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Note moyenne 4.07 /5 (sur 1409 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Jujurieux, Ain , le 30/09/1934
Biographie :

Charles Juliet est un écrivain français.

Quatrième enfant d’une famille pauvre, il a un mois lorsque sa mère biologique est internée dans un hôpital psychiatrique (à la suite d'une tentative de suicide et pour son état mental dépressif). Il est ensuite placé à l'âge de trois mois dans une famille de paysans suisses qu'il ne quittera plus.

A douze ans, il entre dans une école militaire d'Aix dont il ressortira à vingt ans, pour être admis à l'École de Santé Militaire de Lyon. Trois ans plus tard, il abandonne ses études de médecine pour se consacrer exclusivement à l'écriture.

Il travaille quinze ans dans la solitude avant de voir paraître son premier livre, "Fragments" préfacé par Georges Haldas (Meurtre ou sacrifice). De ces "années lentes" remontent également des rencontres importantes avec d'autres artistes (Michel Leiris, Bram van Velde, Raoul Ubac, Pierre Soulages, Samuel Beckett...).

Il reçoit la reconnaissance du public avec "L'Année de l'éveil" (Grand prix des lectrices de Elle 1989), récit romancé de son expérience d'enfant de troupe. Il publie également aux éditions P.O.L un important "Journal" (tenu depuis 1957) en plusieurs volumes.

En 2010, il reçoit le Prix Jean Morer pour l'ensemble de son œuvre.

Ses poèmes et autres ouvrages sont traduits en allemand, espagnol, italien, anglais (E.U.), polonais, japonais, vietnamien, turc, coréen, chinois.

Charles Juliet a réalisé plusieurs séries d'émissions à France Culture et deux pièces radiophoniques ont été diffusées sur les antennes de cette station.

En 2013, il a reçu le Prix Goncourt de la poésie, pour l'ensemble de son œuvre et, en 2017, le Grand prix de littérature de l'Académie française, pour l'ensemble de son œuvre.
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Vidéo de
Charles Juliet Rencontres avec Bram van Velde, Samuel Beckett, Pierre Soulages - où Charles Juliet évoque ses rencontres avec Bram van Velde, Samuel Beckett et Pierre Soulages lors d'un voyage en taxi qui le conduit de la Gare de Lyon à Paris à la maison de la radio, le 19 février 2020 , et où l'on croise aussi Maxime Descombin, Roger Bissière et Nathalie Sarraute, à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L, dans la collection #formatpoche de la nouvelle édition augmentée de "Rencontres avec Bram van Velde"
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Citations et extraits (635) Voir plus Ajouter une citation
Malaura   08 mars 2012
Accueils de Charles Juliet
Si peu d’êtres savent qui vous êtes. Pourtant, ce n’est pas que vous soyez verrouillé, que vous refusiez le contact, ayez peur du regard qui pourrait se glisser en vous. Non. Ce sont eux qui ne vous prêtent pas attention, n’éprouvent pas le besoin de vous connaître, ne désirent pas recevoir plus que ce qu’ils vous ont permis de leur donner.
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Malaura   07 mars 2012
Accueils de Charles Juliet
Souvent, je n’ai en moi que des pierres. Pour que l’écriture me soit possible, il faut qu’elles fondent, que le feu intérieur les transforme en cette substance qui viendra se couler dans mes mots.
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Malaura   09 mars 2012
Accueils de Charles Juliet
Ma maison de mots, je la construis avec un grand souci de simplicité, de clarté, de rigueur. Pour bien recevoir mes mots, confie-toi au silence, rends-toi léger, transparent et laisse-toi bercer, porter, entraîner. Laisse les mots te pénétrer, rejoindre en toi ce qu’ils ont à te faire découvrir.

Et lorsque tu quitteras ma maison, je souhaiterais que tu sois plus clair, plus intense, que tu saches mieux voir, mieux aimer les autres et le monde, mieux apprécier les multiples beautés de la vie.

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GeraldineB   25 mai 2013
Dans la lumière des saisons de Charles Juliet
"Il faut parfois toute une existence pour parcourir le chemin qui mène de la peur et l'angoisse au consentement à soi-même. A l'adhésion à la vie."
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Loureal   23 novembre 2010
Lambeaux de Charles Juliet
Tes yeux. Immenses. Ton regard doux et patient où brûle ce feu qui te consume. Où sans relâche la nuit meurtrit ta lumière. Dans l’âtre, le feu qui ronfle, et toi, appuyée de l’épaule contre le manteau de la cheminée. A tes pieds, ce chien au regard vif et si souvent levé vers toi. Dehors, la neige et la brume. Le cauchemar des hivers. De leur nuit interminable. La route impraticable, et fréquemment, tu songes à un départ à une vie autre, à l’infini des chemins. Ta morne existence dans ce village. Ta solitude. Ces secondes indéfiniment distendues quand tu vacilles à la limite du supportable. Tes mots noués dans ta gorge. A chaque printemps, cet appel, cet élan, ta force enfin revenue. La route neuve et qui brille. Ce point si souvent scruté où elle coupe l’horizon. Mais à quoi bon partir. Toute fuite est vaine et tu le sais. Les longues heures spacieuses, toujours trop courtes, où tu vas et viens en toi, attentive, anxieuse, fouaillée par les questions qui alimentent ton incessant soliloque. Nul pour t’écouter, te comprendre, t’accompagner. Partir, partir, laisser tomber les chaînes, mais ce qui ronge, comment s’en défaire ? Au fond de toi, cette plainte, ce cri rauque qui est allé s’amplifiant, mais que tu réprimais, refusais, niais, et qui au fil des jours, au fil des ans, a fini par t’étouffer. La nuit interminable des hivers. Tu sombrais. Te laissais vaincre. Admettais que la vie ne pourrait renaître. A jamais les routes interdites, enfouies, perdues. Mais ces instants que je voudrais revivre avec toi, ces instants où tu lâchais les amarres, te livrais éperdument à la flamme, où tu laissais s’épanouir ce qui te poussait à t’aventurer toujours plus loin, te maintenait les yeux ouverts face à l’inconnu. Tu n’aurais osé le reconnaître, mais à maintes reprises il est certain que l’immense et l’amour ont déferlé sur tes terres. Puis comme un coup qui t’aurais brisé la nuque, ce brutal retour au quotidien, à la solitude, à la nuit qui n’en finissait pas. Effondrée, hagarde. Incapable de reprendre pied.



Te ressusciter, te recréer. Te dire au fil des ans et des hivers avec cette lumière qui te portait, mais qui un jour, pour ton malheur et le mien, s’est déchirée.
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Malaura   05 mars 2012
Accueils de Charles Juliet
Tant de choses pèsent rongent nous meurtrissent

Tant de choses me fatiguent me maculent

Tant de choses usent ma ferveur

Endeuillent mon amour des êtres et de la vie



Mais si avant au long des stagnantes années

Ces coups morsures déceptions

Me maintenaient dans la souffrance

Parfois dans l’accablement

Un insurmontable désespoir

Je dois reconnaître que maintenant

Depuis que j’ai traversé la nuit

Ils n’ont plus le pouvoir de me corroder

Me vouer à la détresse

Me contraindre au refus



Tout au contraire

Soumis à une alchimie qui les transmute

Ils ne cessent de me nourrir

De renforcer mon adhésion

De rendre plus grave et plus lucide

Le OUI par lequel j’accueille

Ce qui m’est consenti

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Malaura   20 mars 2012
Accueils de Charles Juliet
Pour libérer les mots qui parleront à tous et à chacun, l’écrivain ne doit-il pas descendre au plus profond de lui-même, là où s’étend cette terre qui nous est commune, cette terre où il n’est plus de divisions, où rien ne me sépare plus de toi, où tous nous ne sommes plus qu’un seul.



Un seul corps. Une seule psyché. Une même aventure. Un même destin.

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Pluemch   22 juillet 2010
Lambeaux de Charles Juliet
C'est alors que tu ne peux plus te cacher ce que jusque-là tu as obstinément refusé de voir : tu vas quitter l'école pour n'y jamais revenir. [...] Ne plus jamais passionnément t'adonner à l'étude. Et ce monde que tu vénères, ce monde des cahiers et des livres, ce monde auquel tu donnes le plus ardent de toi-même, ce monde va soudain ne plus exister. Tes muscles se raidissent, tes mains se nouent âprement dans ton dos, mais tu ne peux rien contre ce sentiment d'effondrement qui te submerge, et à ta grande honte, deux lentes traînées brillantes apparaissent sur tes joues.
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Ladybirdy   01 décembre 2018
Lambeaux de Charles Juliet
L’existence ne présente pas grand intérêt lorsqu’on a pour but que soi-même.
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Charles Juliet
sabine59   27 avril 2020
Charles Juliet
perdu en mes pensées

au fond de ce café

où je suis seul



une visite



un moineau

sur ma table



(" L'opulence de la nuit")
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