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3.15/5 (sur 33 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1966
Biographie :

Thierry Clermont, né en 1966, est un journaliste, critique musical et poète français. Il travaille au Figaro Littéraire. Il a publié plusieurs recueils de poèmes dont, en 2010, Jubilate ! poèmes pour soprano aux Éditions de la Différence ainsi que Le Rire des belettes chez Naïve en 2012, et un récit vénitien, San Michele, aux Éditions du Seuil (Prix Méditerranée 2015). En 2020 est paru son roman cubain : Barroco bordello (Le Seuil), finaliste du Prix Femina.

Écrivain et journaliste, Thierry Clermont est l’auteur entre autres de « San Michele », Le Seuil, 2014, prix Méditerranée essai, et de « Barroco Bordello », Le Seuil, 2020.

Source : www.franceinfo.fr/.../thierry-clermont-san-michele-
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Lecture de Thierry Clermont tiré du livre Figures d'écrivains, dirigé par Étienne de Montety. Découvrez un portrait inédit de la littérature française. La visage, la plume et la voix de 70 grandes figures des lettres réunies pour un cadavre exquis historique. Pour en savoir plus : https://www.albin-michel.fr/figures-decrivains-9782226436351


Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
C'etait plus fort que lui : Chateaubriand ne pouvait séjourner dans une ville ou un village sans en visiter Ie cimetière. Les Mémoires d'outre-tombe en temoignent, avec prés de quatre-vingts occurrences.

Durant son exil anglais, il passe par celui de Harrow et s'assoit au pied de l'orme que lord Byron chérissait. A Londres, il logeait dans un galetas dont la lucame donnait sur un cimetière (« Chaque nuit la crécelle du watchman m’annonçait que l'on venait de voler des cadavres »). On Ie retrouve ensuite parmi les tombes à Constantinople, Tunis, Bologne, Luceme, Waldmunchen.. .

Est-ce la disparition prématurée de Lucile, un jour de brumaire, qui l'a conduit vers cette passion morbide ? « Ma soeur fut enterrée parmi les pauvres : dans quel cimetiere fut-elle déposée ? dans quel flot immobile d'un océan de morts fut-elle engloutie ? dans quelle maison expira-t-elle au sortir de la communauté des Dames de Saint-MicheI ? »
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Je songe à la confession de Chateaubriand, écrite lors de son deuxième et avant-demier séjour à Venise, à la fin de l'été 1833 ; il est alors âgé de 65 ans : « J'ai visité un beau cimetière : je n'oublie jamais les morts ; c'est notre famille. »

L'auteur de la Vie de Rancé avait un temps envisagé d'achever ses Mémoires d'outre-tombe au monastère de San Michèle, dans une cellule, loin du monde...
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Il y a cinq ou six ans de cela, en fouillant dans les boîtes d'un bouquiniste des quais de Seine, je m’étais promis d'acheter, les yeux fermés, le dixième et le vingtième livre que je toucherais. C'étaient respectivement un guide débroché des arbres de France, et Mort aux femmes nues ! d'une certaine Gypsy Rose Lee, dont je n'avaîs Jamais entendu parler. Le titre apparaissait en lettres noires sur fond jaune, rehaussé par le dessin d'un masque de carnaval traversé par une plume, dans la collection « Les reines du crime », recherchée par les amateurs de romans de gare, terme ayant aujourd'hui disparu, tout comme leurs lecteurs, dissous par le TGV et les écrans de téléphone. La mention du copyright indiquait The G-String Murders, © Simon & Schuster, 1941.

Par le plus curieux des hasards, Gypsy venait ainsi de rejoindre ma coterie de personnages oubliés, après avoir été flamboyants jusqu'au dernier souffle. On pouvait donc rebattre les cartes et remonter le cours du temps, en sautant par-dessus les siècles.
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« Savez-vous, jeune homme, qu'à chaque moment du jour, à chaque situation, correspond un passage de la Bible ? Immanquablement. Je la connais par cœur. »

Je lui ai demandé quel extrait correspondrait à notre dialogue imprévu, sur la côte nord de Long Island, à bientôt 5 heures du matin.

Sans hésiter, il m'a répondu : « Veilleur, où en est la nuit ? C'est dans le livre prophétique d'Ésaïe, chapitre 21. »
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Quand Federico García Lorca débarque de l’Olympic armé par la White Star Line Ie 26 juin 1929 à New York, pour un sejour de six mois, iI est déjà un poète reconnu, et attendu sur place par la communauté artistique espagnole, venue saluer l'auteur du Romancero gitano, où íl chante avec ardeur les amours charnelles, la lune et la nuit tremblante, les roses et les jacinthes, le couteau des Gitans, et l'ermitage de San Miguel á Grenade.

(…)

Federico Garcia Lorca écrit, fébrile, tendu et inspiré par la ville électrique et sans sommeil, cette monstrueuse merveille aux beautés imprévisibles, celle qui excite le « cheval bleu de sa folie », selon son expression. Il compose, plutôt, jouant sur les tonalltés, du majeur au mineur, avec pour basse continue la rumeur, celle qui s'échappe de Wall Street, des usines de Brooklyn, des quais du métro aérien, du blues des rues, de la mêlée humaine, des rondes d'enfants dans Central Park, des faubourgs populeux du Queens, celle qui traverse les troncs d'arbres, les cages d'ascenseur et la « terrible multitude » ou encore des théâtres de la 42e Rue et des bars clandestins. Et pour finir, le chambard qui a suivi le premier krach boursier de l'Histoire, le 24 octobre 1929, dit le Jeudi noir.

Du cri à la lamentation, de l'épique à la confession, c'est une trentaine de poèmes que Lorca a réunis dans son recueil Poeta en Nueva York. complété par une ode musicale aux Noirs de Cuba, où il se rendra quelques mois plus tard. Des vers qui filent en méandres et en arabesques, de Battery Park au pont de Brooklyn, célébré dans un Nocturne, en passant par Chinatown, le sommet du Chrysler Building et la fête perpétuelle de Coney Island, qu'il visite au début de l'été, avec, dit-il, « ce regard qui tremble nu dans l'alcool », alors qu'il surprend une femme obèse vomissant sur le sable.
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- Pourquoi les gens ont-ils ri lors de mon discours ? Ça n'avait rien de comique... Déjà les effets de l'alcool ? Pour une fois que je m'étais appliqué, préparé...

Ils ne se sont pas moqués de toi, directement en tout cas. De toute façon, presque personne n’a compris ton anglais. Et puis les invités attendaient les toasts avec impatience. Ils ont plutôt réagi à ma traduction de ton texte en russe.

C'est-à-dire ? Je ne comprends pas.

- Disons que j'ai pris quelques libertés avec la traduction...

- À savoir ?

- Il y avait une de tes phrases qui sonnait un peu ridicule, emphatique, tout à la fin. Je l'ai donc changée, sans ta permission, et à tes dépens.

- Continue...

- Je cite de mémoire, ça a donné, en russe : « Je vous aime bien, moi le Frenchy, tous ici présents, surtout la petite blonde fofolle qui est à mes côtés... Mais je commence vraiment à m emmerder ici. J'ai l'impresslon d'être à Moscou. Quand est-ce qu on boit un coup ? »
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- Arrête un peu, avec tes citations, tes références... Faut toujours que tu parles en empruntant les mots des autres. Tu joues à cache-cache avec toi-même ? Avec ta tronche de party pooper.

- C'est-à-dire party pooper ?

- Pisse-froid, casse-joie, si tu préfères. C'est le mec qui gâche la fête à lui tout seul.

- Je suis comme ça, et je ne changerai pas. En quel honneur ? Pour te faire plaisir ? Je suis aussi ce que je lis, ce que j'ai lu, dans les grandes voix d'hier, celles des revenants qui m'accompagnent et me soutiennent.
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J'aimerais aussi qu'on parle du discours de mariage. Tu y as pensé ? On dit une « épitralâme », n'est-ce pas ?

- Un épithalame... C'est à la fois un honneur pour moi et aussi une contrainte. Que veux-tu que je raconte ? Que je célèbre l'union de deux êtres ? Que je fasse ton éloge ? Que l'on parle de nous deux aussi ?

- Un peu de tout ça. Je te fais confiance. N'hésite pas à faire mon portrait avec plein d'éloges. Et gloire à l'amour !
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Kathryn Szokâ me l'a appris : à vingt ans à peine, Herman Melville avait tenté, en compagnie de son frère aîné Gansevoort, de s'engager à bord d'un baleinier ayant jeté l'ancre près de Sag Harbor, sans succès, avant de se rabattre quelques semaines plus tard sur un navire marchand, le St. Lawrence, sur lequel il embarque comme novice, cap sur Liverpool.

Elle saisit un exemplaire de Moby Dick, débordant de marque-pages colorés, le feuillette et me conseille : « Relisez le chapitre XIII, il y évoque cette première tentative d'expérience maritime à Sag Harbor, à travers le personnage du harponneur venu des mers du Sud, Queequeg, le grand ami d'Ismaël, et ce, de façon à peine détournée. »
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Va au diable avec ta culture et tes citations à tout bout de champ.

Tu n’es qu’un lécheur de virgules.
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