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La Table ronde

La Table ronde est une maison d`édition française fondée en 1944 par Roland Laudenbach, Jean Turlais et Roger Mouton et nommée par Jean Cocteau. Le premier livre publié par la maison est Antigone de Jean Anouilh. Aujourd`hui, les éditions La Table ronde sont une filiale du groupe Gallimard et le catalogue de la maison compte plus de 10 000 titres.

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Collections de La Table ronde



Dernières critiques
Tinaju
  23 février 2019
La Jeune Fille à la perle de Tracy Chevalier
J'ai ajouté ce livre non pas parce que je connaissais l'auteur et que je l'appréciais, mais seulement parce que je suis une fan absolue de Vermeer.

Et je dois dire que la magie a opérée. L'histoire n'est pas originale du tout, elle est même carrément sans surprise. Peut-être que cela vient de l'écriture, je ne saurais dire mais j'ai eu la très vive impression d'être dans un tableau du Maître Flamand pendant toute ma lecture. L'auteure a su retranscrire l'ambiance apaisée et sereine de ses peintures, mais néanmoins, on sent bien que c'est juste une pause avant quelque chose.

Bref, un très bon moment de lecture mais l'histoire aurait méritée d'être un peu plus originale.



2e pioche choisie par Skand en février 2019.
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DemainJeLis
  23 février 2019
À la ligne de Joseph Ponthus
Si j'ai aimé A la ligne de Joseph Ponthus ?J'ai même fait pire : je me suis identifiée à l'auteur.



Ce livre m'a rappelé une période de mon existence où je me suis sentie en exil dans ma propre vie. J'étais à l'étranger, je faisais un travail pour lequel je n'étais pas faite, j'avais rompu avec mon mec d'alors et j'étais triste. Je me suis alors plongée dans la lecture de la Recherche du temps perdu, m'y suis accrochée comme à un radeau. J'ai ri, pleuré, ce livre illuminait mes journées, me soutenait dans les moments terribles : j'étais sauvée.



A la Ligne, c'est un éloge de ces camarades fidèles, de ces auteurs passés ou vivants avec lesquels on entretient une communauté d'esprit. Leurs livres nous accompagnent dans notre vie, nous éclairent, et créent un véritable cortège d'amis qui colorent nos joies et allègent nos peines.



De la peine, Joseph Ponthus en a eu beaucoup. Après des études littéraire, et poussé par les vicissitudes de l'existence, Joseph Ponthus est allé travailler à l'usine. Il découvre la vie précaire des ouvriers intérimaires embauchés dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Dans son livre, il documente la répétition infinie du travail à la ligne, l'absurdité infernale des tâches, la souffrance du corps qui en résulte.



Ce qui le sauve, c'est la littérature. Au fil des jours, il se remémore ses souvenirs de lecture, comme un rempart à la cruauté de l'usine. Il convoque Apollinaire, La Bruyère, Dumas, mais aussi les chansons de Trenet et Barbara. Ces auteurs, ces compositeurs sont autant d'anges gardiens qui le protègent de l'aliénation des machines, de la mort obscène des animaux et du pouvoir infâme des petits chefs.



De Joseph Ponthus, on peut louer la force documentaire de son récit, la beauté de son écriture. Je retiens ces souvenirs de lectures, ces airs de chansons ou bribes de vers éparpillés dans son texte, me faisant signe de la main comme de vieux amis.











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Zakuro
  23 février 2019
Edith & Oliver de Michele Forbes
Illusionniste et désillusions.



Edith et Oliver se sont rencontrés et aimés dans les coulisses du théâtre de Belfast dont le plus beau duo reste la naissance de leurs jumeaux, Archie et Agna.

Oliver est illusionniste, Edith l'accompagne au piano. Oliver vit les dernières heures de ses talents artistiques plutôt féeriques que spectaculaires avant l'entrée en scène du sensationnalisme à outrance qui ravit le public.



Oh combien j'ai aimé ce roman à la fois fable poétique et triste réalité d'un monde qui change.



J'ai été très touchée par Oliver dont Michèle Forbes en fait le personnage central tout au long du roman qui se déroule de 1902 à 1922. de son entrée au théâtre en tant que commissionnaire à sa première représentation sur scène, j'ai aimé voir défiler les numéros d'Oliver remplies d'humour et d'émotions, tendres et naïves.

Plus j'avançais dans ma lecture, plus j'étais inquiète pour Oliver qui reçoit comme une déflagration la vérité crue et sans masque. La fin d'une époque et de son métier tel qu'il le voyait et en qui il avait totalement foi. La fin aussi d'un long mensonge qu'il s'est fait à lui-même sur la mort accidentelle de sa mère.

Dans son costume de prestidigitateur, voulait-il effacer ou rendre visible ce qui le faisait tant souffrir ? J'ai aimé les aller-retour dans le passé familial d'Oliver qui donnent les clefs de son mal être et de son incapacité à parler avec sa fille Agna. J'ai redouté sa descente aux enfers, la chute dans la misère pour lui et les siens.

Ce beau roman est aussi une exploration de l'époque avant la partition de l'Irlande, le constat cinglant de la pauvreté et de la loi du plus vendable dans le milieu du music-hall.

J'ai été fascinée et entièrement séduite par l'écriture de Michèle Forbes dont la langue est magnifiquement traduite par Anouk Neuhoff.

Ce roman recèle de très beaux passages sur la physionomie maternelle « ses cheveux ont la couleur d'une meule de foin qui aurait absorbé l'été », vibrants d'amour mais ambués par les regrets qui m'ont serré le coeur.

Dans le cadre réaliste du roman, Michèle Forbes pose les mots comme des touches de couleur pour faire naître des images remplies de poésie et de simplicité. Malgré la misère et les disparitions brutales. La nature est très présente, réconfortante : « La lune du lundi matin est aussi pâle que la chair d'une oie ». Visible et immuable.



Merci infiniment à Babelio et aux éditions La Table Ronde pour ce roman reçu dans le cadre de la Masse Critique de la rentrée littéraire de janvier.
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