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4.08/5 (sur 2254 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 08/07/1947
Biographie :

René Frégni a déserté l'armée après de brèves études et vécu pendant cinq ans en Turquie sous une fausse identité.

De retour en France, il a travaillé durant sept ans comme infirmier dans un hôpital psychiatrique avant de faire du café-théâtre et d'exercer divers métiers pour survivre et écrire.

Depuis plusieurs années, il anime des ateliers d'écriture dans la prison d'Aix-en-Provence et celle des Baumettes.

Il a reçu en 1989 le prix Populiste pour son roman "Les chemins noirs" (Folio n° 2361), le prix spécial du jury du Levant et le prix Cino del Duca en 1992 pour "Les nuits d'Alice" (Folio n° 2624), le prix Paul Léautaud pour "Elle danse dans le noir" (Folio n° 3576) en 1998, et le prix Antigone pour "On ne s'endort jamais seul" (Folio n° 3652) en 2001.

Il vit à Manosque mais son cœur bat à Marseille. La ville est presque au centre de tous les polars qu'il écrit. Sa vie aussi. Dans un de ses derniers romans, Lettre à mes tueurs, publié comme le reste de son œuvre aux éditions Denoël, le narrateur est un écrivain en panne d'inspiration qui prête main-forte à un de ses amis truands. S'ensuit une série de rebondissements dont un interrogatoire assez musclé à l'Évêché, le commissariat central de Marseille. Le 17 février 2004, la réalité rattrape la fiction : René Frégni est placé en garde à vue pendant trois jours pour une histoire de blanchiment d'argent dans un restaurant qu'il cogère avec un ancien "voyou". Depuis des années, il animait en effet des ateliers d'écriture aux Baumettes. Il sera finalement blanchi de toute accusation et racontera le harcèlement judiciaire dont il a fait l'objet dans "Tu tomberas avec la nuit".

En 2011, il publie "La fiancée des corbeaux". Comme une suite à "Elle danse dans le noir" pour lequel il reçoit les Prix Jean Carrière et le 1er Prix Lecteurs du Festival de Mouans-Sartoux 2011.

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Source : http://livres-fregni.org/
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Entretien René Frégni, La nuit de l'évasion / Minuit dans la ville des songes au 36e Festival du Livre de Mouans-SartouxRené Frégni est un écrivain français originaire De Marseille. Il a travaillé durant sept ans comme infirmier dans un hôpital psychiatrique avant de faire du café-théâtre et d'exercer divers métiers pour pouvoir écrire. Depuis plusieurs années, il anime des ateliers d'écriture dans la prison d'Aix-en-Provence et celle des Baumettes. Il reçoit de nombreux prix pour ses différents livres. Jeunesse : Au mois de mars paraît, La nuit de l'évasion (éd. La Belle Étoile) où Rémi flâne avec son ami Rocky dans les rues De Marseille lorsque ce dernier entre soudainement dans un bureau de tabac pour le braquer. Malgré son innocence, Rémi est accusé puis incarcéré dans une prison pour mineurs. Il y fait la rencontre de Manu, avec lequel il élabore bientôt un plan d'évasion. Littérature : Dans son dernier roman Minuit dans la ville des songes (éd. Gallimard) l'écrivain retrace son itinéraire, celui d'un enfant inadapté au système scolaire qui découvre un jour la littérature. À la fois fugueur et rebelle, émerveillé par la beauté du monde et des femmes, il décrit une vie d'errance et de lecture.

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Citations et extraits (1434) Voir plus Ajouter une citation
René Frégni
Le béton rend méchant. Nous avons besoin du bruit des feuilles sous nos pas, de l'odeur du genévrier, du buis, de la danse de l'eau sur les pierres qui affleurent autour des vieux moulins.
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Je n'ai rien écrit de tout l'été. Dehors la campagne brûlait. Dans trois jours les enfants vont rentrer à l'école. En septembre, jadis, j'allais me baigner dans les deux rivières qui longeaient la vallée. Il y a cinquante ans qu'elles meurent sous les saules et les peupliers. En un demi-siècle nous avons exterminé plus de la moitié des espèces vivantes autour de nous. comment des truites et des écrevisses pourraient survivre dans quelques sombres mares d'eau croupie?
J'observais tout à l'heure un nid de frelons dans un amandier creux. Ils m'observaient aussi, envoyaient des éclaireurs tourner autour de ma tête. Leur colère vrombissait. Nous avons détruit tout ce qui nous gênait ou rapportait 30 centimes. Je vais marcher tous les jours sur une terre qui meurt. Je marche dans mes souvenirs. Dans mes souvenirs même les villes étaient bleues.
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J'observe les hommes, je fréquente les arbres.
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Les médecins devraient envoyer les gens dans les librairies au lieu de prescrire du Tranxene et du Lexomil.
J’ai connu un médecin, dans le petit village de la Cadière-d’Azur, qui offrait des livres de poche à ses patients, toujours le bon livre au bon patient. Voilà un homme qui connaissait les livres et ses patients. Souvent les patients lui ramenaient un autre livre qu’ils avaient aimé et tout ces livres voyageaient dans le village. L’imagination agrandit la vie. Où, plus que dans le cabinet d’un médecin, a-t-on besoin de vie ?
Le petit libraire de Banon a arrêté Tranxene et Lexomil en lisant Pagnol, Camus et Dostoïevski, en faisant entrer dans son corps des millions de mots, des millions d’étonnements, d’émerveillements, de peurs. Ce sont les peurs et les désirs qui nous rendent vivants, même lorsqu’ils surgissent entre deux pages, dans l’obscurité d’une prison.
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René Frégni
Avec une dizaine de détenus, nous écrivons dans une petite pièce fermée de barreaux nos rêves, nos peurs et les amours que nous aurions pu vivre. Je dis nous car au fil des saisons je deviens l'un des leurs. Lentement la prison est entrée en moi, c'est elle qui m'habite. De cette cité interdite accrochée aux roches des collines, sous une lumière irréelle, je ne sors jamais. Page 127.

Virage sud.
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Maintenant, je vis dans une maison au bord de la forêt. Vers cinq heures du soir, l'hiver, je fais du feu dans un poêle en fonte noir et je relis de vieux livres. Je lis trois pages, je regarde la danse des flammes, je m'endors un peu, je rattrape mon livre, tourne deux pages, ajoute une bûche...Je serai bientôt vieux. Je dors souvent.
(incipit)
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Préambule
Ni pamphlet ni réquisitoire contre la justice, ceci est le simple récit d'un homme qui eut la naïveté ou commit l'imprudence de rester parfois humain. C'est l'histoire simple de chacun de nous et cependant c'est une histoire de ténèbres. Un voyage ou le bien et le mal ont le même visage. Plus vous croyez bien faire et plus vous vous enfoncez dans la nuit. Telle est la malice de ceux qui ont construit le labyrinthe : le diable, le bon dieu et sans doute chacun de nous.
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René Frégni
J’observe les hommes, je fréquente les arbres.
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René Frégni
Quand je me réveille la nuit, je n'éclaire pas, je ne bouge pas, j'écris sous mes paupières, je dessine des mots de lumière sur la page obscure d'une insomnie.
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Il y a des instants dans la vie, aussi fulgurants que le sont les rêves, qui en un éclair nous projettent au ventre la violence sans bornes de notre fatale absurdité.
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