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MaudeElyther
  01 juillet 2019
Novae de Ebory/Villeneuve
Moi qui ai adoré le premier roman d’Elisabeth Ebory, La Fée, la pie et le printemps, j’ai été plus que ravie de sortir de ma bibliothèque Novae, une novella que je n’avais pas encore lue.

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Avec Novae, Elisabeth Ebory tisse un onirisme à la fois cosmique et intime. Le texte tout en profondeur nous happe dès les premiers mots, le réel s’effrite d’emblée sous nous. L’auteure brouille les pistes (notamment l’époque), si bien que nous voilà dérivant dans cet onirisme éminemment poétique et personnel de cet univers. Car il s’agit avant tout de cela, d’un univers, que façonne cette novella. Un désert et ses ombres tranchantes, l’atelier encombré d’un peintre, la mer, une maison bourgeoise et sa porte dérobée dans le jardin, un port, une école pour femmes… Tout cela arbore des teintes étranges, des taches de lumière tel un kaléidoscope, ou bien le silence, le retrait.

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Quête d’identité ou fuite, voilà ce que raconte Novae, en la personne de deux jeunes femmes que rien ne semble relier. Et pourtant… Voilà toute la magie, l’identité, le don qui saturent cet univers bouleversant et poignant. Impossible de lâcher la lecture, lecteurs ensorcelés par la musique des mots, la beauté de la poésie, la fascination pour ce monde à la fois familier et étranger.

Alwaïd, enfermée dans sa tour d’ivoire par ses parents, surveillée par Charles, a soif du monde et de liberté. Elle voit le monde interféré par ses visions. Son don est réprimé, pour quelle raison ? la protéger ?

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Quant à Aphélie, elle a fui, jusqu’à atteindre ce village en bordure de mer où elle rencontre Vincent, un peintre dont elle devient le Muse. Elle ne parle pas ; sa voix vient des ombres dans les flammes, sa voix est destruction.

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Leurs visions du monde chavirent, donnent le vertige, angoissent, émerveillent, stupéfient… La réalité s’effrite, l’onirisme s’épanouit alors, tel un phénix renaissant de ses cendres. Ici la magie se teinte à l’oriental, convoque des démons du désert, des démons intérieurs, le tout en une litanie de vie/de liberté ou bien de fuite. Alwaïd et Aphélie, comme deux facettes, deux mondes, deux destinés distinctes qui vont se faire écho… et se rejoindre.

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J’avais déjà parlé de la plume d’Elisabeth Ebory à travers ma chronique de son roman La fée, la pie et le printemps, faisant notamment un parallèle avec une auteure phare à mes yeux : Léa Silhol. Pour Novae, la plume d’Elisabeth Ebory est tout simplement magistrale, nul doute qu’elle tient là un merveilleux don ! Tout comme lors de ma lecture de Comment le dire à la Nuit de Vincent Tassy (que je vous invite plus que fortement à découvrir : ses textes sont pour moi d’énormes coups de cœur), j’ai eu ici le sentiment de vivre un rêve éveillé, bercée, ensorcelée, émerveillée par cette novella. Novae a vraiment été pour moi un plongeon dans l’univers de l’auteure, à la fin et même encore maintenant, quelques semaines après la lecture, il me reste les sensations et ressentis des atmosphères, le bercement de ce surnaturel oriental, l’empreinte de cette magie onirique… Je la relirai avec grand plaisir !

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Vous l’aurez compris, cette nouvelle lecture d’Elisabeth Ebory confirme mon sentiment suite à La fée, la pie et le printemps : voici une nouvelle auteure chouchou sur ma liste !
Lien : http://maude-elyther.over-bl..
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LesNotesdAnouchka
  18 juin 2019
Stratégies du réenchantement de Jeanne-a Débats
Que rajouter, mis à part le fait que je conseille l’œuvre au plus grand nombre, car les nouvelles, tantôt mordantes, tantôt amusantes, tantôt prenantes voire déprimantes ou encore encourageantes, tantôt brèves et longues, sont toujours profondes, porteuses de sens, d’une façon de concevoir la Vie ?
Lien : https://lesnotesdanouchka.co..
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LesNotesdAnouchka
  18 juin 2019
Présumé coupable de Isabelle Guso
Cette novella, parue le 1er octobre 2010, aborde un sujet des plus ardus. Un sujet qui, je le crois, n’avait jusqu’alors pas été traité sous cet angle. Un angle difficile, qui paraîtra peut-être inconcevable aux yeux de certaines personnes, pour peu qu’elles ne lisent pas le mot de l’auteur et la postface. Tact et explications sont parfois nécessaires.



Je ne peux en révéler plus ici, afin de ne pas spoiler d’éventuels lecteurs.



Cependant, j’aimerais tout de même dire que l’ouvrage met sur la table des questions essentielles. Questions que notre société devrait se poser afin de lutter de façon éclairée contre certains crimes. Afin d’empêcher des drames.
Lien : https://lesnotesdanouchka.co..
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