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La Légende de la Femme-Louve tome 1 sur 2
EAN : 9782354010416
495 pages
Timée-Editions (21/02/2008)
4.07/5   15 notes
Résumé :
Jamais L’Irlandaise et le Sioux n’auraient dû se rencontrer.
Entre eux, un océan. Des océans…

1845. Jewell O’Connor et Zuzeca Cik’ala Iyasni ne sont encore que des enfants, mais déjà ils luttent pour leur survie dans un monde qui s’effondre. Pour elle, la famine. Pour lui, la guerre.
Pour eux deux, la barbarie.
Au fil des bonheurs, des apprentissages, des drames et des épreuves, ils cheminent l’un vers l’autre.

L’Ir... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
paikanne
  22 juillet 2011
Mon avis : ceux qui me lisent régulièrement savent tout le bien que j'ai pensé du roman Traque sauvage de Sylvie Wolfs, découvert au hasard de mes pérégrinations sur le Net. Lorsque j'ai su que Cheveux-de-Feu, publié voici quelques années, racontait l'histoire de Jewell avant les années de Traque sauvage, je me suis procuré le roman.
Bien sûr je partais avec un a priori positif car quand on a apprécié un "héros de papier", on est heureux de le retrouver ; j'étais donc ravie de retrouver Jewell même si je "parcourais la route à l'envers".
Nul regret de m'être embarquée pour ce voyage qui allait me conduire de l'Irlande sur le continent américain alors encore peu exploré mais en passe d'être ravagé…
Alternance de la narration dans ce récit qui présente une double histoire en parallèle : celle de Jewell dans une Irlande qu'elle aime mais qui sera bientôt la proie de la famine ; celle de Petit-Serpent, jeune Sioux qui apprend la vie au sein de son peuple. Chacun est confronté aux prémices de son destin futur et tâche d'être à l'écoute des signes qui lui permettront de faire des choix souvent essentiels…
La petite fille souffre depuis toujours dans sa chair et dans son coeur à cause de sa mère, la Mauvaise, dont l'horrible comportement ne peut être adouci que par l'amour de son père et de sa petite soeur. Mais la famine s'abat bientôt sur l'Irlande et Jewell va découvrir qu'il est toujours possible de s'enfoncer davantage dans la misère et la souffrance. Bientôt contrainte et forcée de faire le voyage vers le continent américain, elle prend bien vite la mesure de l'horrible sort qui lui est réservé, jusqu'à ce que l'Ouest sauvage l'appelle. Irrésistiblement.
Petit-Serpent, quant à lui, se doit d'apprendre encore et toujours, à l'unisson de la Nature, précieux présent dont les Indiens ont la garde depuis des temps immémoriaux. Curieux, courageux, intelligent, respectueux, il est impatient de découvrir le nom qui sera désormais le sien lorsque sera venu le moment. C'est par son intermédiaire que nous découvrons des pans de la culture des Indiens d'Amérique en une époque où leur temps est compté.
Pourquoi ai-je aimé ce roman ? À côté des mes "retrouvailles" avec Jewell, j'ai été enchantée par les pages dévoilant cette culture indienne à mille lieues de la nôtre, une conception de la vie respectueuse de l'autre, où la solidarité n'est pas un vain mot, où la Nature est reine et honorée comme il se doit, où les faibles ont leur place, où les esprits se manifestent généreusement. En totale opposition avec ce que Jewell a connu de "l'autre monde", celui qui se permet de vouloir transformer ces "Sauvages" à son image. On souffre avec Jewell, on souffre avec ces Indiens qui se savent d'ores et déjà condamnés mais qui lutteront jusqu'au bout contre les Tuniques Bleues.
Jewell rencontre son nouveau peuple et pour la première fois de sa vie se sent en harmonie avec elle-même…
La plume (!) de l'auteur est, m'a-t-il semblé, moins poétique que dans Traque sauvage mais tout aussi fluide et agréable à lire ; autour des deux protagonistes majeurs, gravitent des personnages attachants comme Phyllis, compagne d'infortune de Jewell, Martha, adolescente noire mutilée qui n'a connu que la misère et les bas-fonds new yorkais, Né-dans-les-Larmes, le frère de Petit-Serpent, Loup-qui-voit-Loin, définitivement lié à Jewell ou encore Mat, ce pionnier au destin tragique, amené à reconsidérer son point de vue sur les "Sauvages". Et puis les brutes sanguinaires qui se repaissent des massacres perpétrés à l'encontre de ces derniers, avec pour conséquence le caractère de Jewell découvert dans Traque sauvage.
"La caravane poursuivait sa migration vers l'Oregon, entre les rivières Kaw et Big Blue. le convoi progressait, dans sa torpeur habituelle et Jewell menait elle-même son chariot. Elle observait avec intérêt le paysage et ne s'en lassait pas. Elle allait de découverte en découverte et ne se serait jamais doutée comme ce pays pouvait être aussi grand et beau. Les chariots avaient atteint la rivière Platte qui déployait ses splendeurs à travers la prairie. Cette rivière-là n'avait rien de civilisé et, comme son nom l'indiquait, était aussi large que peu profonde. de loin en loin, Jewell apercevait des petites îles et des bancs de sable. de nombreux oiseaux la survolaient, que Jewell n'avait jamais vus ailleurs. C'était grandiose et la chaleur étouffante de ce mois de mai faisait trembler la surface des eaux calmes et majestueuses. Un sentiment de paix envahit Jewell, mais aussi d'humilité face à cette nature insoumise."
J'attends maintenant le retour de Jewell
Lien : http://paikanne.skynetblogs...
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solpoin
  13 mars 2013
Bon alors... Euh... Que dire. Voila bien longtemps que je n'avais pas dévoré un livre de la sorte! 487 âges avalées en à peine 48h. Un vrai bonheur, même si le terme n'est pas forcément très approprié.
Que dire sans tomber dans la groupie-tude de base? Belle histoire, des personnages qu'on déteste ou qu'on aime dès la première description. Une écriture fluide et efficace. Pas besoin de loooooongs paragraphes tolkiennistes pour nous décrire ce qu'on voit, ce que ressentent les personnages.
Je me suis faite embarquer comme une bleusaille! Je ne suis pourtant pas une grande fan de western mais là... C'est juste magique! On a envie de suivre ces personnages, de les voir vivre, on ressent les mêmes choses qu'eux, on a peur avec eux, on est tristes avec eux, on est heureux avec eux. Rares sont les auteurs qui arrivent à me faire ressentir ça. C'est vraiment du grand art, bravo Sylvie! (et je pourrai désormais casser la tête à tous ceux qui me disent que je suis cruelle avec mes personnages, elle est pire que moi, mais c'est ça qui est bon!)
Je conseille ce livre à tous! Que vous aimiez ou non les western, que vous aimiez ou non l'aventure, car on y découvre une belle culture souvent très méconnue chez nous, une belle philosophie, que l'on peut partager ou non, peu importe, dans tous les cas, on réfléchit. Ce n'est pas une lecture vide de sens. Vraiment, bravo!
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mutinelle
  28 novembre 2012
J'ai découvert Sylvie Wolfs il y a plus d'un an grâce à Babelio et à son titre Traque sauvage publié à l'époque chez Les nouveaux auteurs. J'ai beaucoup aimé son univers et j'avais très envie de découvrir la préquelle Cheveux-de-feu. J'ai un peu hésité jusqu'au moment où j'ai vu, sur la page facebook de l'auteur, que la série allait être rééditée chez Lokomodo, avec la préquelle intégrée en tant que tome 1 et le tout au prix du format poche.
Jewell est une enfant qui a eu le malheur de naitre pauvre au moment de la grande famine d'Irlande au milieu du dix-neuvième siècle. Mais elle est forte et survit envers et contre tout. Son histoire est une épopée, comme seule savait en faire naitre ces époques où l'homme blanc ne dominait pas encore la totalité de la planète. Depuis les champs affamés de l'Irlande, en passant par les bas fond de New-York, pour arriver dans les grandes pleines de l'ouest, suivez Jewell dans sa course pour la survie.
J'avais beaucoup apprécié Traque sauvage et j'avais hâte de découvrir ce qui avait façonné le caractère de Jewell, cette force de la nature qui avance envers et contre tout, et même si certains aspects de son passé sont évoqués dans ce premier livre (premier par ordre de lecture chronologique, pas dans la suite de l'histoire), Cheveux-de-feu nous explique tout dans son intégralité.
Ce livre est très dur, à l'image de la vie de cette époque, où seuls survivaient les plus forts, ceux qui s'accrochaient à la moindre lumière, qui rendaient coup pour coup et avaient la force d'avancer. Jewell fait partie de ces personnes qui allient juste assez de forces et d'humanité pour continuer sans pour autant écraser les autres. Moi qui aime beaucoup l'intra-histoire, j'ai particulièrement aimé découvrir le quotidien de la population de cette époque, suivant les pays et les régions. L'auteur a fait un énorme travail là dessus, de documentation essentiellement pour rester fidèle aux us et coutumes. Si pour les Irlandais et les pionniers cela n'a rien d'exceptionnel, c'est autre chose pour ce qui est des indiens (à mes yeux). En savoir autant sur ce peuple si ancien et mystérieux et nous le faire partager avec autant de passion ! Bref, j'ai adoré !
Beaucoup de personnages qui croisent la route de Jewell sont caricaturaux, mais cela ne dénature vraiment pas le récit de sa vie. Car malheureusement ces gens ont réellement existé. Ce qui parfois m'a dérangé c'est que Jewell en rencontre autant en une seule vie, et encore juste sur les premières années de sa vie. Mais la narration est tellement prenante que l'on se laisse porter par l'histoire, qu'on continue à lire et qu'on oublie vite tout ça, pressé de voir comment notre héroïne va s'en sortir.
À côte de cela, l'auteure nous immerge dans la vie d'une tribus Sioux, nous faisant découvrir leurs coutumes, leur religion, leur façon d'appréhender le monde, celle de voir les hommes blancs qu'ils ne comprennent pas. J'en ai appris beaucoup et, même si cela n'est pas nouveau pour moi, a vraiment remis en perspective les bons et les méchants de cette époque. Avoir un autre point de vu, ça aide à vraiment à comprendre pas mal de choses…
Au delà de l'histoire qu'il narre, ce livre est un mélange d'horreur, celle dont est capable la nature humaine, et d'espoir, celui dont seul savent encore avoir ceux qui ont vécu le pire. Un vrai condensé de la nature humaine, qui malgré le temps, n'évolue finalement pas beaucoup.
Lien : http://mutietseslivres.com/2..
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MonsieurLoup
  18 février 2022
Promis comme un western mâtiné de fantastique et résolument féministe - donc tout pour me plaire -, j'en suis ressorti au final plutôt mitigé.
Malgré de nombreux éléments pour en faire un bon bouquin, le roman est largement desservi par sa narration.
Trop dans le "tell" plutôt que dans le "show", on nous dit qu'il s'est passé tels événements ou telles choses avec telles conséquences, sans nous les montrer ou nous les faire vivre, si bien qu'on reste très extérieur émotionnellement à ce qu'il se passe. Difficile alors de s'attacher aux personnages, de s'inquiéter ou de s'emballer pour eux, ou de se passionner pour l'intrigue.
Reste néanmoins quelques scènes marquantes et quelques bonnes idées, même si j'aurais aimé un peu plus de fantastique.
Par contre certaines scènes sont largement susceptibles d'être des trigger warnings pour les lecteurices (violences faites au femmes, agressions, viols...).
Le deuxième tome est du même acabit.
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brebisemplumee
  22 octobre 2014
Ce livre est classé en fantastique. En fait, ce livre est surtout un western.
Nous sommes au 19ème siècle.
L'histoire déroule en parallèle la vie de Jewel jeune irlandaise aux prises avec la famine et Petit-Serpent-Immobile jeune indien vivant dans le grand ouest.
Jewel après bien des épreuves partira en Amérique. Elle subira toutes les atrocités qu'une jeune fille de l'époque peut subir. Elle finira par partir dans le grand ouest et se retrouvera dans la tribus de Petit Serpent Immobile.
Ce livre est réaliste, mais pas gore, dans se représentation de la vie de l'époque. Il dénonce aussi l'attitude des blancs dans leur campagne d'éradication systématique des indiens, de leur environnement. Il oppose la vision blanche de la civilisation et celle des indiens.
A noter que la partie fantastique apparaît dans les rituels indiens et seulement là.
Un bon livre à lire pour remettre en question notre mode de vie.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   15 janvier 2019
Il neigeait dru depuis quelques jours. Les survivants s’étaient réfugiés au cœur de l’hiver, dans les montagnes, et ils n’étaient plus qu’une poignée. La tribu avait perdu les trois quarts de ses membres. Plus de rires, plus de pleurs, juste le silence, brisé de temps à autre par les hennissements plaintifs des chevaux rescapés qui appelaient leur propre famille, elle aussi décimée.

Jewell se tenait à côté de son foyer, une peau de bison sur les épaules. Elle avait mal, au corps, à l’âme, au cœur… Elle ne cessait de penser aux morts qu’ils avaient laissés derrière eux pour sauver ceux qui pouvaient l’être encore. Elle imaginait leurs corps, à même le sol, pourrissant dans les feuilles et la boue. Personne n’était là pour elle offrir les cérémonies leur permettant de rejoindre la Terre des Nombreuses Loges. Personne n’était là pour garder leurs wanagis qui erraient maintenant dans la forêt.

Les morts étaient comme les vivants, égarés et abandonnés.

Jewell aurait aimé pouvoir pleurer pour faire éclater cette boule qui grandissait dans sa poitrine. Elle savait maintenant que leurs jours étaient comptés. Les Indiens, eux aussi, le savaient.

Elle avait peut-être juste rêvé cette vie parmi sa tribu. Une vie si pleine, si belle ! Pour la toute première fois de sa vie, les hommes ne l’avaient pas violée, battue et méprisée. Pour la toute première fois de sa vie, elle avait été entourée de l’affection des femmes, aussi bienveillantes avec elle qu’avec leurs propres enfants, grandissant sans peur, sans pleurs, déjà forts de leur propre identité. Il y avait une telle force en ce peuple, une profonde aptitude à la félicité.

Leurs cathédrales étaient les arbres et le ciel, leur souffle était le vent, leurs larmes étaient la pluie, leur colère les menaçants orages d’été, leur violence les arêtes acérées des montagnes… Leur Dieu était en tout cela à la fois, en la nature et les animaux qui les entouraient… Mais aussi en eux-mêmes et leur propre courage. Reconnaissants, simples, beaux et rudes comme cet univers dans lequel ils évoluaient. Ils ne cherchaient pas à s’en détacher, ce qui les rendait fiers et invincibles. Une part de la terre, et du ciel, de chaque chose animée et inanimée, visible et invisible. Ils n’avaient pas peur de la mort, ni de la vie. Ils se faisaient la guerre et l’amour. Ils savaient regarder autour d’eux et en eux-mêmes, accepter sans renoncer jamais, puissants et patients comme les bisons qui les nourrissaient et qu’ils vénéraient. Leurs rêves et leur vie étaient sacrés.
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CielvariableCielvariable   15 janvier 2019
Woodson City/Montana

Été 1871

Son corps était lourd. La douleur, mordante… Et cette peur qui l’agrippait. Au-dedans de ses entrailles, il y avait la mort et ses ombres malfaisantes. À l’extérieur de ses paupières closes, la vie… plus effrayante encore.

Un murmure, venant de très loin, tentait de la rassurer. Elle se laissa porter par la voix et les caresses qui l’apaisaient.

Une seconde, un jour, un siècle…

Et le frôlement, et la voix.

Jewell ouvrit les yeux, enfin. Des mouches tournoyaient inlassablement au-dessus d’elle. Son existence ne valait pas mieux que le vol stupide de ces insectes se nourrissant de la fange humaine. Au moins, elles savaient où elles allaient, même si ce n’était nulle part. Elles y mettaient toute leur ardeur. Fascinée, la jeune femme contemplait la danse tourbillonnante qui la ramenait à son sentiment d’impuissance.

Le dégoût lui noua davantage l’estomac. Quelque chose s’extirpa de son ventre. Elle ouvrit la bouche et une nuée bourdonnante s’en échappa. Celle-là même qui l’avait dévorée de l’intérieur pour y déposer leurs œufs. Bientôt, des larves continueraient à la ronger.

Agonie…

Les mouches tournoyaient, tournoyaient… de sa bouche au plafond.
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BobDarwinBobDarwin   05 décembre 2012
Ils prélèvent des richesses aux pauvres pour les donner aux riches, à l'inverse de ce que réclame l'honneur. Ils ne se respectent pas eux mêmes, ni ce qui les entourent. Notre peuple et toutes les nations rouges ne pourront jamais vivre aux côtés des Wasicus (Blancs)
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