AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.3 /5 (sur 148 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Etienne , 1953
Biographie :

Yves Montmartin souffre depuis son enfance de bibliophagie, maladie qu’il soigne avec de la lecture matin, midi et soir.
Les bibliothèques et les librairies sont devenues
ses centres de soins. L’écriture est une véritable thérapie.
Après « le livre qui vole » et « Les escargots ne bavent pas tous de la même façon », il nous propose un troisième roman plutôt surprenant.

Ajouter des informations
Bibliographie de Yves Montmartin   (7)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

La Mauvaise herbe d'Yves Montmartin Les indés se livrent


Citations et extraits (122) Voir plus Ajouter une citation
Souri7   12 octobre 2018
Anaïs de Yves Montmartin
Comme une adolescente, j’ai passé la soirée avec le téléphone à côté de moi. Graham Bell aurait mieux fait de se casser une jambe plutôt que d’inventer cette machine infernale. Si j’avais vécu au temps des voitures à cheval, j’aurais toujours l’espoir qu’une malle-poste m’apporte un courrier de mon bien-aimé, tandis que là je vais me coucher sans aucune illusion.
Commenter  J’apprécie          722
Tandarica   06 février 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
Tout le monde dit que j’ai un mauvais caractère, que je suis une rebelle, mes parents, mes frères, mes camarades d’école, mes professeurs. Je m’en fiche, je préfère avoir la tête dure que de ne pas avoir de personnalité. Pour moi c’est une évidence, la vie bouillonne en moi, j’ai envie de prendre toute ma place, de m’affirmer. Je souhaite rire, chanter, courir, respirer. Je deviens une femme et je ne veux pas être soumise, ni à un père ni à un mari.

(p. 86)
Commenter  J’apprécie          581
Souri7   21 janvier 2018
Le livre qui vole de Yves Montmartin
Ici, les rues ne portent pas le nom de personnalité locale ou nationale, pas d'avenue du général de Gaulle, pas de boulevard Napoléon, ni de rue Molière encore moins d'impasse Mozart.

Ici les rues portent le nom qui leur va bien. La rue sans retour est tellement étroite qu'il est impossible de faire demi-tour en voiture, la rue de la chapelle mène à la chapelle Saint Tugdual, le chemin de nulle part mène nulle part, c'est une impasse. La rue des sables vous conduit à la grande plage. Tôt le matin le soleil réchauffe en premier les maisons de la rue du soleil levant, pour aller à la gare il faut prendre la rue des adieux. La coopérative agricole se trouve chemin des belles moissons, si vous souhaitez vous recueillir sur un tombe il vous faudra emprunter la rue du repos et la rue de la Font qui pleure doit son nom à une fontaine qui ne cesse jamais de laisser couler ses larmes.
Commenter  J’apprécie          522
Melpomene125   15 février 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
Restée toute seule au milieu du jardin, la petite fille s’est relevée. Il ne lui reste plus qu’un ou deux mètres de terrain à travailler.



Elle se rappelle les paroles de son père : « les mauvaises herbes, il faut les déraciner. Une fois que tu as bien supprimé les racines, la plante ne repousse plus, elle est morte à jamais ».

Elle ne se doute pas que dans son cœur commence à germer une graine de mauvaise herbe…

Elle ne sait pas à ce moment précis qu’elle aussi, un jour, elle sera déracinée.
Commenter  J’apprécie          513
Melpomene125   19 février 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
Comme d’habitude, les femmes ne prenaient pas part à la conversation, comme si nous étions des citoyennes de seconde zone. Une femme devait se consacrer à l’éducation de ses enfants et à ses tâches ménagères. Même tante Nour à mon grand étonnement restait discrète.

J’enviais Louise Michel, une institutrice, figure majeure de la Commune de Paris qui n’hésita pas à arborer le drapeau noir lors des manifestations. J'avais récupéré sa biographie par hasard sur un rayon poussiéreux de la bibliothèque.

J’avais envie de hurler, de dire à tous mon besoin de liberté, de pouvoir aller et venir sans me sentir en permanence surveillée. Je voulais exprimer mon avis sur ce pays que j’aimais tant, mais qui laissait sa jeunesse complètement à l’abandon, ravagée par le chômage et le désœuvrement.
Commenter  J’apprécie          504
Melpomene125   17 février 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
Hadjila avait réussi à convaincre Salim de l’importance pour moi de pouvoir lire, puisque je voulais devenir professeure de français. Malgré les réflexions de Raïssa sur les dangers de la lecture pour une jeune fille, papa accepta de financer les trois cartes d’abonnement à la bibliothèque. Je savais que Salim aimait sa princesse et qu’il éprouverait une certaine fierté lorsque je serais professeure.

Si je ne m’intéressais plus du tout aux nombres premiers, je n’abandonnais pas pour autant l’espoir de voir mon nom remplacer la rue Ouarahni. Dès que j’aurais absorbé toute la subtilité du français, je m’attèlerais à l’écriture d’un premier roman et je deviendrais à onze ans le plus jeune Prix Goncourt!
Commenter  J’apprécie          475
Cancie   01 mars 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
- Et c’est encore un garçon, renchérit Anas avec une fierté non dissimulée.

Une fois de plus, ce genre de réflexion me fait bouillir intérieurement. Quand est-ce que les pères et les grands-pères se réjouiront autant de la naissance d’une fille ? Quand est-ce que la future maman ne souhaitera plus, avec force, que son bébé qui grandit dans son ventre soit un garçon ?
Commenter  J’apprécie          430
Cancie   18 février 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
J’ai rapidement compris ma chance d’aller à l’école et j’ai su immédiatement que c’était ici que je pourrais gagner la liberté qui brûlait déjà au fond de moi. J’avais soif d’apprendre, une vraie gourmandise. Je devins une véritable éponge, j’absorbais tout ce que nous apprenait la maîtresse.
Commenter  J’apprécie          410
Cancie   10 février 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
Maman me parle de cette période avec nostalgie, et la petite fille de cinq ans que je suis ne comprend pas pourquoi quand on est heureux quelque part, on n’y reste pas toute sa vie.
Commenter  J’apprécie          410
NathalC   27 mai 2021
La mauvaise herbe de Yves Montmartin
Tu sais Amira, la mort d'un enfant, c'est comme un déflagration mais le monde tout autour ne l'entend pas et ne peut voir les dégâts qu'elle a provoqués à l'intérieur de toi.
Commenter  J’apprécie          400

Auteur membre de Babelio voir son profil
Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Complétez ces titres de romans célèbres

La vie devant

soi
toi
moi

10 questions
227 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur