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10-18

Créé en 1962 par Paul Chantrel, 10/18 propose au départ de nombreux ouvrages sur les sciences humaines, qui vont de travaux universitaires à des textes militants en passant par des revues et des colloque. Aujourd`hui, 10/18 possède un large catalogue de littérature étrangère classique et contemporaine, en format poche. Diverses collections ont contribué à sa réputation : «Domaine étranger», «Domaine français», «Grands Détectives», ou encore «Domaine Policier», lancée en 2009 et consacrée au polar contemporain.

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Dernières critiques
domi_troizarsouilles
  22 mai 2022
Les sept morts d'Evelyn Hardcastle de Stuart Turton
J’avais repéré ce livre depuis un moment, entre autres grâce à sa couverture, et parce que plusieurs lecteurs que je suis (sur Livraddict ou sur Babelio) l’ont lu plus ou moins récemment, ce qui m’avait interpelée. Et voilà : j’ai passé le pas de me lancer quand il a été proposé en lecture commune sur l’un des challenges auxquels je participe. Cependant, ce n’est qu’après l’avoir commencé (et m’être demandé dès les premières pages : mais c’est quoi ça ?) que mes co-lecteurs ont attiré mon attention sur le fait que, ce livre, on l’adore ou on le déteste !

Je suis un peu plus nuancée, mais clairement je ne fais pas partie du clan « on adore » !



Pour commencer, je n’avais que survolé le 4e de couverture (auquel beaucoup reprochent d’être trop spoilant, et en le lisant aujourd’hui, je m’aperçois qu’ils ont tout à fait raison !), pourant les références auxquelles il fait allusion ne me parlent pas : bien sûr je connais Agatha Christie (comme « tout le monde ») mais grâce à sa renommée et les nombreuses adaptations télé ou ciné de ses livres, que je n’ai quant à eux jamais lus ; Dowton Abbey, connais pas non plus (si ce n’est de nom) et ça ne m’intéresse pas ; Cluedo, enfin, mes enfants adorent y jouer et je les rejoins de temps en temps, mais ce n’est pas l’un de mes jeux favoris – et si vous me demandiez d’y jouer là maintenant, je devrais d’abord relire les règles en long, en large et en travers !

Bref, je n’avais aucun a priori en commençant ce livre, et aucun point de comparaison – qui, dans la plupart des cas, ont déçu ceux qui semblaient en attendre quelque chose…



Et pourtant, j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal à entrer dans ce livre ! (que j’ai lu dans sa version poche, 600 pages ! je crois bien que je n’ai jamais lu aussi lentement un petit format… moi qui n’ai pourtant jamais été effrayée par les « pavés » !)

Je peux dire que, en comptant à la très grosse louche, on reste dans le brouillard le plus total, à l’image du personnage principal apparemment amnésique, pendant les 100 premières pages. D’emblée, ça m’a bien un peu déplu, moi lectrice habituée aux polars et thrillers (et par ailleurs je n’ai rien contre une touche de fantastique), mais ici on n’a rien de rien, pas un seul indice, on nage dans une purée de pois épaisse et on se cogne dans tous les recoins de ce vieux manoir en grande partie délabré, où on se retrouve sans même trop savoir pourquoi… Passé la 200e page, les choses se sont à peine éclaircies, de nouveaux personnages sont apparus, notamment ce « médecin de peste » bien énigmatique… et complètement anachronique ! sachant que cette figure est typique du moyen-âge et apparemment jusqu’au XVIIIe siècle, tandis que le contexte de l'histoire, qui parle par exemple de l’utilisation généralisée des calèches (et même d’une automobile privée !) ou d’un téléphone, nous amène plutôt à la fin du XIXe…



À ce stade, j’avais déjà eu envie d’abandonner au moins 20 fois, mais je me suis entêtée – entre autres par respect pour mes co-lectrices, même si elles m’assuraient que ma défection ne les dérangerait pas. Ainsi, jusqu’à la moitié du livre, j’ai ramé, ramé, ramé… mais peu à peu, bizarrement, le voile de brouillard commence à se lever, et même si l’auteur ne nous laisse encore que très peu d’indices, on en a désormais juste assez pour se dire qu’on a peut-être quand même envie de comprendre le comment du pourquoi… et donc d’aller jusqu’au bout.

Malheureusement, le rythme ne va jamais vraiment s’accélérer, les indices suivants sont donnés au compte-gouttes, dans un méli-mélo de repères temporels et de personnages, au point que j’ai fini par ne plus très bien comprendre ni le quand ni le qui, d’autant plus qu’on y a ajouté un certain nombre de personnages et de filiations diverses et variées. Et surtout, c’est long, long, long, et cette ambiance pluvieuse dans ce manoir dont on ne cesse de répéter le délabrement… comment dire ? on avait compris depuis un moment qu’il ne fait pas bon vivre à Blackheath, mais l’auteur s’est plu à insister encore et encore sur ce point !



Et bien entendu, c’est dans les 100 dernières pages, que dis-je, dans les 50 dernières pages, que tout à coup tout fait sens, qu’un twist final vient tout éclairer, pour une « sortie » en eau de boudin – bref, tous les ingrédients qui font tout ce qui m’agace dans un vrai mauvais policier : l’auteur a gardé sa révélation finale sous le coude, et la ressort au bout de ce chemin aussi long que pénible ! Certes, j’avoue : si j’avais accroché un peu plus, peut-être aurais-je trouvé que ce fameux twist final, sans être prévisible, a été en quelque sorte amené… mais j’étais tellement lasse de cette lecture interminable, où les mots ne formaient plus que vaguement des phrases, et cette idée « mais est-ce qu’on va enfin arriver au bout ? », que je n’ai pas eu ce sentiment de satisfaction quand on comprend la soudaine évidence bien préparée par l’auteur.



Pour le reste, disais-je, je ne fais pas partie de ceux qui ont détesté, car d’une certaine façon, je suis assez admirative de la maîtrise de l’auteur dans ce jeu de piste – qui, en réalité, ressemble bien davantage à une forme d’escape game, où les participants n’auraient à peu près aucune clé, mais doivent tout trouver par eux-mêmes… et bien entendu, font le nécessaire pour y arriver, dans la limite de toute une série de contraintes qu’ils découvrent au fur et à mesure.

Le problème, c’est que je déteste les escape games : mon côté claustrophobe ne supporte que très mal l’enfermement… or ici, on est quand même dans un fameux huis-clos (autant temporel que géographique), et j’ai réellement eu par moments un sentiment de suffocation, à la lecture de ce livre ! Paradoxalement, c’est précisément à cause de ce ressenti oppressant, un ressenti presque « physique » à la lecture d’un livre qui, pourtant, ne m’emballait pas, que j’en viens à dire que l’auteur a fait très fort – je dirais presque « bravo », si ça n’avait pas provoqué un sentiment plus proche du malaise que de l’adhésion !



Par ailleurs, comme j’ai déjà soulevé à plusieurs reprises : c’est long, long, long ! Evelyn Hardcastle ne pouvait-elle pas mourir juste 4 ou 5 fois ? Bien sûr, l’auteur a réussi à trouver une quelconque utilité (parfois minime) à chacun des personnages, mais il aurait tout aussi bien pu le faire, en adaptant quelque peu l’intrigue, avec moitié moins de personnages : ça n’aurait pas moins bien marché, mais ça aurait limité la confusion, et surtout cette incommensurable ennui de voir que ça n’en finit jamais…

Si seulement les personnages avaient été attachants ! mais non, même cela est enlevé au lecteur. Sans vouloir spoiler outre mesure, le tout premier serait presque sympathique dans son désarroi amnésique, mais quand on finit par comprendre qu’en fait c’est un sale type, on recule d’un pas… et les suivants seront de mal en pis, tous des gens antipathiques et/ou peu fréquentables d’une façon ou d’une autre !

Pour le dire autrement : tout au long de ces interminables 600 pages, l’auteur ne m’a pas donné une seule fois l’occasion de me raccrocher à quoi que ce soit ! Ni un indice puisqu’ils sont distillés à une vitesse de compte-gouttes à la bave d’escargot, ni un personnage puisqu’ils se rendent tous peu aimables ou louches ou peu dignes de confiance, ni un repère temporel puisqu’on joue là-dessus aussi pour mieux perdre le personnage principal (et le lecteur). Je n’ai pas forcément besoin d’être tenue par la main quand je lis un policier (ni un quelconque livre), mais quand on veut en faire trop dans la non-divulgation d’éléments qui permettent de tracer une piste, on finit peut-être par se planter.



Ainsi, sans me revendiquer de l’équipe qui « déteste » ce livre, je suis très, très loin d’avoir été séduite. J’ai une certaine admiration pour sa construction très maîtrisée et son ambiance très bien rendue, peut-être même à l’excès. Cependant, l’histoire est beaucoup, beaucoup trop longue, avec une multitude de personnages jamais attachants et qu’on finit par ne plus reconnaître, au fil d’indices semés avec une parcimonie insupportable, pour une révélation finale bien trop tardive et même pas convaincante.

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InesPeret
  22 mai 2022
Raison et Sentiments de Jane Austen
Deuxième roman de l’autrice que je lis, après l’avoir découverte dans Orgueil et préjugés.

Points positifs :

J’ai adoré la plume, l’histoire, les rebondissements. On est plongés tout du long en Angleterre, avec les deux personnages principaux. Je me suis attachée à elles et les rebondissements nous tiennent vraiment en haleine jusqu’à la dernière page.

Points négatifs :

J’ai trouvé les différentes intrigues plutôt longues à se mettre en place, quelques longueurs également entre deux rebondissements. Il y avait beaucoup de personnages dès le début, j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver mais ça a fini par s’arranger.



C’était globalement une lecture très agréable, et ça me confirme que je lirai d’autres romans de J. Austen avec plaisir.
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dannso
  22 mai 2022
Tout le bonheur du monde de Claire Lombardo
Vivent les hommes !

Et là vous vous dites, qu'est ce qu'elle raconte Anne-Sophie, elle a eu un week-end fatigant, ou elle vient juste de lire la critique de Paulo ;-)

Eh non, mais dans ce livre évoquant l'histoire d'une famille sur une trentaine d'années, ce sont eux qui m'ont permis de franchir le cap où j'ai failli abandonner : une ambiance trop américaine, des femmes trop incompréhensibles, parfois à la limite de la méchanceté, parfois à la limite de l'hystérie (si j'en entends un qui dit des femmes quoi ! je retire la première phrase de cette critique).



Donc beaucoup de femmes dans cette saga, Marilyn la mère et les quatre filles aux caractères bien différents, aux réactions devant la vie parfois surprenantes, et en contrepoint le père David, médecin, qui navigue comme il peut, s'en remet beaucoup à sa femme dont il reste amoureux fou après plus de trente ans de mariage et le petit-fils ainé, Jonah, invité surprise dans cette famille une peu intimidante.



J'aime les sagas familiales, et j'attendais le coup de cœur au vu des critiques. Ce n'a pas été le cas, mais le nombre d'étoiles a remonté au fur et à mesure de la lecture, car c'est là la magie des sagas, sauf les vraiment mauvaises, c'est qu'on finit par s'attacher à tout ce petit monde, c'est comme dans la vie, les membres de la familles peuvent nous exaspérer, nous indigner par moments, on ne peut s'empêcher de les aimer et de vouloir continuer à partager un moment leur vie.

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Commenter  J’apprécie          2014