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La Table ronde

La Table ronde est une maison d`édition française fondée en 1944 par Roland Laudenbach, Jean Turlais et Roger Mouton et nommée par Jean Cocteau. Le premier livre publié par la maison est Antigone de Jean Anouilh. Aujourd`hui, les éditions La Table ronde sont une filiale du groupe Gallimard et le catalogue de la maison compte plus de 10 000 titres.

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Collections de La Table ronde



Dernières parutions chez La Table ronde


Dernières critiques
sweetie
  25 janvier 2021
The Girls de Emma Cline
L’été 1969, sera celui de tous les dangers pour Evie, quatorze ans, dont les parents sont divorcés et qui se pose en adolescente rétive avant de débuter son internat dans un nouveau collège en septembre. Une perspective qui lui déplaît souverainement et dont elle s’ouvre à son amie Connie. Mais très vite, cette amitié de la petite enfance ne lui suffit plus; en même temps, sa relation avec sa mère se détériore peu à peu et elle ne peut qu’assister, spectatrice impuissante, aux rencontres masculines éphémères de celle-ci.

Une rencontre déterminante avec un quatuor de filles hippies transformera un été de flemme en été de flamme : « Si incroyable que cela puisse paraître, elles semblaient m’apprécier, une pensée inconnue et réconfortante, un mystérieux cadeau que je ne voulais pas trop examiner. »

L’histoire emprunte la trame de l’affaire Charles Manson dans ses grandes lignes et le tour de force de l’auteure c’est d’avoir restituer minutieusement les vibrations de l’adolescence ainsi que les mœurs existantes à la fin des années 1960.

Là où Simon Liberati, dans son roman California Girls, décrivait crûment les événements réels, Emma Cline a choisi la fiction pour évoquer avec une certaine pudeur les dérives d’un gourou et de ses disciples. Pour ces deux points de vue différents, je recommande fortement la lecture des deux ouvrages.

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liberliber
  25 janvier 2021
La saga des Cazalet, tome 2 : À rude épreuve de Elizabeth Jane Howard


Dans le premier volume de « La saga des Cazalet », nous avions quitté les protagonistes au moment des accords de Munich en septembre 1938 avec l'espoir que la paix soit préservée.

Le récit du deuxième opus commence un an plus tard. Après l'invasion de la Pologne, la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne nazie.

Dans leur propriété du Sussex, les Cazalet sont prêts à affronter les attaques de l'ennemi. Le Brig a même construit un abri antiarérien pour protéger sa nombreuse famille.

Ceux qui vivent à Home Place vont échapper aux bombardements mais seront atteints dans leur quotidien par le conflit qui les obligera à se serrer la ceinture et à voir leurs ambitions contrariées. La guerre, ils la vivront aussi indirectement avec la disparition de Rupert, le benjamin du Brig et de la Duche.

Dans « A rude épreuve », Elizabeth Jane Howard concentre son intrigue sur les aînées des trois fils devenus de grandes adolescentes : Polly, la fille de Hugh, qui se désespère de n'avoir aucun talent ni aucun projet d'avenir ; Louise, la fille d'Edward, qui rêve d'être actrice et découvre des idées et des comportements étrangers à son milieu bourgeois ; Clary, la fille de Rupert, qui se lance dans l'écriture pour croquer ses proches et, peut-être, pour exorciser l'absence de son père. Toutes les trois commencent à s'intéresser à la gent masculine.

Les descendants mâles et les plus jeunes ne sont pas oubliés par la pénétrante auteure qui fait la part belle à Christopher, pacifiste dans un milieu où Churchill, le « vieux lion » qui défie Hitler, est vénéré. Il y a aussi Neville, le frère de Clary, tellement cruel qu'on viendrait à penser qu'il est un psychopathe en devenir.

Quant aux adultes, ils tentent de sauver la face tout en cachant, pour certains, leurs secrets avouables ou inavouables ... Les femmes abandonnent leur triste statut de mères au foyer pour s'engager auprès des personnes évacuées de Londres et des blessés de guerre. Ces nouvelles occupations seront-elles les prémices de leur libération d'un monde si misogyne ?

Dans une écriture classique et raffinée, qui ne néglige pourtant pas les descriptions plus prosaïques, Elizabeth Jane Howard mêle, dans cette fresque subtile d'une famille formant une communauté soudée face à l'adversité, l'angoisse et l'insouciance, l'intime et l'universel, l'intériorité et la grande histoire.

De la belle ouvrage romanesque dont on attend avec impatience le troisième tome, sur les cinq que compte la saga, à paraître en mars prochain. Son titre : « Confusion ».



EXTRAIT

- Etre amoureux, ça signifiait peut-être simplement aimer assez quelqu'un pour supporter ce qu'il nous faisait.
Lien : http://papivore.net/litterat..
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syliseuse
  25 janvier 2021
À la ligne : Feuillets d'usine de Joseph Ponthus
Pour aller de la ligne de production de l'usine à la ligne du texte, Joseph Ponthus nous fait emprunter un chemin hors des sentiers battus, un chemin de mots où il n'y aurait ni balises ni codes traditionnels. Si ce n'est pas la voie la plus classique pour se rendre d'un point à un autre, c'est incontestablement celle qui pousse le plus à la méditation et à la réflexion.





A la ligne est le fruit d'une expérience vécue par l'auteur lui-même, ouvrier intérimaire dans une usine de poissons puis dans un abattoir, qui, chaque jour, couche sur le papier le compte rendu de ses journées.

Travailler comme une bête. Recommencer le lendemain, à l'identique. S'user. Juste pour l'argent.

Mais chaque soir, avant de se coucher épuisé comme une masse, rassembler ses dernières forces pour laisser venir les mots, repenser sa journée, peut-être lui donner un sens. Aller au fond de soi pour faire resurgir la beauté et la lumière jamais éteintes, quelles que soient les difficultés de la vie.

Travailler pour survivre. Ecrire pour vivre.





Pour définir A la ligne en un mot, le premier qui vient à l'esprit est certainement l'adjectif "original".





Original, A la ligne l'est d'abord par son identité impossible à cerner tant toute tentative de rattachement à un genre précis serait réductrice. Un peu autobiographie, un peu texte documentaire, mais tellement plus riche que cela aussi. Car, le plus important est que Joseph Ponthus passe tout ce qui est de l'ordre du factuel au prisme de sa propre vision de la vie. De sorte que, au final, A la ligne s'apparente essentiellement à un vagabondage de pensées -pour le grand plaisir du lecteur.



Original, A la ligne l'est par sa forme unique. Paragraphes sautillants, sans ponctuation. Une sorte de slam qu'on aurait envie de lire à voix haute du début à la fin, où se mêlent drôlerie et créativité d'une part, profondeur et poésie d'autre part, le tout charpenté par une solide culture générale, jamais ostentatoire cependant.



Original, A la ligne l'est par le contraste qu'il offre entre la réalité des faits, brutale, répugnante - la pénibilité du travail, les odeurs, le sang - et la poésie qui se révèle paradoxalement sous la plume de Joseph Ponthus. La lumière transparaît dans l'obscurité la plus crasse. Le bonheur, l'amour, la fraternité sont toujours en toile de fond, même quand tout va mal.



A la ligne est un livre singulier, généreux, profondément humain, à l'image sans doute de son auteur, personnalité peu banale puisqu'après de sérieuses études, il a exercé dix ans la profession d'éducateur spécialisé -métier que l'on ne choisit pas sans un réel amour de son prochain.

Un livre qui se finit en apothéose sur un dernier chapitre éblouissant de poésie et d'émotion. Beau à pleurer.





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