AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.01 /5 (sur 333 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bar-le-Duc , le 14/12/1958
Biographie :

Michel Bernard est un écrivain et et haut fonctionnaire français.

Ancien élève de l'École nationale d'administration (1990-1992), il fait une carrière dans le corps préfectoral et est actuellement en disponibilité après avoir été sous-préfet de L'Haÿ-les-Roses et de Reims.

En 2009, "La Maison du docteur Laheurte" reçoit le
Prix Maurice-Genevoix 2009.

En 2010, "Le Corps de la France" reçoit le Prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot 2010.

"Deux Remords de Claude Monet" reçoit le Prix du festival du livre de Metz 2017.

"Le Bon Cœur" est lauréat du Prix France Télévisions 2018, catégorie roman et du Prix Louis Barthou 2019 de l'Académie française.


Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Michel Bernard - Le bon sens
Podcasts (3) Voir tous

Citations et extraits (162) Voir plus Ajouter une citation
migdal   27 septembre 2019
Hiver 1814 de Michel Bernard
Si leurs intérêts divergeaient, les Alliés s'accordaient sur deux points : Napoléon restait un chef de guerre incomparable et le soldat firançais, un combattant de premier ordre. La prudence commandait de ne pas favoriser l'union nationale d'un peuple aussi bouillant autour d'un tel capitaine. 1792, 1793, 1794, Valmy, Jemmapes, Hondschoote, Fleurus, ces mauvais souvenirs n'étaient pas effacés des mémoires prussienne et autrichienne.
Commenter  J’apprécie          400
migdal   04 octobre 2019
Hiver 1814 de Michel Bernard
Dans la matinée s'étaient rangés dans la cour du Cheval blanc les grenadiers du 1er regiment de la Garde. Derrière, en forçant l'entrée, avaient pris place les habits noirs d'une soixantaine de polytechniciens qui avaient défendu Paris du côté de Charenton. Alignés devant le portail attendaient la berline dans laquelle voyagerait l'exilé et les autres voitures de sa suite. Beaucoup d'habitants s'étaient agglutinés derrière les grilles, des paysans des environs aussi. A onze heures trente, on annonça l'Empereur, les tambours roulèrent. Il parut en haut de l'escalier, le descendit rapidement, accompagné de Belliard, suivi des derniers membres de son état-major, dont deux officiers polonais, et Bussy, l'ancien sous-lieutenant du régiment de La Fère. Il serra la main du général Petit commandant le détachement, fit face aux soldats et leur parla. L'allocution fut brève, prononcée d'une voix forte et nette. Sur sa demande, le général prit le drapeau surmonté de l'aigle et le présenta à l'Empereur qui embrassa son porteur. En inclinant son visage, il saisit le lourd carré de soie frangé d'or à pleine main et en porta le rouge à ses lèvres. Le silence était peuplé des gémissements, des raclements de gorge, des reniflements des soldats. Le général pleurait. On voyait que Napoléon s'efforçait de contenir son émotion. Il inspira profondément, se recueillit un instant, le temps de raffermir sa voix et reprit : «Adieu encore une fois mes vieux compagnons, que ce dernier baiser passe dans vos cœurs !» Il salua les personnes qui l'entouraient et monta dans sa voiture. Elle s'ébranla, passa la grille, les maisons et s'enfonça dans la forêt, sur la route de Nemours, vers le sud.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
Piatka   25 septembre 2016
Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard
C’était là, dans ce climat, devant ces paysages, qu’il sentait sa manière s’épanouir, entrer en accord intime avec le monde. Ses meilleurs tableaux, les plus ressemblants à lui-même, il les avait faits ici. Le mot « lumière » qu’il disait à Paris quand il parlait peinture avec ses camarades d’atelier et ses amis, Monet, Renoir et Sisley, ce mot qui exprimait ce qu’il voulait, comme eux, saisir et rendre sur la toile, c’est ici qu’il s’était gorgé de sens, de matière. Il lui semblait que son sang était mêlé de cette lumière du Midi. Sa peau l’aimait.



À propos du peintre Frédéric Bazille
Commenter  J’apprécie          370
Piatka   27 janvier 2017
Les forêts de Ravel de Michel Bernard
Le sentiment d'un manque, un manque devenu si grand, si impérieux, que la rêverie n'arrivait plus à distraire, indiquait que le temps était venu d'écrire. Ravel le savait d'expérience, pourtant il n'était jamais parvenu à apprivoiser cette phase ingrate de la composition. Il travaillait dur, avec l'application butée des anciens cancres et des faux paresseux, jusqu'à ce que sa volonté et sa science soient soulevées par une autre force, douce et puissante. La mystérieuse inconnue n'avait jamais fait défaut. Le moment venu, elle l'enlèverait, comme la vague le nageur, et, soudain délivré de la pesanteur, l'emporterait et le déposerait, dans la surprise et le ravissement, là où il avait toujours voulu.
Commenter  J’apprécie          360
migdal   02 octobre 2019
Hiver 1814 de Michel Bernard
En même temps que Berthier avaient été invités à rejoindre l'Empereur chez le préfet le duc de Valmy, maréchal Kellermann, et le duc de Reggio, maréchal Oudinot. Le premier, né à Strasbourg, avait près de 80 ans, mais il portait en sautoir le nom d'un village situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la préfecture où, aux côtés de Dumouriez, il avait remporté la dernière bataille du royaume et la première de la Révolution. Il avait eu le jeune Bonaparte sous ses ordres sur la frontière italienne. Le second était origmaire de Bar-le-Duc, où se trouvaient ses intérêts, notamment une grande et belle propriété forestière, Jeand'heurs, à mi-chemin de Saint-Dizier. L'ancien sergent au Royal-Médoc avait fait la plupart des campagnes de la Révolution et de l'Empire. Elles lui avaient laissé sur le corps les cicatrices d'une trentaine de blessures. Il était devenu l'homme le plus riche, le plus influent de son Barrois natal où rodaient maintenant les Cosaques. Le premier était le héros qui avait arrêté l'invasion en canonnant les Prussiens de Brunswick tout près d'ici, l'autre connaissait le pays comme sa poche et y était profondément attaché.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
nadejda   13 octobre 2016
Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard
Descendu avec la nuit, le froid avait arrêté le temps. La plaine bleuie éclairait le ciel, cuivrait le ventre des nuages. Il n'entendait que ses pas dans la neige, le crissement de la glace écrasée par ses souliers, un chien qui aboyait, une galopade d'écoliers en sabot, la buée de leurs souffles, et, coulée entre les rideaux, répandue sur les jardinets étouffés, la lumière venue des fenêtres des villas. Il restait un moment devant la sienne à regarder l'intérieur des pièces dans lesquelles il allait rejoindre les silhouettes familières qui glissaient d'une pièce à l'autre. Il restait là, voyageur au seuil de sa maison, et goûtait dans le froid et l'obscurité la certitude de la petite main de son fils et du baiser de sa femme. p 95
Commenter  J’apprécie          320
nadejda   12 octobre 2016
Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard
Frédéric était heureux de retrouver le pays natal, la sèche odeur du thym, le parfum de la lavande et l'amertume exaltée du buis, l'assourdissant cisaillement des cigales. Il évaluait le gris poussière et le noir des plantes grandies dans les plis du roc éblouissant, le bleu presque blanc du ciel du matin, filé des reflets verts de la mer proche, et en dessous, dans l'ordre que leur avait donné son père, les longs traits de la vigne.

(...) C'était là, dans ce climat, devant ces paysages, qu'il sentait sa manière s'épanouir, entrer en accord intime avec le monde. Ses meilleurs tableaux, les plus ressemblants à lui-même, ils les avait faits ici. Le mot "lumière" qu'il disait à Paris quand il parlait peinture avec ses camarades d'ateliers et ses amis, Monet, Renoir, Sisley, ce mot qui exprimait ce qu'il voulait, comme eux saisir et rendre sur la toile, c'est ici qu'il s'était gorgé de sens, de matière. Il lui semblait que son sang était mêlé de cette lumière du midi. Sa peau l'aimait. p 20-21
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
Piatka   28 septembre 2016
Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard
C’est ce qu’il y a de plus difficile, ne rien faire. L’angoisse vient, vous envahit, vous tient. Et il faut pourtant rester là, à s’occuper de pas grand-chose, à feuilleter un livre d’images, tapoter le baromètre, faire un tour en voiture sans raison, se promener au bord de l’Epte ou des falaises, les mains dans les poches, en suivant du regard la fuite d’un chevesne, les ronds sur l’eau d’un voile de pluie, la trajectoire d’un geai, parce que c’est à ce moment-là, dans l’angoisse de ne rien faire, qu’on peint vraiment.
Commenter  J’apprécie          300
Piatka   26 janvier 2017
Les forêts de Ravel de Michel Bernard
Comme la veille, il jouait par cœur.

[..] C'était une musique délicieuse, apparemment très simple et incroyablement raffinée. Joyeuse et douloureuse à la fois, sans qu'il soit possible de dire laquelle dans ces harmonies était joyeuse, laquelle était douloureuse, elle ne ressemblait à rien de connu. La même note éveillait en même temps les deux sentiments dans la petite assemblée. Ils l'empoignaient doucement et lui faisaient boire l'émotion infinie.
Commenter  J’apprécie          290
Michel Bernard
Annette55   31 janvier 2017
Michel Bernard
"En dispersant un tapis de feuilles mortes, il faisait apparaître les pousses surgies du sol humide.

Pàles, rosâtres ou violacées, elles avaient percé la surface et pointaient vers la lumière.

Elles avaient le vernis du neuf, la vigueur d'une renaissance et la fragilité de l'enfance....."
Commenter  J’apprécie          270
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Monarchies

C’est un Béarnais qui ouvre le bal, monarque du trône de Suède, l’actuel Charles XVI Gustav en est le descendant ! Cocorico . . . Napoléon en serait vexé et furieux !

Aramis
Athos
Bernadotte
François Bayrou

13 questions
24 lecteurs ont répondu
Thèmes : histoire , rois , reinesCréer un quiz sur cet auteur
.. ..