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Note moyenne 3.99 /5 (sur 227 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux , le 06/01/1912
Mort(e) à : Pessac , le 09/05/1994
Biographie :

Jacques Ellul est un professeur d'histoire du droit, théologien protestant et sociologue français.

Né à Bordeaux, docteur en droit en 1936, puis chargé de cours dans diverses universités françaises, il fut révoqué par le gouvernement de Vichy. Il devint alors agriculteur pour nourrir sa famille. Il participa à la Résistance. A la libération, Ellul est nommé adjoint au maire de Bordeaux et devient professeur à la Faculté de Droit de cette ville.

Jacques Ellul a d'abord été attiré par les thèses marxistes avant de devenir l'un des acteurs et des penseurs du protestantisme. Ses nombreux écrits (plus d'une quarantaine de titres) ont eu un grand retentissement, principalement aux États-Unis.

Dans son ouvrage le plus important, Le système technicien, il a démontré que la technique constitue un système. Voilà pourquoi, aux États-Unis notamment, où il est mieux connu que dans son propre pays, la France, Ellul est au centre du débat et de la réflexion sur la technique.
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Source : wikipédia
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Patrick Chastenet vous présente son ouvrage "Introduction à Jacques Ellul" aux éditions La Découverte. Rentrée Sciences Humaines automne 2019. Note de Musique : Youtube Audio Library Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (150) Voir plus Ajouter une citation
Jacques Ellul
deuxquatredeux   14 septembre 2014
Jacques Ellul
Sans penser que demain, peut-être, savoir cultiver un bout de terrain, allumer un feu de bois et faire des pansements corrects seront plus utiles que tapoter sur un clavier.
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colibri   29 décembre 2008
Anarchie et christianisme de Jacques Ellul
Dans l'esprit de Jésus, nous combattons la violence en nous attaquant à la peur. Jésus dit aux opprimées : " Si on te frappe sur la joue droite, tend la joue gauche", il cherche ainsi à les libérer de la peur devant la violence de leurs oppresseurs. p.149
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deuxquatredeux   30 novembre 2016
Le bluff technologique de Jacques Ellul
[...] la technique nous est dorénavant présentée comme la seule solution à tous nos problèmes collectifs (le chômage, la misère du tiers monde, la crise, la pollution, la menace de guerre) ou individuels (la santé, la vie familiale, et même le sens de la vie) [...] Et il s'agit bien de bluff, parce que dans ce discours l'on multiplie par cent les possibilités effectives des techniques et que l'on voile radicalement les aspects négatifs.
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Schimisa   09 avril 2014
Anarchie et christianisme de Jacques Ellul
Je ne puis condamner les opprimés qui pour se révolter prennent les armes et se lancent dans la violence, mais je pense leur révolte inefficace pour une réelle révolution : ou bien les opprimés seront écrasés par les forces des gens du pouvoir, ou bien, quand le pouvoir en place sera renversé, ils auront acquis le goût du pouvoir par les armes, ils deviendront alors les nouveaux oppresseurs et tout sera à refaire.

Pour une véritable révolution, il faut trouver le moral de s'engager à faire disparaitre ce qui est à l'origine de toutes les violences : l'esprit de hiérarchie et la peur ; la peur qu'éprouvent les dominants de ne plus pouvoir vivre s'ils renversent leurs maitres, les pousse à accepter la violence qu'ils subissent. Ils trouvent eux-mêmes une compensation en cherchant à dominer sur d'autres, toujours au prix de la violence dans le cycle infernale de révolte-répression...
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deuxquatredeux   16 janvier 2017
Les Nouveaux Possédés de Jacques Ellul
Ce n’est pas la technique qui nous asservit, mais le sacré transféré à la technique.
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Laumness   19 septembre 2015
La foi au prix du doute: «Encore quarante jours...» de Jacques Ellul
Croire que l'on a la solution des problèmes politiques ou économiques est une des catastrophes de notre société : les plans, la planification dans tous les domaines sont, autant que la prévisionnite, une maladie mortelle. En ce sens notre société est pire que celles où l'on vivait dans un univers religieux, car ces sociétés connaissaient le doute et les incertitudes, alors que le croyant en des solutions scientifiques et techniques est l'inexpiable bourreau collectif de notre monde, insensible aux remords autant qu'aux scrupules.
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Julian_Morrow   29 juillet 2019
L'illusion politique de Jacques Ellul
Car ce qui est essentiel, c’est d’obtenir une « impression », un « sentiment ». Pourvu que le peuple ait l’impression de vivre en démocratie, que le gouvernement « paraisse » démocratique aux yeux de l’opinion, c’est évidemment l’essentiel. On connaît parfaitement des gouvernements très démocratiques qui donnent l’impression d’être autoritaires, inversement des gouvernements dictatoriaux qui savent créer l’opinion dont ils ont besoin pour qu’ils soient ressentis comme démocratiques : ainsi les démocraties populaires.



(p.178)
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hupomnemata   23 avril 2014
Pour qui, pour quoi travaillons-nous ? de Jacques Ellul
Arbeit macht frei, grande formule inscrite à la porte des camps de concentration par les nazis. Car eux aussi participent à la communion fraternelle en la valeur travail. Et comme ils ont bien compris, comme ils ont bien exprimé le lieu commun fondamental, ils ne sont pas assez stupides pour inscrire sur leurs frontons "voi ch'entrate, lasciate... (note en bas de page : Lasciate ogne speranza, voi ch'entrate, vers fameux du chant III de l'Enfer de Dante, généralement traduit en français par l'alexandrin : Vous qui entrez ici, laissez toute espérance.) C'est ici l'astuce et le plus grand mensonge mais qui leur est fourni par la société bourgeoise, et par la société communiste. Vous êtes enfermés, vous êtes mal nourris, vous êtes mal traités, vous avez froid, vous êtes sous le coup de la mort, mais il y a une espérance : le travail. Quoique derrière des barbelés le travail vous libère, vous apporte dignité, vertu, justice, vous êtes encore un homme puisque vous travaillez. Vous êtes un homme libre parce que le travail c'est la garantie et l'assouvissement de votre liberté intérieur. Et cette admirable trouvaille, que seuls de mauvais esprits peuvent considérer comme dérision, peut s'appliquer partout : ouvriers soumis au patron, le travail rend libre, c'est la même démonstration. Russe soumis à la dictature stalinienne, le travail rend libre, c'est la même démonstration. Et toi homme tout court, n'importe quel homme, qui vis dans une société absurde, qui n'as plus de foi an Jésus-Christ, qui es livré aux puissances déchaînées, qui ne sais pas si demain existera encore, qui es saisi par l'angoisse de ta condition, et trouves que ta vie n'a pas de sens, tu as de la chance, une bien grande chance : tu travailles, tu travailles beaucoup, tu travailles de plus en plus, et alors par là, tu le vois bien, tout est en place, tu es un homme libre. Même démonstration.
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Laumness   19 septembre 2015
La foi au prix du doute: «Encore quarante jours...» de Jacques Ellul
Nous vivons un gigantesque procès où chacun est l'accusateur avec fougue, la passion, le délire d'être le Justicier et l'Explicateur. Chaque fois que tu accuses un autre (le fasciste ou le communiste, ou le juif ou l'immigré ou le jeune...), en même temps tu te délivres et tu t'assures de ta propre justice. Tu as trouvé ton bouc émissaire. Et nous passons en effet notre temps à le chercher. Pour poser notre main sur sa tête et nous décharger ainsi de toutes nos fautes, et l'envoyer ensuite au désert, devenir la proie des guivres, des incubes, des succubes, des larves, des lémures qui représentent nos propres haines enfin expulsées.

Il faut le reconnaître, au travers de nos succès inouïs de science et d'intelligence, par le chemin de nos croyances infuses et diffuses, Satan a gagné exactement partout. Sans exister par soi. Il nous suffit d'être nous-mêmes. De croire en nous-mêmes. Alors vient le repli. Après cette phase d'expansion accusatrice, nulle autre issue que de s'enfermer en soi, de trouver en soi son contentement et sa suffisance, et de se contempler, Narcisse qui ne se noiera pas, car il est déjà mort, et il s'est assassiné dans son accusation. Mais il lui faut bien continuer à vivre. Vois la pauvreté de l'érotisme moderne. Surprenant contresens, mais un de plus seulement, de se réaliser par l'érotisme, et de nous montrer Sade comme le héros des libérations et d'un dépassement de l'homme ? De soi ? Qui ne peut s'exprimer et s'achever dans l'acte érotique. Car, relis bien, tu verras, et non par façade morale, que chacune de ces aventures s'achève par une impossibilité, par un échec. Et l'autre, qu'en as-tu fait dans ton aventure érotique ? Je trouve bien plaisante l'attitude bravache des orgueilleux inventeurs de cette liberté ! Vous avez fait de la femme un objet ; par l'érotisme elle va se libérer, enfin devenir elle-même... mais l'érotisme est toujours plaisir solitaire, et comment ne pas voir que celui qui est utilisé n'est jamais rien de plus qu'un objet pour achever mon plaisir ? Il n'y a pas d'érotisme partagé (ce serait de l'amour). L'autre n'est jamais qu'un godemiché un peu plus perfectionné. Enfermement dans soi que l'érotisme, et rien d'autre, rien de plus, cependant que cet objet, tu es prêt à le rejeter aussi, porteur encore une fois de ce qui pourrait être ta marque d'infamie que, heureusement, tu as su projeter sur lui. Repli sur toi, pour te cuirasser contre le regard d'un autre. Utilisation de l'autre en même temps pour te sauver de toute accusation et pour satisfaire ta passion terrible de Narcisse vivant mort. Voilà où nous en sommes.
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hupomnemata   22 avril 2014
Pour qui, pour quoi travaillons-nous ? de Jacques Ellul
Il ne faut pas confondre travail et vocation. Le premier est de l'ordre de la nécessité, de la contrainte. La seconde est une action guidée par un élan spirituel et elle est susceptible de modifier, dans une plus ou moins grande mesure mais dans un sens chrétien tel que l'entend Ellul, la forme du monde où nous vivons. Cette action ne peut être que gratuite, car il y a contradiction entre le travail salarié, marchand et un engagement auprès de ses semblables censé traduire une grâce divine. Pour éviter une dichotomie trop importante entre ces deux parts de vie encore convient-il qu'il y ait une relation dialectique entre les deux sphères d'activité : le travail rémunéré doit être vécu comme une source d'expériences pouvant être réinvesties dans l'activité militante et inversement.
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