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Editions du Caïman


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Dernières critiques
Nyuka
  01 juillet 2020
Chien de guerre de Jérémy Bouquin
J'ai remporté ce livre lors d'une masse critique Babelio. Je tiens à les remercier ainsi que la maison d'édition pour cette découverte. Je ne lis pas ce genre de romans habituellement, mais c'était une occasion pour moi d'essayer.



Dès les premières pages, nous sommes prévenus : le roman sera dur. En effet, il l'est.



Nous découvrons Franck, un militaire fraîchement renvoyé. Il retrouve alors la vie morne de monsieur presque tout le monde, aux côtés de sa mère Gisèle, de sa femme Cynthia et de son fils Léon, au cœur d'une cité peu accueillante. Au fur et à mesure des pages, nous le voyons sombrer peu à peu, au gré de rencontres peu recommandables dans ce monde que l'auteur peint aussi violent que celui d'Afghanistan.



Je n'ai pas réussi à trouver de l'empathie pour le héros, submergé par ses émotions et la guerre, brisé par ses affreuses expériences de terrain, mais bien plus pour ceux qui croisaient sa route. Certains passages sont vraiment violents, l'enchaînement de phrases courtes accentue ces scènes. Toutefois, cela ne m'a pas rebutée pour autant dans la lecture.



C'est un livre qui se dévore en une seule bouchée, on veut savoir, on veut comprendre. L'auteur se fiche des descriptions, il nous emmène vers le point final sans fioriture. On obtient nos réponses à la fin de l'histoire, que cela nous plaise ou non. Beaucoup d'échos avec ce qui s'est passé ces dernières années, que nous sommes adeptes ou non des théories du complot.
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PierreF
  28 juin 2020
Chien de guerre de Jérémy Bouquin
« Grand » Franck, surnom donné à cause de sa taille, est de retour au pays, abandonné dans ce train Corail qui ne transporte que quelques âmes égarées comme lui. Cela fait bien longtemps qu’il n’a pas connu un calme pareil, transbahuté du Pakistan à la frontière de l’Afghanistan, à la France via l’Allemagne. Sanctionné, puni, viré, c’est le poids qu’il doit se trimbaler en plus de son barda, après une dizaine d’années sur les champs de guerre mondiaux.



Grand Franck revient donc à la case Départ, plus de dix ans après, chez sa mère Gisèle. Il y retrouve Cynthia sa femme, et son petit garçon Léon. Le décalage le frappe de plein fouet : d’exécutant, il se retrouve chargé de famille. Et la confrontation est d’autant plus violente qu’il se sent incapable d’occuper la place que ses proches attendent de lui. Sa première mission va être d’aller chercher du travail à Pôle-Emploi.



Pour ceux qui connaissent Jérémy Bouquin, ils ne seront pas surpris par son style direct, qui claque, à coups de mots, de phrases courtes. Pour les autres, il va falloir vous y habituer. Et si ce style sied peu au début du roman, que j’ai trouvé un peu poussif, il convient parfaitement à toute la suite de l’histoire. Et surtout au retour au pays de ce soldat et à la violence qu’il va subir et faire subir.



Le sujet est donc le retour des enfants de la patrie dans son giron, et le manque d’infrastructures ou d’accueil pour eux. Mais il s’agit aussi et surtout de plonger dans la psychologie d’un homme marqué à vie par ce qu’il a vécu sur le front, et de sa descente inéluctable aux enfers, un enfer pire encore que la guerre. Au passage, on s’apercevra vite que si on n’a pas de relations, on ne s’en sort pas, et la conclusion de ce roman nous laissera un goût amer comme je les aime.



Car il ne faut pas croire que ce polar est fait que l’on s’apitoie sur le sort du Grand Franck. Jérémy Bouquin n’est pas un homme à messages mais un homme à personnages. Et ce Franck-là, on va avoir bien du mal à l’oublier, tant il va verser dans une folie incroyablement violente et tristement réaliste. Il y a une tension qui s’installe, une pression qui augmente jusqu’à cette fin qui ne ressemble pas à un feu d’artifice mais plutôt à une exécution en règle, comme une peine capitale. Vous ne comprenez pas ce que je veux dire ? C’est normal, c’est pour vous inciter à lire ce roman !
Lien : https://blacknovel1.wordpres..
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Juin
  24 juin 2020
Chien de guerre de Jérémy Bouquin
Chien de guerre est un roman noir, très noir. La dérive d'un homme que rentre d'une sale guerre, celle-là c'est en Afghanistan. Viré en plus de l'armée. Franck se retrouve coincé entre sa mère ( plutôt sympa) et sa femme qu'i s'illusionne sur une vie de couple impossible.

La première scène du livre est violente, c'est assez surprenant car on ne sait pas où l'on va.

Histoire d'une dérive sordide, là où la vie broie un homme pour en faire un paumé sans état-d' âme ou presque. Avec des phrases courtes, sans fioriture Jérémy Bouquin nous dresse un portrait assez chaotique d'un homme dont la vie part en vrille et qui n'arrive pas à s'en sortir lorsque c'est retour à la case départ chez maman. Le nouvel élément c'est juste le petit Léon, bébé non prévu qui l'agace assez vite. A aucun moment je n'ai réussi à avoir de l'empathie pour ce personnage.

S'y ajoute une histoire politique, un peu d'actualité et voilà une histoire bien ficelée qui se lit rapidement et sans ennui. J'y ai vu une écriture assez cinématographique comme dans un roman de Pierre Renverseau, avec le vision d'un monde dont on attend beaucoup ... en vain et dont le personnage part en vrille.

Mon seul bémol c'est cette violence qui me heurte un peu, mais c'est un roman noir et surtout les quelques scènes de sexe bien inutiles.

Merci à Babelio et aux éditions du CaÎman pour cet envoi masse critique. Une maison d'édition à découvrir.













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