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Note moyenne 3.74 /5 (sur 4337 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lons-Le-Saunier , le 29/05/1923
Mort(e) à : Chambéry , le 05/10/2010
Biographie :

Bernard Clavel est un écrivain français principalement connu pour ses romans, mais qui s'est aussi adonné à l'écriture d'essais, de poèmes et de nombreux contes pour la jeunesse.
Fils d'un boulanger et d'une fleuriste, à 14 ans, il entre en apprentissage chez un boulanger à Dole. La nécessité de gagner son pain quotidien l'obligera à faire toutes sortes de petits boulots.
À sa démobilisation, il se marie, il s'installe à ­Vernaison sur les bords du Rhône, le fleuve inspirateur.
Après neuf ans passés à la Sécurité sociale de Lyon en qualité de rédacteur, Bernard Clavel publie son premier roman, "L'Ouvrier de la nuit" en 1956, mais ne se consacre à l'écriture qu'à partir de "L'Espagnol", son quatrième roman, paru chez Robert Laffont en 1959.
"L'Ouvrier de la nuit" marque le début d'une production importante de près d'une centaine de titres avec des œuvres pour la jeunesse et de très nombreux romans, parfois constitués en sagas, qui ont rencontré un vaste public comme "La Grande Patience" (4 volumes, 1962/1968).

Invité en 1977 à venir passer une semaine au Québec, il est fasciné par l'immensité des terres d'Abitibi et l'épopée des pionniers du Grand Nord. Il aura aussi le coup de foudre pour son attachée de presse canadienne, Josette Pratte, qu'il épousera en secondes noces le 22 juillet 1982. Son mariage lui a permis de donner à son œuvre une deuxième vie. Elle lui a apporté de nombreux livres, à commencer par sa grande fresque romanesque "Le Royaume du Nord" (6 volumes, 1983/1989).

Bernard Clavel a reçu plus de 20 prix littéraires dont le Prix Goncourt 1968 pour "Les Fruits de l'hiver", les Grand Prix de la Ville de Paris et de la Ville de Bordeaux pour l'ensemble de son œuvre, le Prix des Maisons de la Presse...
Certains de ses romans connaissent des tirages qui atteignent plusieurs millions d'exemplaires pour la seule langue française. Le cinéma et la télévision ont largement puisé dans son œuvre. Un film pour la télévision, réalisé par René Lucot a été tiré de son tout premier roman "Pirates du Rhône".
"Les Grands Malheurs", publié en 2004, est son dernier ouvrage.
Peintre et écrivain acharné, il est nommé en 1971 à l'Académie Goncourt mais en démissionnera en 1977 pour se consacrer à son œuvre.
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Bernard Clavel

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Citations et extraits (585) Voir plus Ajouter une citation
Bernard Clavel
Ambages   11 octobre 2019
Bernard Clavel
J'en suis à me demander aujourd'hui si une œuvre est jamais terminée. Et c'est une raison de me réjouir en pensant avec Ernst Jünger : « Aussi longtemps que nous restons des apprentis, nous n'avons pas le droit de vieillir. »
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domisylzen   25 août 2016
Le voyage du père de Bernard Clavel
Il sait que le temps est le seul allié de ceux qui ont une plaie au cœur.

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Zebra   18 juillet 2015
Malataverne de Bernard Clavel
page 51 [...] Robert s'étira et se frotta les yeux. Il était cinq heures et, avant de partir pour la carrière, son père l'avait réveillé. Il l'entendit gonfler son vélo puis le sortir du couloir. Depuis la porte, avant de fermer, le père Paillot cria :

- Te rendors pas, Robert !

Sans bouger, Robert lança :

- Ouais !

Les souliers ferrés du père grincèrent sur le seuil, la porte claqua et Robert n'entendit plus qu'un bruit étouffé de pas dans la rue et des voix qui semblaient venir de très loin.

Un jour gris rampait sur la vitre. Hésitant à entrer, il salissait à peine les deux murs les plus proches de la lucarne. Le reste demeurait dans l'ombre. Une ombre plus terne, plus moite que celle de la nuit.

Robert avait la bouche pâteuse et la gorge sêche. Il se tourna sur le côté, le dos au mur, les yeux ouverts. Imperceptiblement, les objets sortaient de l'ombre. Sur le plancher, chaque lame se dessinait. Sous une chaise, il y avait quelque chose que Robert ne parvenait pas à identifier. Il regarda un moment la lucarne. La vitre sale ne permettait pas de voir le ciel, mais il jugea pourtant qu'il devait être couvert. Il souleva la tête pour mieux écouter. Un coup de vent venait de siffler en longeant le chéneau. Juste au-dessus de lui, entre les voliges et les tuiles, des rats se mirent à courir. Le vent passa encore puis il y eut, au fond de l'impasse, le bruit d'un portail battant contre un mur et un moteur de voiture se mit en marche. Longtemps, il couvrit tous les autres bruits du matin.

Robert imagina le fils Corneloup, le charcutier, sortant la camionnette pour le marché. Le moteur s'éloigna et Robert se retrouva seul. Les rats ne couraient plus. Le vent était trop faible, trop intermittent pour meubler le silence.

Alors, d'un coup, Robert se leva et s'habilla. [...]
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babounette   10 octobre 2014
Le massacre des innocents de Bernard Clavel
Bernard, écoute...

Mais si c'est trop dur à écouter, alors contente-toi d'entendre. Cela passera à travers ensuite.

Car, maintenant, tu vas les entendre. Parce que c'est du fond de l'abîme que j'en appelle à toi, Bernard. Puisque tu es le verbe de ceux dont nous tentons d'être l'épée.

Du fond des charniers du Viêt-nam, du fond de la grande nuit africaine aux enfants morts ou près de l'être, et qui crient ou meurent dans un silence encore plus inexpiable que leur hurlement. Inexpiable - pour nous.

Bernard, Bernard, j'en appelle à toi. (pge 83)
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domisylzen   18 juin 2016
Le voyage du père de Bernard Clavel
Comme dit mon père : de nos jours, c'est l'horloge qui mène le monde, les aiguilles tournent plus vite qu'autrefois.

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Bernard Clavel
Titoune5   29 décembre 2020
Bernard Clavel
Sous l'averse, la forêt et les terres flambent. Ça crépite comme un brasier d'où monte la buée. En quelques minutes, les fossés sont pleins à ras bord et la route devient torrent.
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Enki   31 mars 2016
Le Royaume du Nord, tome 1 : Harricana de Bernard Clavel
En tout cas, rappela Raoul, vous savez ce que je vous ai dit : pour la nuit, faudra que les provisions soient couvertes, et le plus près possible de la tente. Les ours, ça craint ni Dieu ni diable et ça ravage tout ce qu’on laisse traîner. C’est des bêtes qui sont juste là pour t’apprendre à avoir de l’ordre.
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domisylzen   05 mars 2016
L'ouvrier de la nuit de Bernard Clavel
On peut accepter la misère pour soi. La préférer à l'opulence si telle vous parait la voie qui vous conduira au but, car ce ne sont pas toujours les routes les plus faciles qui mènent où on veut aller.

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lecassin   13 mars 2013
L'espion aux yeux verts de Bernard Clavel
Pour moi, il reste l'image d'un grand vieillard bougon, sec et dur comme le vent d'hiver, mais qui avait, dans sa façon de vous regarder ou de vous empoigner la main, une de ces choses mystérieuses et précieuses, qui font partie de ce qu'un homme conserve éternellement parmi les trésors de son enfance. »
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Ambages   23 novembre 2017
Le voyage du père de Bernard Clavel
Les instants coulaient entre eux. Isabelle le regardait toujours, et il sentait qu'elle ne l'avait pas regardé ainsi depuis de longues années. Elle pénétrait en lui, comme si elle eût aimé ajouter à tout ce qu'elle avait déjà dit, un message que nul mot ne pouvait exprimer.
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