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Note moyenne 3.87 /5 (sur 229 notes)

Nationalité : Israël
Né(e) à : Tel-Aviv , le 12/04/1965
Biographie :

Yishaï Sarid est le fils du député de gauche et infatigable militant pour la paix, Yossi Sarid.

Il a étudié le droit à Jérusalem et à Harvard. Il est aujourd’hui avocat dans le secteur privé.

Il remporte le grand prix de littérature policière en 2011 pour "Le Poète de Gaza" (Limassol).

Il sort "Une proie trop facile" en 2015.

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Entrevista con Yishai Sarid por su libro "El poeta de gaza"


Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
marina53   11 avril 2016
Une proie trop facile de Yishai Sarid
Les gens ne s'intéressent qu'au cul ou à ce qu'ils ont sous le nez. Pourquoi croyez-vous qu'ils lisent les journaux ou vont au cinéma? Qu'est-ce qu'il y a derrière? Du sexe. Du sexe et des ennuis.
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celinezug   01 septembre 2014
Le poète de Gaza de Yishai Sarid
Une seule question me taraude à la fin de ce livre "comment peut-on garder son humanité dans un monde en décomposition permanente ?". Vivre dans un pays en guerre c'est vivre côte à côte avec la mort mais c'est aussi mesurer les dégâts irrémédiables sur les gens, être sans illusion sur la condition humaine et pire sombrer chaque jour un peu plus dans le cynisme. C'est pourtant une belle histoire qui se tisse entre Dafna et la narrateur, mais la manipulation n'est jamais loin et quand il s'agit de sauver ce que l'on a de plus cher tous les coups sont permis. La chute de cet homme rompu par les interrogatoires est aussi effrayante que la tension permanente chez chacun des personnages dans un pays qui tutoie les Dieux et à ouvert les portes de l'enfer.
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michfred   08 mars 2020
Le monstre de la mémoire de Yishai Sarid
Debout face au groupe que j’accompagnais, je me tus soudain, sentis un remous affolé autour de moi, peu importe, les explications attendraient. Ras-le-bol du mythe, des idées brassées et de cette curiosité malsaine ! Je tendais à présent l’oreille pour saisir ce qu’ils disaient, eux. Occupe-toi du petit. Non, prends-le avec toi, tu es son père. Il a très soif. Quand est-ce qu’on nous donnera à boire ? Les enfants vont avec leur mère. On se retrouvera plus tard. Laisse-moi te toucher. Pour me souvenir. Où sont ma femme et mon fils ? Tiens-toi droit et ne pose pas de questions. Qui êtes-vous, là, vous tous ? Ça fait longtemps ? Quand est-ce qu’on donnera à boire à mon enfant ? Et à manger. Debout. Avance. Tais-toi.
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michfred   11 mars 2020
Le poète de Gaza de Yishai Sarid
"Les gens sont prêts à payer cher pour assister au spectacle d’un torero égorgeant un malheureux taureau, on le couvre de fleurs et on en fait des livres, mais qui veut acheter un billet pour visiter un abattoir ?”
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mesrives   30 juin 2015
Le poète de Gaza de Yishai Sarid
L'air stagnait, la mer ne bougeait pas davantage dans sa bassine délimitée par les contours gris de la ville.Dafna dit soudain qu'elle s'en voulait de ne pas être allée le voir, là-bas. Toujours la peur de recevoir un coup ou une grenade. Dire que, maintenant, c'était pire!

"Et pourtant, on n'est pas loin." Hani trempa les lèvres dans son verre. "La même mer. Le même soleil. C'est juste qu'il y a plein de barrages au milieu.

- Un jour, toutes ces barrières tomberont et ont vivra ensemble, assura Dafna dont les yeux étaient repeints en turquoise par le paysage et le vin.

- Ces temps-là ne viendront qu'après nous, ma chérie", murmura Hani dans un petit rire. Il posa délicatement sa main desséchée sur le bras de Dafna.

" Aujourd'hui, ce sont les fous qui sont aux commandes et eux se fichent de la mer. Ils réclament des montagnes."
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Ancolie   17 août 2012
Le poète de Gaza de Yishai Sarid
Les gens sont prêts à payer cher pour assister au spectacle d'un torero égorgeant un malheureux taureau, on le couvre de fleurs et on en fait des livres, mais qui veut acheter un billet pour visiter un abattoir ?
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MissAlfie   02 septembre 2013
Le poète de Gaza de Yishai Sarid
Vous ne risquez pas d'atterrir là-bas. Ni vous, ni personne de votre connaissance, pas même en visite. Alors vous ne voulez rien entendre. Qu'on les enferme à double tour dans des cages, ces hommes-singes, il ne faut surtout pas qu'ils s'échappent, qu'on leur obstrue la bouche avec un chiffons pour qu'aucun cri ne filtre. Parce qu'il ne faudrait pas... - mon regard a soudain été piégé par une photo de famille dans un cadre, au bout de la table : un mari typiquement israélien, joli garçon, deux enfants en combinaison de ski sur fond de paysage alpestre - ... il ne faudrait pas que quelqu'un vienne dévorer vos jolies jambes, ou vos enfants, ou votre charmant mari.
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Martin1972   11 mai 2016
Une proie trop facile de Yishai Sarid
Si je te dis tout ça, c'est parce que je t'aime, pas pour te blesser, m'a encore assuré ma mère en me raccompagnant jusqu'au seuil. Elle m'a embrassé plus fort que d'habitude et j'ai eu envie de lui dire: tu as raison, maman, je suis effectivement mal barré.
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Aproposdelivres   14 octobre 2014
Le poète de Gaza de Yishai Sarid
Dafna ouvrit la porte pieds nus, les cheveux attachés, le regard particulièrement pénétrant. Voilà ce que j’ai capté au premier abord.

Elle m’a accueilli par un : “Je suis au téléphone, entrez.” J’ai saisi quelques bribes de sa conversation, un rire bref, des propos concrets. “Bon, je dois raccrocher maintenant, on m’attend.”

J’en ai profité pour examiner son salon : deux canapés confortables style années 1970, une grande fenêtre qui donnait sur la cime d’un ficus, une petite télévision, sur les murs quelques œuvres d’art intéressantes mais que je n’ai pas eu le temps de voir de près. L’appartement, inondé de lumière, donnait sur une cour intérieure, alors que, moi, étrangement, je m’attendais à me retrouver dans un endroit sombre… Son appel, “Venez par ici, on va s’asseoir dans la cuisine”, a coupé court àtoutes mes conjectures.

Sur la table ronde recouverte d’une nappe multicolore de fabrication artisanale, il y avait une pile de feuillets et un grand plat contenant des pêches en train de mûrir. Une radio diffusait discrètement de la musique, peut-être du Chopin, peut-être un compositeur que je ne connaissais pas.

“Pourquoi venez-vous me voir ? commença-t-elle d’une voix étonnamment jeune.

— On vous a recommandée à moi comme étant la personne qui pourrait m’aider. Je veux apprendre à écrire.

— A quel point est-ce important pour vous ? Êtes-vous prêt à y consacrer du temps ?” Elle parlait d’un ton calme, une esquisse de sourire sur les lèvres, et elle s’est assise sur la chaise en repliant une jambe sous ses fesses. C’est à ce moment-là que j’ai remarqué qu’elle portait un pantalon souple et très ample.
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Martin1972   11 mai 2016
Une proie trop facile de Yishai Sarid
(...) je les ai entendus parler derrière mon dos:

Il pense qu'il ne le mérite pas, chuchotait ma mère, qu'il ne vaut rien s'il n'arrive pas à sauver le monde. C'est pour ça qu'il se laisse marcher sur les pieds.
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