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Note moyenne 4.14 /5 (sur 111 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 10 juin 1956
Mort(e) à : Agen , le 16 avril 1997
Biographie :

Né en 1956 à Paris, Thierry Metz s'installe à l'âge de 21 ans près d'Agen avec sa famille. Il partage son temps entre des travaux de manœuvre sur des chantiers qui lui permettent de gagner sa vie et des périodes de chômage durant lesquelles il écrit.

Il prend contact avec le poète Jean Cussat-Blanc dont la revue Résurrection sera la première à le publier dès 1978 et jusqu'à la reconnaissance de son travail. Cette reconnaissance se manifeste par l'obtention du prix Voronca en 1988, Sur la table inventée publié par Jacques Brémond, et enfin par la publication du Journal d'un manœuvre chez L'Arpenteur Gallimard préfacé par le poète Jean Grosjean puis Lettres à la Bien Aimée. Ses recueils suivants seront publiés par des éditeurs indépendants et notamment par les éditions Opales puis Pleine Page à Bordeaux chez qui il publie L'Homme qui penche, Terre...
Dernière Publication : Poésies 1978 – 1997, Éditeur : Pierre Mainard (12/05/2017)
La mort accidentelle de son deuxième enfant en 1988 est un drame dont il ne se remettra jamais. Après plusieurs tentatives de sevrage alcoolique, épuisé de ne pouvoir résister aux cauchemars qui l'accablent, il se suicide le 16 avril 1997.

L'homme et son œuvre ont reçu l'hommage du monde de la poésie et des éditeurs qui continuent à en publier.

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/metz/metzthierry.html
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Terre – Thierry Metz lu par Lionel Mazari
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Citations et extraits (161) Voir plus Ajouter une citation
gouelan   31 juillet 2017
Le journal d'un manoeuvre de Thierry Metz
Je voulais marcher, c’est tout. Sortir un instant de ces besognes qui n’écoutent pas ce que nous sommes.

Marcher, dériver…

Lentement j’ai suivi le soleil…

Lentement…

Qu’importe ce que j’ai trouvé. Du vent et des ombres. Je passais.
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gouelan   29 juillet 2017
Le journal d'un manoeuvre de Thierry Metz
Le chef est italien, dur d'accent, dur de caractère. [...]

Il manie la pioche comme un bâton [...]

Ses mains déployées en disent long.

Il parle peu mais toujours du travail. D'une coulée de gestes qu'il dirige vers nous par le plus court chemin.

Discuter l'énerve, le déconcerte.

- Tu connais le travail ? Alors si tu connais le travail, tu le fais. Pourquoi me raconter des histoires? Tu dis que t'es maçon ? Et tu fais un travail qui n'est pas de niveau ! Autant appeler un passant dans la rue...

Il parlait d'un homme que l'entreprise avait embauché sur un autre chantier. Et qu'ils n'ont pas gardé.

Ici on n'attend pas. Il faut suivre ou rester avec les oiseaux.

Ici on ne trace pas l'arc-en-ciel autour de sa soif.
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nadejda   11 août 2011
Lettres à la bien-aimée de Thierry Metz
Croiser ta voix c'est entendre, au loin, un ruisseau.

C'est aller y chercher de l'eau, t'en donner.

Et seulement du bout des doigts, connaître la soif.
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berni_29   23 décembre 2018
Lettres à la bien-aimée de Thierry Metz
Dès l'aube, ne trouver dans le lit qu'un peu de soleil, que le jour qui se lève. Et les graines que j'avais laissées dans tes mains.
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gouelan   30 juillet 2017
Le journal d'un manoeuvre de Thierry Metz
Tu viens me rejoindre. Tu es là. Je t'aime.

Tu m'apportes quelques beignets dans une assiette. Du cidre. On parle un peu. On a le temps aujourd'hui. Qui pourrait venir ? Et moi je n'ai as à m'absenter...

Te regarder.

T’écouter.

C’est tout.

Tu vois : nous sommes pauvres.

Tu es l’aile que l’ange envie dans sa ténèbre.
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lenoute   10 octobre 2019
Terre de Thierry Metz
Je ne cesse, moi, de sillonner , de

bouger l'enclume.

Et dès que je suis seul

comme ici

je m'étoile.

Je couve.

Je découvre une voix

qui n'a pas dormi.
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Lazlo23   11 août 2018
Poésies 1978 - 1997 de Thierry Metz
LE SOMMEIL DES APÔTRES (extrait)



... Le désespoir , c'est le village courbé derrière son

rideau de nez brûlés

et de bouches malades,

c'est le village qui me ballade sous les linges de la pluie.

Le village qui perd ses tuiles d'automne, ses rigoles de promeneurs,

ses fontaines perlées de vigiles verdis et fragiles

Le village avec ses cinq doigts brûlants aux bornes desquelles



je dépose mes bagages,

C'est quand je remonte une rue de petits pavés

frétillants, malins comme des sourires de crevettes

quand j'ouvre un panneau de dentelle jaunâtre

un jupon de maison,

une toison de fenêtre,

quand son corps lisse et blanc me murmure les

silences de son veuvage,

l'immobilité dallée de sa fraîcheur de pierre,

ses odeurs de terre vécue, de tissus lointains,

de bois tordus et casaniers, l'atteinte soufflée d'un cœur de feu.

Le désespoir des gueules d'hameçon installées à la

terrasse des ferments d'orgueil...

+ Lire la suite
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moravia   06 octobre 2014
Le journal d'un manoeuvre de Thierry Metz
pour Georgette ,

la voix claire mais un peu cassée du sourcier.



Thierry



le 12/5/90

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coco4649   15 août 2017
Poésies 1978 - 1997 de Thierry Metz
POÉSIES 1978-1987





À l'arrêt des musiques

Quelques corbeaux bâillent

Et descendent en boitant

Sur une neige impossible

Qui se saigne à mourir

De n'avoir plus le temps

le temps d'enfiler le long

manteau des mimes.

                    1978



p.30
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gouelan   30 juillet 2017
Le journal d'un manoeuvre de Thierry Metz
22 juillet - Sous l'étoffe trop simple et qu'il veut trop gaie, Bernard cache une colère. Il la joue dans un rire qu'on dirait suspendu, comme à une branche, mais d'où s'échappent des frelons quand on l'enfume.
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