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Les Editions du Rocher

Les Éditions du Rocher ont été fondées en 1943 à Monaco, et tirent leur nom de cette location. Le Rocher publie principalement des documents (biographies, actualités, histoire..)., des romans français et étrangers, à travers la marque «Le Serpent à plumes» et la collection de poche « Motifs ».

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Collections de Les Editions du Rocher



Dernières critiques
Maphil
  10 décembre 2017
Nous, barbares de Anne Capelle
Histoire d'une vie, celle d'un noble russe opposé au régime tsariste, mais se sentant tout aussi étranger à la Révolution d'Octobre. Korgonov s'exile avec sa famille à Paris mais là non plus il ne peut trouver d'équilibre entre une société qui le révulse et son âme à jamais déchirée. Portrait d'une personne déplacée, par une sorte de fatalité ontologique, saga d'une société en pleine mutation, réflexion sur l'être et sa perpétuelle solitude.
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mangouste79
  10 décembre 2017
Joseph au royaume d'Egypte de Viviane Koenig
Merci à Babelio et aux Editions du Rocher de m'avoir permis de lire ce livre à conseiller à partir de 10 ans selon l'éditeur.



Les jeunes lecteurs y découvriront un récit fidèle à l'histoire biblique, celle de Joseph, vendu par ses frères jaloux et qui devenu Vizir de Pharaon fera preuve de compassion à l'endroit de ses bourreaux. Cette lecture peut-être l'occasion d'aborder avec de jeunes lecteurs les notions de jalousie, de culpabilité et de pardon.



Le texte est plutôt bien écrit, ce qui ne gâche rien évidement. En clair, une bonne idée cadeau pour qui veux une lecture intelligente et culturelle.
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Colchik
  10 décembre 2017
Vatandas de Tahsin Yücel
Le narrateur apostrophe un client dans une taverne. Qui est cet homme aviné qui s'installe à la table d'un autre – un écrivain – et entame sans vergogne sa tranquillité ? Un ivrogne ? Un fou ? Un pauvre être banni de la société de ses semblables ? Un orgueilleux emprisonné dans ses délires ? Peut-être tout cela quand il se met à raconter son histoire, celle d'un petit employé qui décide presque malgré lui de dénoncer les injustices qui l'entourent. Il aurait pu s'élever dans le sillage de sa fiancée, mais il n'a pas su retenir la belle qui l'a abandonné au cours de son ascension fulgurante. N'en déplaise aux puissants, aux soumis, aux médiocres, aux envieux, il construira une œuvre dans les toilettes où il se réfugie avec ses crayons. Là, à l'abri des regards, il dénonce malversations, corruption, basses manœuvres dans des poèmes qui le libèrent de son sentiment d'égarement et d'impuissance.

Que possède-t-il de plus que les autres ? Rien. Il est pauvre, faible, besogneux, couard, antipathique. Il appartient au peuple. Sans cesse en butte aux moqueries de ses collègues, aux brimades des policiers, poursuivi par les assiduités de sa logeuse, son inexpugnable refuge sont les cabinets. Shaban Bas le misérable abrite l'audacieux Volkan Tas – son double – pour le meilleur et le pire. Il s'exprime sur les murs des latrines quand les écrivains officiels recouvrent de mots inutiles le silence d'une société cadenassée par les coups d'État militaires. Il s'oppose, d'un graffiti à la craie, au mensonge institutionnalisé. Il est le peuple dont la voix s'est éteinte dans le vide laissé par l'oppression.

Shaban Bas n'est pas sans rappeler Bartleby, le scribe muet d'Herman Melville. Ils partagent tous deux le sort fait à ceux qui ne peuvent se résoudre à l'injustice. Ils suscitent la curiosité et l'intérêt de leur supérieur ou employeur par l'excentricité même de leur comportement transgressif récurrent. Mais quand Bartleby s'enfonce dans le désespoir, emporté par son vertige autodestructeur, Shaban continue à saper le mensonge par ses inscriptions étalées sur les murs des lieux les plus misérables de la ville. Car il a une dette, c'est une dette d'humanité qui le lie pour toujours au genre humain et fait de lui la voix intranquille du citoyen proscrit (vatandaş).
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