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Philippe Rey

Créée en 2002, les éditions Philippe Rey sont une maison d`édition indépendant et généraliste. Plusieurs collection (« Littérature française », « Littérature étrangère », « Documents », « Beaux livres », « Noir », « Fugues » et « À tombeau ouvert ») forment aujourd`hui un catalogue de plus de 200 titres. La littérature reste au cœur de la ligne éditoriale de la maison.

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Dernières critiques
Sofiert
  24 septembre 2020
La Princesse-Maïs et autres cauchemars de Joyce Carol Oates
Quelques uns des thèmes chers à Joyce Carol Oates en condensé : la complexité psychologique, les névroses, la dépendance aux autres, le deuil, les adolescentes inquietantes, la gemellite, les relations familiales malsaines... Sept cauchemars que l'on est sûre d'apprécier lorsque l'on est une lectrice inconditionnelle de cette immense écrivaine, même si, pour moi c'est dans ses grands romans qu'elle trouve la place suffisante pour déployer son magnifique talent.

Une chose est sûre, la dernière nouvelle sur la trepanation me donnera des cauchemars !
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AudreyRZR
  24 septembre 2020
Maudits de Oates Joyce Carol
L'envie de découvrir Joyce Carol Oates m'est venue suite au visionnage des vidéos de Justine (aka @redbluemoon) sur le gothique.

Cette grande auteure américaine à l'oeuvre foisonnante et fortement plébiscitée m'intimidait un peu et j'avais de hautes espérances. Je n'ai pas été déçue.



Dans cette grande fresque familliale, sur fond d'histoire fantastique et macabre, l'auteure dépeind une société américaine aux travers détestables ( machisme, racisme, intolérance, élitisme ). Elle offre également une vision très critique de la religion, ce qui m'a personnellement beaucoup plu.

La description du monde universitaire de Princeton et de la politique aux Etats-Unis (émergence du mouvement communiste, grêves et lutte ouvrière), offrant une note réaliste au récit, est très intéressante. Beaucoup de personnages du roman ont réellement existé (j'ai par exemple été ravie de retrouver Jack London dans le livre même si l'auteure ne l'a pas épargné) et bien que leur vie ait été romancée, certains éléments sont véridiques.

Ce mélange d'authenticité et de fantastique rend le livre d'autant plus immersif et intriguant.



L'histoire nous ai conté par un "historien", qui, grâce à diverses sources, relate la série d'événements ayant touché la famille Slade et leur entourage. Ce procédé narratif, permettant l'apparition de plusieurs narrateurs, m'a rappelé le chef d'oeuvre de Bram Stoker : Dracula. J'y ai vu une sorte d'hommage.

L'auteure divague souvent, rendant la lecture quelque peu laborieuse par moment même si tous les passages présentent un intérêt (pas forcèment en lien avec l'intrigue principale du roman).

Les personnages sont charismatiques, rappelant une galerie de portraits digne de Tim Burton. L'ambiance macabre instaurée par l'auteure est aussi fascinante qu'oppressante.



La fin m'a scotché, j'ai été positivement choquée par le culot de l'auteure, son irrévérence, sa liberté.



Un roman gothique d'une grande richesse aussi bien dans la forme que le fond, très dense ( le livre fait plus de 800 pages ) mais qui mérite d'être lu et savouré.
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Tricape
  23 septembre 2020
Je reste ici de Marco Balzano
Alors là, pour le coup, l'auteur (né en 1978) respecte les conventions !



Ce roman s'inscrit dans le Haut-Adige dans les années trente à cinquante. Cette région, comme bien d'autres en Europe, a été ballottée entre deux cultures à la suite d'aléas historiques. C'est ainsi qu'à la fin de la première guerre mondiale, ce Tyrol du Sud, auparavant autrichien, devint le Trentin-Haut-Adige italien. On y parlait allemand, mais le Duce y favorisa l'immigration massive d'Italiens et y imposa l'utilisation de la langue italienne. Pendant la seconde guerre mondiale, le régime nazi enrôla des habitants germanophones et les envoya combattre en Grèce.



Auparavant, le gouvernement italien avait imaginé construire dans cette région montagneuse un important barrage qui ne sera réalisé qu'après la guerre.



Le roman, bien documenté, suit les pérégrinations d'une femme sur plusieurs décennies et rend ainsi bien compte de l'écartèlement auquel ont été soumises les familles de ce territoire tiré à hue et à dia entre deux pays et l'impuissance des "pauvres gens" en face de la force militaire et de celle des puissances politico-économiques.



La couverture du livre, un clocher émergeant seul des eaux d'un lac, laisse deviner que la lutte des paysans des villages engloutis par le barrage aura été vaine. Ils iront jusqu’à demander l’appui du pape, mais leurs cris ne seront pas entendus. Ce roman traite, on l'aura compris, "de l'incurie, des frontières, de la violence du pouvoir, de l'importance et de l'impuissance de la parole".



Si la traduction est fidèle (ce dont je n'ai pas de raison de douter), je n'ai rien à dire sur le style de l'auteur.
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