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Note moyenne 3.63 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : Hongrie
Né(e) : 1964
Biographie :

Auteur hongrois

Szilárd Borbély a enseigné la littérature hongroise à l'Université de Debrecen et a traduit un certain nombre d'ouvrages depuis l'allemand et l'anglais.

C'est par sa poésie qu'il s'est fait connaître sur la scène littéraire (son premier recueil, "Adatok", a été publié en 1988 aux éditions Data alors qu'il était encore étudiant). Mais il est également l'auteur de pièces de théâtre, d'essais et d'ouvrages sur l'histoire de la littérature. "La miséricorde des cœurs" est son seul roman.

Parmi ses influences, il citait Péter Esterházy, Franz Kafka et Péter Nádas. Szilárd Borbély est considéré comme l'un des écrivains hongrois les plus importants des 25 dernières années. Il a ainsi reçu plusieurs prix littéraires hongrois prestigieux, tels que le Prix Tibor Déry, le Prix Attila József et le Prix Milán Füst. Szilárd Borbély est mort en 2014.
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Source : http://www.christianbourgois-editeur.com/fiche-auteur.php?Id=454
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Bibliographie de Szilàrd Borbély   (1)Voir plus

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   20 mai 2015
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Ils considéraient les biens juifs comme les leurs,parce qu'on leur répétait depuis des années que c'était à eux que les juifs les avaient pris.Qu'ils les avaient pris aux Hongrois.Et qu'il fallait les récupérer.Les restituer à leurs propriétaires légitimes.p.193
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JeanPierreV   21 novembre 2015
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Le Juif est celui que tout le monde déteste. Celui que les gens rejettent seulement parce qu’il est juif. Celui dont ils ont accepté l’aide, mais à qui ils ne peuvent pas pardonner de les avoir aidés. Celui qui porte une étoile sur le front. Celui qu’ils n’acceptent pas. (P. 207)
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Omnibusse   23 novembre 2016
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Nous marchons et nous nous taisons. Trente et un ans nous séparent. Trente et un est un chiffre indivisible. Trente et un ne se divise que par lui-même. Et par l'unité. Voilà la solitude qui nous sépare. Impossible de la fractionner. Il faut la trimbaler dans son entier.
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Omnibusse   06 décembre 2016
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Au lieu du blanc, quelques pétales bleus apaisaient le deuil, l'adieu aux désirs et le noir de la disparition. Dans le chagrin, elles ont réussi à introduire en fraude un peu de joie. Dans la résignation, un tantinet d'espérance.
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Malcorpi   05 mars 2015
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Dans le nord-est de la Hongrie, douze ans après la répression de l'insurrection de 1956, une famille multiplie les efforts pour subsister quotidiennement. Le jeune fils observe et rend compte des réactions de ceux qui l'entourent : sa mère - fille d'un koulak -, son père - fils du seul Juif rescapé du village -, sa grande soeur et son petit frère, sa tante, ses grands-parents et les gens du village. Son récit permet de reconstituer l'histoire de cette famille et, en filigrane, celle de la Hongrie depuis le début du xxe siècle : les traumatismes provoqués par les affrontements de la Grande Guerre, le retour des rescapés du goulag ou les mesures communistes d'expropriation des terres... Écrit avec une précision ethnographique rare, La Miséricorde des coeurs témoigne d'un long cheminement, d'une lutte incessante pour échapper au destin et devenir libre. « L'effrayante situation de notre pays. J'ai le sentiment, j'ai l'intuition de vivre dans une société malade qui rend ses membres malades », m'a écrit dans une de ses lettres Szilárd Borbély. Il a été le poète le plus prometteur et le plus perdu de la poésie hongroise qui aurait pu prétendre à un grand et brillant avenir. » Imre Kertész « Personne n'avait jamais écrit d'une manière si belle et en même temps si impitoyable sur la misère dans les villages reculés des terres hongroises. [...] Ses phrases sont d'une précision chirurgicale et le rythme soutenu qu'il tient tout du long ne fait que renforcer la puissance de ce qu'il décrit. » Nicole Henneberg, Frankfurter Allgemeine Zeitung
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Corboland78   16 octobre 2016
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Vous savez bien que nous sommes des réprouvés. Les gens nous haïssent dans ce village. On nous déteste dans tous les villages. N’oubliez pas de faire toujours attention à ce que vous dites, où vous le dites et devant qui vous le dite. Devant les enfants des gens du Parti, gardez le silence. Ne jouez même pas avec eux. C’est plus sûr. Vous devez toujours vous taire. Vous ne devez parler avec personne. Vous ne devez jouer avec personne. Vous ne devez raconter à personne qui vous êtes. Vous ne devez pas jouer en bande avec les autres, avec les enfants des paysans, parce que vous serez toujours les boucs émissaires. Les moutons noirs. C’est vous que les gens rendront responsables de tout.
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JeanPierreV   21 novembre 2015
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Ils crient «Dieu! Dieu!». Pourtant il est interdit de le dire. Selon le cercle des initiés, Dieu n’existe pas. Il est même interdit aux membres du Parti de croire en lui. Ils vont chaque semaine à la Maison du parti. Et là personne ne croit en Dieu (P. 26)
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JeanPierreV   21 novembre 2015
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Il est interdit de parler du passé. Les vieux disent «de l’ancien temps». Les choses dont on ne parle pas n’existent pas. «Du passé faisons table rase» chantent les gens sous la direction du chantre, comme à un enterrement (P. 10)
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JeanPierreV   21 novembre 2015
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
La judéité ne se voit pas. Juif, ce n’est qu’un mot. Il est partout, parce qu’on en parle partout, mais il est invisible. Le Juif, c’est l’œil jaune au revers de la feuille de pomme de terre. Il suffit de la retourner et il est là. On l’écrase entre les ongles, comme les poux. Le Juif, c’est la fleur jaune du pissenlit. Le juif, c’est l’étoile jaune dont on parle, mais que je n’ai jamais vue. (P. 187)
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JeanPierreV   21 novembre 2015
La miséricorde des coeurs de Szilàrd Borbély
Tu dois prier comme si tu allais mourir demain. Et tu dois travailler comme si tu devais vivre être éternellement (P. 100)
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