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Griffe d`Encre


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Dernières critiques
Hantavirus
  20 août 2021
Le bureau des défunts, Tome 1 : Votre mort nous appartient de Antoine Lencou
Premier tome d’une tétralogie, le texte se lit facilement. Il y a une certaine richesse du vocabulaire qui permet de sentir les nuances et entrer dans l’histoire. L’histoire est posée et les réflexions abordées sont intéressantes sans être vraiment creusées. Ce n’est pas de la grande littérature qui vous donnera mal à la tête ou vous remuera les intestins. Cela reste très abordable pour une problématique sur la notion de la mort dans nos sociétés modernes et du droit à celle-ci. Je reste mitigé, car ce premier tome ne me donne pas envie de lire la suite, mais d’une certaine manière… le fond n’a pas encore été abordé. #Curiosité



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Zephirine
  07 mars 2021
La Vieille Anglaise et le Continent de Jeanne-a Débats
Cette novella qui mêle avec brio une histoire de science-fiction et un combat écologique, est un petit bijou qu’il faut avoir lu.

Anna Kelvin, professeure de biologie marine et activiste écologique, se sait condamnée par un cancer. Tant qu’à disparaitre autant le faire avec brio. Et voilà notre vieille dama acariâtre et au caractère bien trempé qui, grâce à Marc son ex-étudiant, transmute son esprit humain dans le corps d’un cachalot.

Nous voilà entraînés, à la suite d’Anna, dans un fabuleux voyage sous-marin. On découvre le monde des cachalots et on frissonne à la lecture des aventures de notre héroïne qui se bat contre ces hommes qui exploitent et détruisent la richesse des océans. Car la dimension écologique et le combat de sauvetage des cétacés prend toute son importance à travers ce récit.

Deux voix se mêlent pour nous raconter cette histoire incroyable, celle d’Anna devenue cachalot et celle de Marc qui la suit.

C’est merveilleusement conté, l’intrigue est haletante, l’évocation des océans et de la vie marine est d’une grande poésie.

En un récit très ramassé, l’autrice a su construire une intrigue implacable, créer une héroïne attachante et aborder la protection des cétacés.

C’est fort, et ça se lit d’une traite, avec délectation.

Jeanne A Debats a bien mérité les nombreux prix qui ont couronné sa nouvelle.

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Okenwillow
  01 octobre 2020
Présumé coupable de Isabelle Guso
Je viens de finir la lecture de ce court roman (que les gens modernes et/ou anglophones appellent désormais novella). Je viens aussi de comprendre pourquoi il m'a été impossible de savoir de quoi ça parle même en cherchant sur le net. Bon, j'ai peu cherché c'est vrai, mais la quatrième de couverture étant ce qu'elle est, on peut supposer une volonté de la part de l'éditeur et/ou de l'auteur de ne pas en dire trop pour ne pas faire fuir le potentiel lecteur.Je pense en effet que trop d'infos auraient pu faire fuir ledit potentiel lecteur. Ou attirer les voyeurs. Au choix.Je tiens à préciser tout de suite, au risque de casser un suspens insoutenable, que de toute façon ce livre DOIT être lu, quelles que soient les motivations.La difficulté étant à présent de parler du livre sans le trahir ou le spoiler, car son but est d'ouvrir sinon le débat, du moins la réflexion personnelle dans un premier temps.Trop en dire gâcherait inévitablement l'effet de surprise. Ne rien en dire en ferait une lecture vaine.Et là, ça fait un moment que je parle pour ne rien dire. C'est que je réfléchis surtout à comment le dire.Le narrateur, la trentaine, français, fait un voyage au Japon en quête, semble-t-il, de spiritualité. On comprend assez vite qu'il cherche surtout à se libérer d'une tare qui lui pourrit la vie. Le genre de truc assez désespérant pour penser trouver le salut dans un vieux sage bouddhiste. C'est dire le degré de déprime dans lequel notre « héros » se trouve au début de son récit.Le narrateur est un être abject, exécrable, qui cherche à se donner des circonstances atténuantes, qui tente de se trouver une humanité malgré ce qu'il est. Il ne m'a inspiré aucune sympathie, à aucun moment. De l'empathie, peut-être, un peu, parce que je ne suis pas une brute. Mais sa lutte permanente pour rester humain et innocent ne m'a pas bouleversée outre mesure, même si je conçois la chose. Si on ne parle que de ceux qui passent à l'acte, qu'en est-il de ceux qui s'y refusent, au prix du silence et du secret lourdement gardé ?La lecture de cette histoire pourra faire passer le lecteur par bien des états, mais ne perdons pas de vue que le narrateur et l'auteur sont deux choses différentes, d'ailleurs Isabelle Guso n'hésite pas à le rappeler à la fin de l'ouvrage.Récit dérangeant donc, mais essentiel, qui invite à réfléchir et à voir au-delà de la monstruosité des faits. Je dis bien au-delà, et non à la place. La prouesse première de l'auteur étant d'avoir su se mettre dans la peau d'un tel personnage, et de l'avoir fait si bien, de manière tellement convaincante et réaliste, même si quelques rebondissements scénaristes m'ont parus un brin invraisemblables, mais c'est un détail qui ne gâche en rien l'intérêt et la qualité profonde de la novella.Elle appelle clairement au débat et à la réflexion sur un sujet ô combien délicat !À lire et à réfléchir.
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