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Verdier

Les Éditions Verdier ont été fondées en 1979 par Gérard Bobillier et Colette Olive et Michèle Planel. Elle est spécialisée dans la littérature, la poésie, le théâtre, les arts et l`architecture, les sciences humaines, la philosophie et spiritualités. La maison s`est d`abord fondée sur la collection de grands textes de la tradition juive Les Dix Paroles, puis s`est étendue à la littérature, française ou étrangère, avec des auteurs comme Pierre Michon, Varlam Chalamov ou Junichirô Tanizaki.

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Dernières critiques
Stemilou
  26 mai 2020
Avant que j'oublie de Anne Pauly
Le père de la narratrice vient de mourir d'un cancer, accompagnée de son frère elle rassemble les affaires direction la maison du père qu'il faudra mettre en ordre. En entrant elle a l'impression qu'il vient de s'absenter, son bazar habituel est en bonne place pourtant elle doit trier, ranger et... jeter. Ce ne sera pas chose facile car dans chaque objet lui revient en mémoire un souvenir, pas toujours joyeux de ce père alcoolique et violent devenu unijambiste, cet homme qui mena la vie dure à sa femme et ses deux enfants se révéla bien plus tard être sensible et tendre. le fils ne veut plus entendre parler de cet homme qu'il n'est pas arrivé à aimer contrairement à la narratrice.



Chaque objet sera un pas vers lui, elle découvrira cette femme passion d'enfant devenue plus tard une amie chère, ces témoignages d'inconnus amers parfois irréels. le deuil est difficile, seul lien parental qu'il lui restait, il reste à apprendre à vivre avec ses souvenirs cherchant à pardonner et redorer l'image de ce père hors du commun. Son deuil passera par là et prendra du temps, tout comme ce lien fraternel qu'il faudra réparer.



Le texte est sans prétention, le sujet peut-être un peu trop banal et fait d'un quotidien tout aussi banal. Le récit devient prenant qu'en deuxième partie, l'ambivalence du père reste le fond du problème car on ressent un vide dans les rapports entre le père et sa fille. Malgré tout il y a cette tendresse et cette sensibilité qui ressort de chaque mot. On perçoit l'amour d'une fille pour son père, et ce rapprochement survenu bien trop tard entre deux êtres aux besoins affectifs immenses. La douleur du début fait place à l'apaisement.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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tynod
  26 mai 2020
Bas la place y'a personne de Prato Dolores
ce gros livre conte l’ histoire d’ une petite fille, abandonnée par sa mère et recueillie par son oncle, prêtre et sa sœur, dans le village italien de Treja, au début du XX ième siècle.

le couple l’ aime, veille à son éducation, mais, maladroit, il ne sait témoigner ni tendresse, ni douceur à l’ enfant.

Après une existence chaotique et conflictuelle, l’ auteur revisite son enfance et comprend l’ affection que lui portait sa tante et les liens passionnels qui l’ unissaient à son oncle.

Avec une précision scrupuleuse, une minutie ethnographique, elle décrit la vie intime de Treja. Les objets, les métiers, les personnages, tout s’ entrelace, s’ enchevêtre, se noue.

Sans ordre chronologique, le récit est long, trop long, trop détaillé.

J ‘ ai sauté des pages, me suis, souvent, ennuyée.

La vivacité de l’ écriture, la poésie des paysages, le charme du vieux village m’ ont , parfois, envoûtée.

J’ imaginais ces tableaux d’ un monde oublié, filmaient par Bertolucci ou Visconti, au sommet de leur art.
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Dandine
  23 mai 2020
L'hérétique de Miguel Delibes
Une petite deception. Je suis decu parce que j'ai beaucoup aime d'autres livres de l'auteur, dont Les saints innocents qui est un petit chef d'oeuvre, alors que celui-ci est d'une ecriture affectee, qui a force de se vouloir documentee, presque encyclopedique, devient ennuyeuse, voire harassante par endroits.





C'est un roman historique sur le protestantisme et sa repression en Espagne au XVIe siecle. Plus precisement a Valladolid (la ville ou est ne et a toujours vecu l'auteur). Il se concentre sur la vie de Cipriano Salcedo, un commencant de peaux qui, suite aux desarrois de sa jeunesse, tourmente de doutes, finit par se coller au cercle “protestant" du docteur Cazalla et du noble Carlos de Sesso (tous deux personnages historiques reels) et en subira les consequences, comme eux, lors de la chasse aux heretiques declenchee en 1558: l'auto-da-fe de Valladolid de 1559.





Hors le prologue (que j'ai trouve assommant) il y peu de discussions qui eclairciraient les enjeux spirituels de la controverse religieuse, Delibes s'etendant plutot sur les facons de vivre en ville ou dans la campagne environnante, sur les metiers, les habits, les mets, les coutumes ou la medecine de l'epoque. C'est plus interessant que la Wikipaedia, mais beaucoup moins que ce que j'attendais de cet auteur. Il s'en degage quand meme un plaidoyer pour la liberte de pensee, reprouvant toute pensee unique majoritaire et meprisante de ses contestataires, et non seulement l'obscurantisme de l'epoque et du lieu, qui fait predominer l'argument choc: l'auto-da-fe. Et Delibes de terminer son livre par une description detaillee, horripilante, de cet "acte de foi", peut-etre les pages les plus reussies du livre, justement par ce qu'elles provoquent: repugnance, revolte, sensation d'etouffement.





Je garderai de Delibes d'autres livres que celui-ci. Les saints innocents. Les rats. Le chemin. Il faudra que je les relise. Pour une reconciliation.

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