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Note moyenne 4.02 /5 (sur 2119 notes)

Nationalité : Islande
Né(e) à : Reykjavik , le 17/12/1963
Biographie :

Jón Kalman Stefánsson est un romancier, poète et traducteur islandais.

Il grandit à Reykjavík et à Keflavík. Après avoir fini ses études au collège en 1982, il travailla en Islande de l'ouest (dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie). Il entreprit ensuite des études en littérature à l'Université d'Islande de 1986 à 1991, mais sans les terminer. Pendant cette période, il donna des cours dans différentes écoles et rédigea des articles pour le journal Morgunblaðið.

De 1992 à 1995, il vécut à Copenhague, où il participa à divers travaux et s'adonna à une lecture assidue. Il rentra en Islande et s'occupa de la Bibliothèque municipale de Mosfellsbær jusqu'en 2000.

Son premier roman paraît en 1997 en Islande, mais c’est avec la trilogie romanesque composée de "Entre ciel et terre" ("Himnaríki og helvíti", 2007), "La Tristesse des anges" ("Harmur englanna", 2009) et "Le Cœur de l’homme" ("Hjarta mannsins", 2011), qu’il s’impose dans le monde entier comme un écrivain de premier plan.

Il a reçu de nombreuses distinctions dans l’ensemble des pays où son œuvre est traduite. En France, son roman "D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds" ("Fiskarnir hafa enga fætur", 2013), prix Millepages, Meilleur livre étranger 2015 Lire, a été finaliste du prix Médicis étranger.
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Jón Kalman Stefánsson : Entre ciel et terre (France Culture). Diffusion sur France Culture les 19, 20, 21, 22 et 23 octobre 2020. Photographie : Jon Kalman Stefensson © Photo Roberto Frankenberg. Adaptation : Gabriel Dufay. Traduction : Éric Boury. Réalisation : Laurence Courtois. Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière. « Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts. » Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du "Paradis perdu", du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður… Présentation du site Gallimard Avec : Grégoire Monsaingeon (Narration), Pierre Rochefort (Bárður), Tom Boyaval (Le Gamin), Jean-Pierre Becker (Pétur), Laurent Mothe (Gvendur), Frédéric Rose (Einar), Emmanuel Lemire (Arni), Diana Sakalauskaité (Andréa), Pauline Lorillard (La mère), Blanche Cluzet (Helga), Clara Noël (Ragnheiður), François Chattot (Kolbeinn) et Myriam Ajar (Geirþrúður) Musique originale : Quentin Sirjacq. Interprétation : le Quatuor Daphnis et Quentin Sirjacq Eva Zavaro : violon Yaoré Talibart : violon Violaine Despeyroux : alto Alexis Derouin : violoncelle Bruitage : Sophie Bissantz. Prise de son, montage et mixage : Claude Niort, Étienne Colin. Assistante à la réalisation : Claire Chaineaux. "Entre ciel et terre" est publié aux éditions Gallimard. 00:00 Épisode 1 : Nous sommes presque uniquement constitué de ténèbres - Autour de 1900, en Islande, Bárður et un garçon quittent au cours d'une nuit polaire leur fjord pour pêcher en haute mer le cabillaud. 25:10 Épisode 2 : "Le Paradis perdu" de John Milton - Ce matin, le vent souffle, et il va falloir ramer profond pour attraper des poissons et gagner de quoi vivre. Pour se donner du courage, le gamin a avalé un peu d’élixir de vie, et Bárður, lui, a relu quelques vers du Paradis perdu de John Milton. 49:44 Épisode 3 : Mon amour pour une vareuse - L’averse de neige se rapproche et réduit le monde, ils ne voient qu’à quelques mètres devant eux et tout ce qu’ils distinguent, ce sont des vagues qui grandissent, des creux qui s’approfondissent. La barque se soulève et redescend...! 01:14:17 Épisode 4 : L’enfer, c’est ne pas savoir si l’on est vivant ou mort - Le gamin ne s’est pas endormi au creux de ce trou dans la neige. Ce furent sa conscience et ses scrupules qui maintinrent le sommeil et la mort à distance. 01:38:33 Épisode 5 : Le gamin - En Islande, entre ciel et terre, il n’y a pas si longtemps, le gamin a perdu son meilleur ami Bárður, pêcheur à la morue mort de froid en mer, à cause de la poésie, à cause du "Paradis perdu" de John Milton. Source : France Culture

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Citations et extraits (1531) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseur   12 avril 2013
Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson
Celui qui meurt se transforme immédiatement en passé. Peu importe combien il était important, combien il était bon, combien sa volonté de vivre était forte et combien l'existence était impensable sans lui : touché ! dit la mort, alors, la vie s'évanouit en une fraction de seconde et la personne se transforme en passé. Tout ce qui lui était attaché devient un souvenir que vous luttez pour conserver et c'est une trahison que d'oublier. Oublier la manière dont elle buvait son café. La manière dont elle riait. Cette façon qu'elle avait de lever les yeux. Et pourtant, pourtant, vous oubliez. C'est la vie qui l'exige. Vous oubliez lentement, mais sûrement, et la douleur peut être telle qu'elle vous transperce le coeur.
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carre   27 septembre 2013
Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson
sa mère se tenait debout, les yeux perdus dans un vague lointain, les bras le long du corps, comme morts, quel enfer que d'avoir des bras et personne à étreindre.
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carre   14 septembre 2013
Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson
Il est peu de choses aussi belles que la mer par une magnifique journée ou par une nuit limpide, quand elle rêve et que le clair de lune est la somme de ses rêves.
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Jón Kalman Stefánsson
Bookycooky   03 mai 2020
Jón Kalman Stefánsson
L'idée d'étreindre un arbre me plait.....parce que nous étreignons non seulement "un être vivant", mais quelque chose de vital qui fait partie de la nature, de la terre. Quand on touche le tronc d'un arbre on effleure en même temps ses racines qui s'allongent en profondeur. En conséquence notre caresse monte à la cime des arbres, se dirige vers le ciel, et redescend vers la terre où nous irons tous en fin de Vie. Étreigner un arbre signifie étreindre le monde entier.

La Lettura 3/05/2020
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patrick75   08 janvier 2013
Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson
Il est facile de se bercer d'illusions lorsqu'on est seul, on peut presque se fabriquer une personnalité, se montrer plein de sagesse, de mesure, avoir réponse à tout, mais il en va autrement parmi les gens, la chose nécessite un effort, là, tu n'es plus aussi mesuré, absolument pas aussi sage, parfois, tu n'es même qu'un fichu crétin qui débite toutes sortes d'âneries.
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joedi   13 mars 2013
Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson
L'enfer, c'est d'être mort et de prendre conscience que vous n'avez pas accordé assez d'attention à la vie à l'époque où vous en aviez la possiblité.
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Jón Kalman Stefánsson
Eve-Yeshe   22 novembre 2015
Jón Kalman Stefánsson
Certains mots sont des balles de fusil, d'autres des notes de violon. certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires.

in "Entre ciel et terre"
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andman   19 septembre 2018
Ásta de Jón Kalman Stefánsson
Les lecteurs assidus, surtout quand ce sont des lectrices, sont plus ouverts que d'autres aux souffrances de la vie. La poésie et la littérature les rendent plus sensibles. La lecture ouvre tant d'espaces à l'intérieur des gens.
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joedi   12 mars 2013
Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson
Il est sain pour un être humain de se tenir, seul, au creux de la nuit, il s'unit alors au silence et ressent comme une connivence pourtant susceptible de se changer instantanément en une douloureuse solitude.
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joedi   21 août 2015
D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds de Jón Kalman Stefánsson
... celui qui ne ressent aucune souffrance et n'est pas bouleversé face à la vie a le cœur froid et n'a jamais vécu — voilà pourquoi vous devez être reconnaissant de verser ces larmes.
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