les barrières de son identité consciente pour faire ressurgir celle intime et cachée...
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BobDarwin   04 septembre 2012
L'Oeil du Loup noir : L'homme qui marche sur la Terre de Sylvie Wolfs
La vie dépose des pièges sur les chemins que nous croyons sans danger. Cette femme avait un visage aussi beau que son âme était torturée.
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Cielvariable   15 janvier 2019
La Légende de la Femme-Louve, tome 1 : Cheveux-de-Feu de Sylvie Wolfs
Il neigeait dru depuis quelques jours. Les survivants s’étaient réfugiés au cœur de l’hiver, dans les montagnes, et ils n’étaient plus qu’une poignée. La tribu avait perdu les trois quarts de ses membres. Plus de rires, plus de pleurs, juste le silence, brisé de temps à autre par les hennissements plaintifs des chevaux rescapés qui appelaient leur propre famille, elle aussi décimée.



Jewell se tenait à côté de son foyer, une peau de bison sur les épaules. Elle avait mal, au corps, à l’âme, au cœur… Elle ne cessait de penser aux morts qu’ils avaient laissés derrière eux pour sauver ceux qui pouvaient l’être encore. Elle imaginait leurs corps, à même le sol, pourrissant dans les feuilles et la boue. Personne n’était là pour elle offrir les cérémonies leur permettant de rejoindre la Terre des Nombreuses Loges. Personne n’était là pour garder leurs wanagis qui erraient maintenant dans la forêt.



Les morts étaient comme les vivants, égarés et abandonnés.



Jewell aurait aimé pouvoir pleurer pour faire éclater cette boule qui grandissait dans sa poitrine. Elle savait maintenant que leurs jours étaient comptés. Les Indiens, eux aussi, le savaient.



Elle avait peut-être juste rêvé cette vie parmi sa tribu. Une vie si pleine, si belle ! Pour la toute première fois de sa vie, les hommes ne l’avaient pas violée, battue et méprisée. Pour la toute première fois de sa vie, elle avait été entourée de l’affection des femmes, aussi bienveillantes avec elle qu’avec leurs propres enfants, grandissant sans peur, sans pleurs, déjà forts de leur propre identité. Il y avait une telle force en ce peuple, une profonde aptitude à la félicité.



Leurs cathédrales étaient les arbres et le ciel, leur souffle était le vent, leurs larmes étaient la pluie, leur colère les menaçants orages d’été, leur violence les arêtes acérées des montagnes… Leur Dieu était en tout cela à la fois, en la nature et les animaux qui les entouraient… Mais aussi en eux-mêmes et leur propre courage. Reconnaissants, simples, beaux et rudes comme cet univers dans lequel ils évoluaient. Ils ne cherchaient pas à s’en détacher, ce qui les rendait fiers et invincibles. Une part de la terre, et du ciel, de chaque chose animée et inanimée, visible et invisible. Ils n’avaient pas peur de la mort, ni de la vie. Ils se faisaient la guerre et l’amour. Ils savaient regarder autour d’eux et en eux-mêmes, accepter sans renoncer jamais, puissants et patients comme les bisons qui les nourrissaient et qu’ils vénéraient. Leurs rêves et leur vie étaient sacrés.
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BobDarwin   05 décembre 2012
La Légende de la Femme-Louve, tome 1 : Cheveux-de-Feu de Sylvie Wolfs
Ils prélèvent des richesses aux pauvres pour les donner aux riches, à l'inverse de ce que réclame l'honneur. Ils ne se respectent pas eux mêmes, ni ce qui les entourent. Notre peuple et toutes les nations rouges ne pourront jamais vivre aux côtés des Wasicus (Blancs)
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Cielvariable   15 janvier 2019
La Légende de la Femme-Louve, tome 1 : Cheveux-de-Feu de Sylvie Wolfs
Woodson City/Montana



Été 1871



Son corps était lourd. La douleur, mordante… Et cette peur qui l’agrippait. Au-dedans de ses entrailles, il y avait la mort et ses ombres malfaisantes. À l’extérieur de ses paupières closes, la vie… plus effrayante encore.



Un murmure, venant de très loin, tentait de la rassurer. Elle se laissa porter par la voix et les caresses qui l’apaisaient.



Une seconde, un jour, un siècle…



Et le frôlement, et la voix.



Jewell ouvrit les yeux, enfin. Des mouches tournoyaient inlassablement au-dessus d’elle. Son existence ne valait pas mieux que le vol stupide de ces insectes se nourrissant de la fange humaine. Au moins, elles savaient où elles allaient, même si ce n’était nulle part. Elles y mettaient toute leur ardeur. Fascinée, la jeune femme contemplait la danse tourbillonnante qui la ramenait à son sentiment d’impuissance.



Le dégoût lui noua davantage l’estomac. Quelque chose s’extirpa de son ventre. Elle ouvrit la bouche et une nuée bourdonnante s’en échappa. Celle-là même qui l’avait dévorée de l’intérieur pour y déposer leurs œufs. Bientôt, des larves continueraient à la ronger.



Agonie…



Les mouches tournoyaient, tournoyaient… de sa bouche au plafond.
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Sblly   24 août 2018
Ma[ca]dam rose de Sylvie Wolfs
Je longe ainsi de vastes prairies, comme un bateau sur un océan de verdure. Puis subitement, une bande ciselée au beau milieu des plaines se dessine... Et là, je bascule. Ailleurs. Je n'avance plus ; le paysage m'attire et m'absorbe. C'est lui qui vient à moi pour m'éblouir de sa splendeur. Les roches qui s'élèvent sont les tables des dieux antiques. Ils y festoient ; je les entends rire et chanter ! Les Badlands... J’en suis toute chavirée. Les larmes me montent aux yeux. Je cale le volant avec mes genoux et roule une clope pour éviter de chialer. Les bayadères aux robes blanches, roses, grises, jaunes dansent pour moi. Rien que pour moi... Et je suis aux premières loges ! Jamais, de tous mes voyages, je n’ai vu tel paysage. Saisissant. D’une beauté douloureuse. Je ne regarde plus la route, heureusement déserte, mais ces immenses labyrinthes où il semble si facile de se perdre. De s’oublier... Déjà.





Un panneau décrépi sur le bord de la route me sort de ma fascination. J'en suis soulagée. À la beauté se mêle toujours la peur, car elle est éphémère. « Station-service à un mile » : me voilà sauvée. Je quitte les divinités pour les hommes. Avec eux, au moins, je sais m'y prendre. Je suis une arnaqueuse de première ! Même si j’ai dépensé mes derniers dollars la veille, je n’ai d’autre choix que d’y faire une halte. J’ai plusieurs méthodes — pas toujours orthodoxes — pour surmonter les périodes de vache maigre. Souvent, ce sont les événements eux-mêmes qui placent les opportunités sur ma route. C’est quand on n’attend rien d’elle que la vie devient généreuse. Question de politesse...

© Sylvie Wolfs
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Sblly   25 juin 2019
Ma[ca]dam rose de Sylvie Wolfs
Il faut que tu parte seule, répond Stanley. La recherche de la vision ne se fait que dans la solitude. Je répète, les esprits sont intransigeant là-dessus! Will a tout préparé chez Rose avant de venir ici. Au cas où... Des vêtements chauds, la jument t'attend aussi. Elle te connait bien, elle a déjà voyagé avec toi à travers les mondes. Elle saura te mener là où tu dois aller. Je t'avoue, j'y croyais pas! Je suis un vieux fou qui a encore bien à apprendre...
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Sblly   25 juin 2019
Ma[ca]dam rose de Sylvie Wolfs
J'ai erré pour marcher jusqu'à Rose. Jusqu'à moi-même, guidée par le corbeau de mon esprit. Et Rose m'a montré ce chemin que je ne voulais pas voir ...

" Suis le corbeau à travers les ténèbres, il te mènera à la lumière ".
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Sblly   19 juin 2019
Ma[ca]dam rose de Sylvie Wolfs
Aucun doute George Thorogood qui dégueule son âme noire dans les haut-parleurs lui donne un second souffle.
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