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Note moyenne 4.52 /5 (sur 45 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Odessa , le 14/11/1974
Biographie :

Née à Odessa (Ukraine), Maryna Uzun vit en France depuis 1997. Elle est pianiste concertiste, lauréate de la Fondation Cziffra et enseigne le piano classique à Prizma. Elle a appris le français en autodidacte et par amour. Un de ses textes a été retenu pour l’anthologie, "Le goût d’Odessa" (2005, Mercure de France).

Fille d'un scientifique soviétique, Maryna Uzun commence l’apprentissage du piano à l’âge de 5 ans.
Après de brillantes études secondaires, elle intègre sur concours le prestigieux conservatoire Néjdanova d’Odessa pour y suivre l’enseignement du professeur A.A. Kardachev.
Elle en sort avec le diplôme d’état dans toutes les disciplines : piano, musique de chambre, accompagnement et pédagogie.
Elle obtient ensuite une bourse du gouvernement français pour se perfectionner au Conservatoire National de Région de Versailles.
En 1998, elle devient Lauréate de la Fondation Cziffra. Elle donne alors des concerts en France et à l’étranger en tant que pianiste soliste. Elle est notamment choisie pour ouvrir la Fête de la Musique au Sénat à Paris.
En 1999, au Festival de Musique Contemporaine « 2 jours et 2 nuits » d’Odessa elle accompagne Gabin Linale, violoncelle solo de l’Opéra de Paris dans des œuvres de René Both, Paul Mefano, Arnaud Petit, Eric Tanguy.

Elle enregistre son premier CD « live » au Musée du Montparnasse à Paris avec des musiques russes de Tchaïkovski, Scriabine et Prokofiev ainsi que « Escalier d’Odessa » pour piano et gong de René Both.
En 2001, elle interprète la musique originale du film « Home, sweet home » de Michael Raeburn.
En tant que concertiste, elle continue à se produire régulièrement au salon international de Musicora jusqu’en 2004. Dans ce cadre, elle a joué « Jade chinois » de René Both en création mondiale avec Benny Sluchin, trombone solo de l’Ensemble Inter-Contemporain, ainsi que « Zéphyr » pour piano seul de Suzanne Giraud.
Elle s’interesse aussi à l’ethnologie musicale et en 2004 obtient un DESS (grade master) à l’université Paris 7.
Très attirée par la musique contemporaine, elle reçoit les conseils de la pianiste Jacqueline Mefano pour l’œuvre de son mari « Mémoire de la porte blanche ».
Elle n’oublie pas non plus le répertoire classique en travaillant par exemple les Variations Goldberg de J.-S. Bach avec le pianiste Pierre Réach.

Dans ses heures silencieuses, Maryna Uzun s'investit dans l'écriture.
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Citations et extraits (243) Voir plus Ajouter une citation
Maryna Uzun
Wiewowas   17 juin 2019
Maryna Uzun
Quand vos souvenirs sont vagues

Et vos idées aussi

Quand vos sentiments sont vagues

Et vos espoirs aussi

Quand vous avez horreur de la rigueur



Vagabond, vagabonde,

Aux temps de Rimbaud,

Être porté par une vague,

Faire des bonds tant qu’on peut

Faire des vers sous un pont

Aimer des terrains vagues

C’était noble et beau…



Aux temps d’aujourd’hui

C’est un S.D.F.,

Une abréviation !

C’est une clocharde,

C’est comme une écharde,

Un corps étranger,

Quelque chose d’énervant !



Ce n’est que l’imagination malade

Qui a encore droit au vagabondage

Sinon ? Sinon c’est un délit !



(Citation tirée du livre "Pianissimo féroce" (Le Livre-Actualité, 2019))
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Maryna Uzun
Wiewowas   29 mai 2019
Maryna Uzun
(Citation tirée du livre "Pianissimo féroce" (Le Livre-Actualité, 2019))



Je serai cette boîte à musique

Répétant toujours les mêmes phrases

Éprise de son casse-noisettes.

Ma main sera la manivelle

Vous embrasser sera l’enfer.

Je serai cette valisette de pique-nique

Seule, entourée de mes cristaux et porcelaines,

Et j’attendrai que vous me sortiez dans le pré

Enfin, si je ne meurs avant.

Vêtue de ma tunique de mots,

Mots lustrés aux coudes par l’usure,

Aurais-je raté quelque chose ?
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Maryna Uzun
Wiewowas   07 juin 2020
Maryna Uzun
Extrait du recueil de poèmes "L'insomnie est couchée dans mon lit" (Livre-actualité, 2020)



La pluie-hibou chasse la nuit,

Ulule au vent et de son bec

Pique vos joues, pique vos vitres.

La pluie-citron, règne le jour,

Papillonnante et caressante.

La pluie-tambour bat la chamade

Et la pluie-muette, quant à elle,

Fait des soupirs. Que de soupirs !

La pluie-routine,

Votre compagne,

Ni affairée ni déprimée,

La citadine, sent l’asphalte

De vos trottoirs, de vos chaussées.

La pluie-ministre fait la loi,

Vous emprisonne le week-end.

La pluie-sylvaine vous embaume,

Comme un génie de la forêt,

De champignons et de résine,

Et joue de la flûte de Pan…



Et le poète, un ménestrel,

Un romantique, est comme un arbre.

Il vous salue, chaussé de pluie,

Vêtu de pluie, coiffé de pluie !

Il ne peut pas rentrer chez lui,

Se retirer dans son pays,

Il peut se mettre dans sa malle…
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Maryna Uzun
Wiewowas   11 février 2020
Maryna Uzun
Extrait du recueil de poèmes "L'insomnie est couchée dans mon lit" (Livre-actualité, 2020)



Chacun avait, dans son enfance,

Un arbre pas comme les autres.

Je me souviens aussi d’un arbre

Et je le vois très nettement.

Une forêt sombre et perdue

Poussait sur cet arbre touffu…



Je me rappelle un tronc fourchu

Si plantureux qu’il m’accueillait

Comme un bateau, une vigie,

Un cheval noir ou comme un nid.

Et aucun vent, vent houligan,

Ne pouvait jamais l’ébranler !



Je courais vers cet arbre dôme

En traversant le vaste parc,

Indifférente à tous les autres

Arbres et fleurs, souches, pelouses.

Et je faisais du tapecul

Ma tresse sur mon dos dansait…



C’était d’abord mon doux papa

Qui me posait dessus, en reine,

Car l’arbre était infranchissable

Comme un château du temps jadis.

J’étais sa Belle au bois gourmand

Je régnais sur les étamines…
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Maryna Uzun
Wiewowas   14 février 2021
Maryna Uzun
Framboiser la vie avec des poèmes

Même si souvent je me fais poirer

Par le quotidien, carnivore immonde !

Être une patate en pagne des champs,

La patate chaude, ivre sans champagne !



Espérer tue mais j’espère toujours.

Buvez donc mes vers, ô mes inconnus !

Ô mon vers d’amour, verre irrésistible !

Est-ce un amour pur, sans un grain de sable ?

Et pourtant il court ! Est-il excusable ?



Ne coupez jamais la patate en deux

Sans y voir surgir comme un violoncelle

À la voix humaine, sans y voir surgir

Comme une colonne vertébrale au centre

Avec de petites ramifications !



"Les Poèmes d’amour pour des premiers venus"(Le Livre Actualité Éditions, 2021)
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Maryna Uzun
Wiewowas   01 octobre 2020
Maryna Uzun
Mes vieilles musiques…

Que de bémols mauves

Marqués à la main !

Mon âme se meut.



C’est une maison

Sans porte d’entrée :

La serrure est morte,

La clé s’est grippée !



Que les bémols miaulent !

Je miaule ma faim,

Ma faim de baies molles,

La faim de ma vie.



La fumée aphone

Monte de mes paumes.

Que de feuilles fauves

Mouillées à mes pieds !



Mes amis paumés,

Tel est mon destin :

Vous aimer de mes

Consonnes labiales.



Et jusqu’à la fin

De mes mots méfiants,

Dans le vent mauvais,

Je vous aimerai !



"Les Poèmes d’amour pour des premiers venus"(Le Livre Actualité Éditions, 2021)
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Maryna Uzun
Wiewowas   14 janvier 2021
Maryna Uzun
Le quai aux amoureuses



Une file serrée

De phares fraise à gauche,

Une file clignant

De phares d’or à droite,

Est-ce un design voulu ?

Je suis sur un vieux pont,

Je traverse la Seine,

Dans les lueurs électriques,

Elle est d’un bronze vert.

Le quai aux amoureuses,

Je l’invente pour moi.

J’y descends tous les jours,

Je m’appelle Aubépine.

Et nue comme la main

J’aime m’y promener.

Les péniches bordeaux

Y dandinent leurs seins.

Je regarde passer

Des métros barbouillés

Ou des yachts criards.

Le quai aux amoureuses :

L’une s’appelle Frêne,

L’autre peut-être Érable,

La troisième, est-ce Flaque ?

La quatrième est Voyelle,

Une autre encor, Syllabe.

Pastel, Nœudmarin, Mousse,

Leur port est parfois maigre,

Parfois très étalé.

La dernière, c’est Corde.

Les cygnes infidèles

Manquent au rendez-vous

Mais les bateaux à roue

Nous tiennent compagnie.

Ô troncs aux cavités,

Ô murs aux interstices,

Où notre amour se loge

Sans trouver d’autre abri !

Cet amour se cramponne

Comme la vigne vierge.

Ma tristesse adorée,

Se nomme-t-elle Tess ?

Elle m’égaye parfois

Quand je sais la vernir.

Le quai aux amoureuses,

Que j’aime ses virages !

Les amours silencieux,

Accrochez-vous encore

Partout où bon vous semble !



"Les Poèmes d’amour pour des premiers venus"(Le Livre Actualité Éditions, 2021)
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Maryna Uzun
Wiewowas   10 mars 2021
Maryna Uzun
Une plaque dans l’herbe aux Jardin des Poètes



Je chronique en marchant

Un livre inexistant !

Quand un jardin public

Lentement se feuillette

Voici ma chroniquette

Pour mes chronicomanes !

Ô mon jardin goûteux

Aux menhirs alignés

Dont les géants seraient

Les bustes, les sculptures

De Gautier, de Pouchkine,

De Mistral ou d’Hugo !

Et que d’alexandrins

De la plume impériale

Qu’on ne peut apprécier

Qu’en comptant les e muets !

Volent dans les allées

Mes bras pris pour des ailes

Et je penche ma tête

En arrière en extase.

Il est des plaques nettes

Bien frottées de nos yeux,

Comme Alfred de Musset

Ou Alfred de Vigny,

Et aussi Jean Racine,

D’autres sont illisibles…

Le granit se confond

Au givre matinal.

Le lichen s’approprie

Les strophes végétales.

Et j’extrais, je déterre

Des poésies éteintes

Sous le feuillage bas

Des bambous toujours verts.

Je devine les lettres

Au toucher, à l’aveugle.

Souvent les lettres manquent

Dans ce quizz poétique,

Sans raison décollées.

Ou peut-être arrachées ?

Les jardiniers s’affairent

Près de leur camionnette.

Sous l’appareil qui chasse

Les feuilles desséchées,

Les poèmes se taisent

Puis reparlent encore.

C’est un vers d’Aragon

Sous un cèdre ancestral

Et, près d’un bac à sable,

C’est Jean de La Fontaine !

Je suis bien attentive,

Fais mes tours opiniâtres

Des gazons interdits

Pour n’oublier personne.

Venez au rendez-vous

Pour ramasser les vers

Des pelouses tondues

Comme des œufs de Pâques !

Près du kiosque à poèmes,

Les pelouses sont vastes,

Y a de la place encore !

À vos plumes, auteurs !

Au livre inachevé !

Au livre en mouvement !

Pourquoi les lettres s

Marquées en italique

Incommodent les yeux

Si délicieusement ?

Les fautes d’orthographe

Qui s’y sont invitées,

À ma grande surprise,

Font partie du décor !

J’y viens en ethnologue,

J’y viens pile à huit heures,

Pour pouvoir m’accroupir

Dans un silence antique !

« Ô lis-moi tout de suite,

Je ne t’attendrai pas ! »

Me disait un quatrain

Quand je le dépassais…

Et je l’ai égaré,

Mon trésor de poème,

Dans tout ce labyrinthe

De pelouses soignées !

Allez-vous retrouver

Votre fleur adorée

À la roseraie ivre

Du parc de Bagatelle ?!

Vive ce livre ouvert,

Vive ce livre vert

Livre aux pages de pierre

Comme un vieux cimetière !

Mais je ferai l’autruche !

Je penserai plutôt

Aux baudruches gonflées !

Je pars cueillir des vers !
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Maryna Uzun
Wiewowas   18 avril 2021
Maryna Uzun
Je me pavane sous les pins

En chenilles processionnaires

De mes vers courts, vers enchaînés,

Qui se déchaînent par moments.

Je parade sous les platanes,

C’est la soirée d’arbres branchés

Où certains sont en pattes d’eph,

D’autres ont mis leur jean skinny !

Sur les racines apparentes,

Quelqu’un dessine à la craie rose,

À la craie jaune, à la craie bleue,

Changeant en or un sentier gris !



Les chalets ne sont pas en fête,

La passerelle est au repos,

Mais je saurai rester poète

Quand autour rien de rien ne pète !

Et je me fais un chignon bas,

Mais pour le maintenir en place

Je mettrai mes deux crayons rouges

Au lieu d’épingles à cheveux.

Ce sera mon Montmartre à moi

Et que mon Moulin Rouge tourne !

Les pins balancent leur port lourd,

Je me dandine et je gambille !
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Maryna Uzun
Wiewowas   10 juillet 2020
Maryna Uzun
Extrait du recueil de poèmes "L'insomnie est couchée dans mon lit" (Livre-actualité, 2020)



Il est une Aphrodite



Exempt de toute rime,

Son lexique secret

N’est pas une chanson

Fourrée de nougatine.

Il est une Aphrodite

Une belle inutile

Amoureuse d’amour

Jonchée de coquillages

Sous un voile d’écume

Amoureuse d’Amour



Elle se dit boudeuse,

Crevée et détraquée,

Effrayée et frustrée,

Gelée, hantée de mots,

Une insomniaque heureuse

Qui n’a jamais de cernes,

Jalouse des humains.



Il est une Aphrodite

Amoureuse d’amour

Qui, sans prendre un kopeck,

Vous laisse voir ses charmes.

Cette lapeuse d’huîtres

Maigre comme un coucou,

Est-ce une naufragée

Des rives nébuleuses ?

Ou est-ce une Narcisse

Tout en se négligeant ?



C’est l’amante onirique

Dans une mer de pluie !

Ou est-ce une piétonne

Foulant l’azur marin ?

Que de questions en vue !

Et jamais de navire…



Il est une Aphrodite

Amoureuse d’amour

En quête d’un poème,

Son quignon quotidien.

Ou est-ce un réverbère,

Réverbère pensant ?



Il est une Aphrodite

Amoureuse d’amour

Coiffée de solitude,

Une étrange trinqueuse

Qui, loin des treilles sombres,

Trinque avec des pétrels !



Ses rêves utopiques,

Ils la maintiennent vierge.

Sans mettre de warnings,

Sans phares au xénon,

Il est une Aphrodite

À la toison de yack

Elle erre, zigzagante,

Toujours d’humeur zébrée.
+ Lire la suite
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