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La Table ronde

La Table ronde est une maison d'édition française fondée en 1944 par Roland Laudenbach, Jean Turlais et Roger Mouton et nommée par Jean Cocteau. Le premier livre publié par la maison est Antigone de Jean Anouilh. Aujourd'hui, les éditions La Table ronde sont une filiale du groupe Gallimard et le catalogue de la maison compte plus de 10 000 titres.

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Dernières parutions chez La Table ronde


Dernières critiques
19chantal
  21 octobre 2017
Les combattants du petit bonheur de Boudard a
Les combattants du petit bonheur : comme ce titre sonne bien, comme il vibre bien avec le contenu. On a tous lu des livres racontant la seconde guerre mondiale. je trouve que celui-ci nous éclaire bien sur le quotidien des civils à Paris durant cette période. Pas d'emphase ni de grandiloquence, pas de mélo juste de la lucidité et du rire à la sauce Boudard. Pauvre France que cette France pauvre, voire très pauvre, vivant d'expédients, de combines un peu louches, très machiste. Rien n'était rose surtout pas pour les femmes. Mais Boudard nous fait rire avec son argot truculent mêlé de mots relevés et d'allusions littéraires. Il a l'honnêteté d'analyser les situations et de dire combien le hasard pouvait faire pencher la balance d'un côté ou d'un autre : collabo, résistant, les deux, rien du tout, opportuniste. Il écrit en 1977. Il regarde avec l'œil ironique ou désolé de celui qui s'est extirpé de la mêlée.

Cela reste ses années de jeunesse, celles que l'on oublie pas, où on est à la recherche des petits bonheurs, du petit bonheur, au petit bonheur la chance.

Les amoureux de la langue, des langages et des mots aimeront Boudard.
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Fandol
  21 octobre 2017
The Girls de Emma Cline
Pour un premier roman, Emma Cline a réussi une impressionnante fresque intimiste et un tableau sans concession de la société californienne des années 1960 et 1970, The Girls, un livre traduit dans plus de 34 pays et dont on parle de faire un film.



Evie Boyd, entre deux contrats d’aide-ménagère, se retrouve dans une maison prêtée par un ami, Dan. Au bord de l’océan, elle se voit confrontée à son passé, plus exactement à l’année de ses 14 ans, lorsqu’elle voit débarquer Julian, fils de Dan, une vingtaine d’années, et surtout Sasha, entre quinze et seize ans. Les souvenirs reviennent : « C’est dire à quel point les gens avaient besoin de s’assurer que leurs vies avaient bien eu lieu… » Devant ces jeunes gens, elle reste sur ses gardes : « Je ne voulais pas exposer ma pourriture intérieure, ne serait-ce qu’accidentellement. »

C’est pour elle alors qu’Evie commence à dévider ce que fut cette année 1969, à Petaluma, en Californie. Connie est son amie grassouillette et, comme elle, elle veut être remarquée : « Ce qui m’importait, en ce temps-là, c’était d’attirer l’attention. » Tout ce temps consacré à cela est gaspillé… « jusqu’à ce que quelqu’un vous remarque, les garçons l’avaient consacré à eux-mêmes. »

La drogue est omniprésente, sous toutes ses formes. Evie n’y échappe pas. Elle cherche à capter l’attention du frère de Connie, Peter (18 ans), qui prend de l’acide, va dans sa chambre, se caresse l’entrecuisse dans la salle de bains en regardant le magazine de femmes nues de son père…

Sa rencontre avec Suzanne est déterminante pour ce qui va suivre. Ses parents se sont séparés. Son père est avec Tamar, nettement plus jeune, et sa mère essaie divers hommes. Enfin, la voilà au ranch pour la fête du solstice et la rencontre avec Russell, un véritable gourou, vénéré par tout le monde et qui utilise les filles selon son bon plaisir. « Au ranch, le temps était déroutant. » C’est l’apogée du mouvement hippie, aux USA.

Si Evie revient au ranch, c’est pour Suzanne : « Depuis que j’avais rencontré Suzanne, ma vie avait pris un relief tranchant et mystérieux, qui dévoilait un monde au-delà du monde connu… » Russell l’affirme : « Nous étions en train de bâtir une nouvelle société… Sans racisme, sans exclusion, sans hiérarchie. C’est ainsi qu’il présentait la chose, un amour plus profond… » La réalité est bien plus difficile à vivre. Evie voit tout ce qui ne va pas : la saleté, le désordre, l’alimentation insuffisante et déséquilibrée, les enfants négligés… mais elle cherche le contact physique avec Suzanne (19 ans), elle en a besoin.

Russell chante, joue de la guitare et veut enregistrer. Pour cela, il compte sur Mitch Lewis, artiste à succès qui fournit la coke et se sert des filles pour assouvir ses besoins sexuels. Comme il faut de l’argent pour le ranch, Evie en prend chez elle, participe à une expédition qui se termine très mal comme cette année 1969, rappelant les assassinats commis par Charles Manson et les membres de sa « Famille »…



« Je pensais que le fait d’aimer quelqu’un constituait une sorte de protection, que la personne aimée comprenait l’ampleur de vos sentiments, et agissait en conséquence. Cela me paraissait équitable, comme si l’équité était une dimension dont se souciait l’univers. » Evie a échappé au pire, spectatrice et fugitive à la fois, elle est sortie définitivement de l’enfance mais à quel prix ?
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ckdkrk169
  20 octobre 2017
Avant et après de Paul Gauguin
Gauguin se raconte tel qu’il est : entier, bourru et se dévoile sans retenue. Sa colère et ses revendications enflamment le récit. Quand on est artiste et que l’on crève de faim, la vie est bien difficile.



Il passe en revue son enfance, ses choix, ses amis les peintres. Il dit qu’il n’a pas écrit un livre, ni des mémoires.



C’est parfois décousu mais toujours vivant et intéressant.
Lien : http://www.despagesetdesiles..
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