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Note moyenne 3.85 /5 (sur 54 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille (Bouches-du-Rhône) , le 07/03/1896
Mort(e) à : Ventabren (Bouches-du-Rhône) , le 02/09/1963
Biographie :

Edouard Peisson est un écrivain maritime, fils d'un journaliste proche des idées du Félibrige, écrivant dans la presse catholique.
Au cours de sa vie il a exercé les métiers de capitaine de la marine marchande, d'employé à la compagnie générale transatlantique, de fonctionnaire à la préfecture des Bouches-du-Rhône et d'homme de lettres. Durant la Seconde Guerre mondiale il fréquente à Aix-en-Provence (où il réside) Blaise Cendrars.

Il est l'auteur d'une trentaine de livres presque tous consacrés à la mer et aux marins. Maître du suspense et passionné d'héroïsme tragique, Edouard Peisson embarque ses lecteurs dans des thrillers plutôt houleux...

Ses romans les plus connus sont : Hans le marin (1930), Parti de Liverpool (1932), Gens de mer (1934), le Pilote (1937), le Sel de la mer (1954) mais aussi l'Anneau des mers, Capitaines de la route de New York, les Démons de la haute mer, les Écumeurs, les Hommes de la mer, les rescapés du Névada, une Femme, Thomas et l'ange, Mer Baltique, le Quart de nuit, la Route du Pôle Sud, Dieu te juge, le Cavalier nu, l'Aigle de mer, Ian Seiffer du Jordaan, Passage de la ligne, Jacques Cartier navigateur, Pôles l'étonnante aventure de Roald Amundsen, une Certaine nuit, la Mer est un pays secret, l'Homme couvert de dollars, à destination d'Anvers, Courrier de la Mer Blanche, la Carte marine, Ballero capitaine, Grampus.

Si nombre de ces ouvrages plaisent ou ont plus à un lectorat d'adolescents, un seul a été écrit spécifiquement pour les jeunes "Le Voyage d'Edgar", au départ c'est un roman scolaire. Il a été réédité dans les années 2010.

Edouard Peisson a été membre du groupe de l'Académie de la Marine. Il a reçu, pour le "Voyage d'Edgar" (au départ roman scolaire) et pour l'ensemble de son œuvre, le Prix du Roman de l'Académie française en 1940.

C'est Edouard Peisson qui remotivera son ami Blaise Cendrar en 1943 pour que que celui-ci se remette à écrire.

Edouard Peisson est affilié au groupe des écrivains prolétariens de langue française, crée en 1932 et plus connu sous le nom d'École prolétarienne. Ce groupe rassemble autour d'Henry Poulaille, et hors de toute appartenance politique, une trentaine d'écrivains parmi lesquels Lucien Gachon, Edouard Peisson, Charles Plisnier, Tristan Rémy.
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Source : /classa.lavandas.free.fr
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
migdal   15 avril 2020
Le cavalier nu de Édouard Peisson
Ai-je encore quelque chose de commun avec ce garçon se débauchant avec les filles du port, dépouillant de son porte-monnaie un soldat ivre ? Je le vois ce garçon se saoulant en compagnie de Brocca, s'enfuyant avec l'argent de sa maîtresse, et il n'est pas moi, me semble-t-il. Je suis détaché du déserteur de Londres qui tourmentait Maggy, qui l’a abandonnée en lui criant : « II faut être deux pour faire un enfant. » Non. Il n’est plus. La mer m’a sauvé.



Timonier à bord de mon premier cargo, je regarde et j'écoute les longues lames de l'Atlantique du nord. Elles m’apportent la paix. Elles ont écarté les terres de moi, elles m'ont enlevé au monde. Je ne suis plus pressé par la foule. Je n'entends plus les talons sur la pierre autour de moi qui dessine. Leur eau lave et emporte toutes les images qui m'obsèdent. Dans leur épaisseur, la figure du parâtre, de Brocca, des filles, des tenanciers de pubs se diluent. Leur poussière salée m'ôte de la bouche le goût de l'alcool.



Je respire, mon cœur dans ma poitrine dilatée bat à son aise. Semaine à semaine, mois à mois, année à année, la mer m’a guéri. Jamais plus je n’ai été la « petite crapule » d'autrefois et même aux jours de pire détresse je n'ai pas volé une pomme.
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migdal   17 avril 2020
Le cavalier nu de Édouard Peisson
Ma propre expérience et celle que j'ai des hommes me font penser que dans l'existence de chaque être humain il y a un drame ou plusieurs, une tragédie ou plusieurs, et c'est cela la vie, je dirai même que là est le bonheur de vivre : aimer, souffrir, souffrir, aimer, être menacé, déchiré, torturé, mourir.
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migdal   16 avril 2020
Le cavalier nu de Édouard Peisson
Je tenais les dessins à bonne distance de mes yeux ; le mien dans la main gauche, celui de mon frère dans la main droite, et Léopold s'était encore approché et penchait la tête pour les regarder et nous pensions « semblable ». C'était une révélation brutale ; toute la détresse de notre enfance nous apparaissait soudain. Matérialisée par cette image surgie en nous quelque trente ans plus tôt, en l’un et l'autre en même temps — et il nous aurait été impossible de dire qui le premier, de Léopold ou de moi, en avait parlé. Peut-être celui qui un soir — quel soir ? — avait évoqué par la parole l'étrange cavalier apparu sur la berge n'avait-il fait que décrire la vision qui hantait l'esprit de l'autre dans le moment.



« Le Cavalier Nu » n'était pas que cette angoisse. Il était notre enfance, notre adolescence — je veux dire tous mes troubles, toutes mes folies, toutes mes actions qui paraissaient insensées. Il était la carapace de fer qui avait serré à l'étouffer le cœur de Léopold. Il était le mystère de ses yeux.



Léopold et moi nous n’osions pas nous regarder mais je ne fus pas étonné de l'entendre dire :



— Maintenant il n'est pas nécessaire que je te demande pourquoi quand tu as vu ma litho dans une vitrine de Rio, tu m’as télégraphié.
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migdal   15 avril 2020
Le cavalier nu de Édouard Peisson
En quinze ans de mer j’ai lu des milliers de livres et exécuté des centaines de dessins. On est seul en mer comme nulle part. La passerelle quittée ou la soute ou la chaufferie, car j'ai aussi navigué dans la machine, le repas pris, je m'installais soit sur ma couchette, soit sur le gaillard, soit sur la dunette et je lisais et dessinais. J’ai lu aussi à terre entre deux embarquements, dans les bibliothèques publiques et celles de l’Armée du salut. J’ai lu de tout, en français et en anglais, romans, essais, critiques, ouvrages sur l’art, d’histoire, études philosophiques, pièces de théâtre, de l’ancien, du classique, du romantique, du moderne. Une certaine année, il m'arriva après avoir appareillé de Seattle d'ouvrir la Bible à la première page de la Genèse. Je ne sais plus où je l'ai fermée sur les derniers mots de l'Apocalypse. Entre-temps j'en avais dessiné des dizaines d'images dont j’ai conservé tout un carnet.



L’admirable est que tout ce que j'ai ainsi absorbé a pris sa place dans ma tête comme dans une bibliothèque ordonnée. Je ne dis pas que je n’ai rien oublié — ce serait fou — mais tout a laissé trace de son passage.
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gill   13 novembre 2018
Le Chalutier 304 : Récits de mer de Édouard Peisson
Cette chanson de la houle c'est le hurlement du vent dans les mâtures ...
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gill   01 décembre 2018
Le Chalutier 304 : Récits de mer de Édouard Peisson
Mais pourquoi le nommer ?

Il est seul.

Les autres personnages sont l'Océan et le Vent ...
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gill   22 mars 2012
Hans le marin de Édouard Peisson
Il ouvrit les yeux dans la nuit. Il les ouvrit droit devant lui.

Il avait les bras plaqués contre le corps, et le corps raide, tenu par un drap qui lui pesait.

Il écarquilla les yeux pour mieux voir. Mais rien que la nuit.

Il ne chercha pas à comprendre. Il était surpris, étonné. Ne se rappelant rien. Ne sachant qu'une chose qu'il était. Et son nom : Hans Muller, ne signifiait rien. Il était. Il vivait. Un homme seul.

Ne voyant rien, il écouta.

Il perçut de faibles bruits. Puis, se déplaçant pour mieux entendre, il sentit une douleur vive à son flanc droit. Il passa la main sous le drap, se toucha, rencontra une bande qui lui entourait le corps. Un pansement !...

(extrait du chapitre II)

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gill   08 mai 2014
La mer est un pays secret de Édouard Peisson
Certains voyageurs, après avoir roulé une semaine entre deux ports, dîné à la table du commandant, posé à l'officier de quart, dans le silence de la passerelle, des questions qu'ils jugent essentielles, tenu pendant quelques secondes le sextant que cet officier vient de poser sur la table de navigation, s'être penchés sur la carte et avoir suivi du doigt la route tracée au crayon, estiment avoir leur mot à dire sur les hommes qui conduisent les navires.

Si l'on additionne les jours qu'ils ont passés à bord de paquebots, d'autres voyageurs comptent plusieurs années de mer.

Leurs propos sont sur certains points pleins d'intérêt.

Ils vous signalent les navires bons marcheurs, les forts rouleurs, ceux dont la cuisine est soignée.

Ils vous recommanderont aux capitaines et, bien disposés, vous conteront de pathétiques histoires de naufrage.

Pourtant, si vous êtes curieux de connaître la vie véritable des marins marchands, n'interrogez ni les uns ni les autres.

Car il existe une sorte de cloison étanche entre l'homme qui se déplace avec dans la poche un passeport couvert de sceaux et de signatures et celui qui court l'Océan, de port en port, sous la seule garantie d'un fascicule d'inscrit maritime.....
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gill   02 mars 2012
Gens de mer de Édouard Peisson
Il se retrouva dans le cabinet du capitaine Cruchat, le capitaine à la jambe de bois comme on l'appelait, qui grommelait sans cesse parce que son infirmité lui interdisait de reprendre la mer, et il avait étalé sur le bureau des titres importants.

Huit mois s'étaient écoulés.

Un de ses anciens commandants lui avait dit, un soir qu'il l'avait rencontré sur le quai du port : "Eh bien ! Nau, vous n'allez pas prendre le commandement d'un schooner en Amérique ? "

Nau avait souri, croyant à une plaisanterie. Il était modeste et ne pensait pas que son heure fût déjà arrivée.

- Commandant, je suis trop jeune.

- Comment ? Trop jeune ? Non, non. Cruchat m'en a parlé aujourd'hui. J'ai dit ce que je pense de vous. Il ne faut pas laisser échapper cette occasion.

Et, tout d'un coup, le vieux marin avait aperçu Fanny qui se cachait derrière les épaules de son mari...

(extrait du chapitre II)
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gill   23 mars 2012
Le sel de la mer de Édouard Peisson
- Avant de commencer, Godde, dit le vieux capitaine au long cours Cernay qui en qualité d'ancien commandant avait été chargé, avec l'administrateur de la Marine Senanque et l'inspecteur de la Navigation Latouche, d'enquêter sur la perte du Canope, je voudrais vous poser une question. Une question tout à fait personnelle, ajouta-t-il avec une nuance d'hésitation.

- Je vous en prie, commandant.

- Êtes-vous de la famille de cet André Godde qui commandait l’Égyptien lorsque ce cargo disparut corps et biens au large des côtes du Portugal ? Il y a si longtemps ; peut-être n'en avez vous jamais entendu parler ?

- André Godde était mon père, commandant.

- Votre père ! Pas possible ! Quel âge aviez vous donc lorsqu'il s'est perdu ?

- Quinze ans, répondit l'ex-commandant du Canope. Et deux ans et demi plus tard j'embarquais comme pilotin à bord du Virginia...

(extrait du premier chapitre)
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