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Citations sur La découronnée (12)

nameless
nameless   27 octobre 2017
L'autre jour, à la télé, un journaliste expliquait que la misère a changé de visage. Les pauvres ne sont plus squelettiques, mais boursouflés. Et c'est pareil pour le teint. Autrefois, les riches se protégeaient du soleil tandis que les paysans étaient tannés par les travaux du dehors : maintenant bronzage et minceur sont signes de réussite.
P. 118
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Spilett
Spilett   09 avril 2019
Il n'a eu aucune difficulté à découvrir l'emplacement de la tombe. Il lui a suffit d'indiquer le patronyme de la défunte et la date de l'inhumation. La gardienne lui a remis un plan sur lequel elle a indiqué les allées à suivre.
[...]
Carré 30, case 12. Une case, comme aux dames ou aux échecs. Un casier, pour y remiser définitivement ce qui reste d'une existence.
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Renod
Renod   09 juin 2017
Elle reprend son récit, en tâtonnant, en multipliant les fautes de syntaxe. Elle pourrait en éviter un bon nombre, si elle s’en donnait la peine : il y a tellement longtemps qu’elle vit en France. Mais ces maladresses la protègent. Elle a toujours tout fait pour qu’on la sous-estime, forçant sa gaucherie, exprès : on ne se méfie pas d’une sotte. Un masque destiné à tromper l’ennemi.
Quel ennemi ? La guerre est finie.
La sienne, pas encore. Et d’ailleurs, avec le temps, cette carapace est devenue sa vraie peau : elle ne peut plus s’en défaire.
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Renod
Renod   09 juin 2017
Certaines stèles portaient parfois, dans des médaillons, des photos dont les traits s’étaient brouillés sous l’effet des intempéries. Celle qui le fascinait le plus représentait Sylvie Sarment, morte à quinze ans. Elle avait des yeux sombres et un sourire mélancolique, comme si elle pressentait sa fin prématurée. Une plaque lui promettait un souvenir éternel, tristement démenti par l’état d’abandon de la sépulture.
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Renod
Renod   09 juin 2017
Le temps est une illusion, tout dépend de l’intensité avec laquelle tu le vis : quelques minutes peuvent être beaucoup plus riches que des années d’indolence.
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faracha33
faracha33   18 août 2019
La couronne d'une mère, ce sont ses enfants.
Elle s'entend articuler cette phrase qu'elle ne comprend pas, et qui remonte elle ne sait d'où. Le souvenir d'un conte, peut-être?
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rkhettaoui
rkhettaoui   07 juin 2017
La montée de la Découronnée est une ruelle en pente raide qui grimpe à l’assaut de la colline, en face de la passerelle. Le nom vient d’une statue de pierre, à l’angle du quai et de la rue, a expliqué Johan. Guy la repère sans peine, à la hauteur du premier étage, éclairée par une guirlande de minuscules ampoules. Une femme enveloppée dans une cape, qui porte sur le front une couronne aux pointes brisées.
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rkhettaoui
rkhettaoui   07 juin 2017
C’était une loge autrefois. Concierge, gardienne, un métier qui disparaît : les gens sont de plus en plus isolés. On prétendait qu’elles étaient des indiscrètes, de mauvaises langues, et pire encore, dans ces jours de malheur…
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rkhettaoui
rkhettaoui   07 juin 2017
Elle pense à ces sages d’autrefois qui avaient le pouvoir de se rendre d’un lieu à un autre, par la seule force de la volonté. Son grand-père parlait d’un ermite, qui vivait dans les montagnes, sur les premiers contreforts de l’Atlas : un taleb aveugle, un saint de Dieu. Chaque jour, les femmes du village en contrebas montaient déposer de la nourriture dans son écuelle, et remplir d’eau la cruche en terre, sur son seuil. En échange, il priait pour le pays. Dans une cage, dont la porte restait ouverte, il gardait Ghourab, un corbeau blanc qui savait réciter la première sourate du Coran.
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rkhettaoui
rkhettaoui   07 juin 2017
Il ne parvenait pas à se priver de cette excitation étrange, qui devait avoir en effet quelque chose de sexuel : la soif douloureuse d’entrer dans la vie de quelqu’un, de pénétrer son intimité, au plus profond. C’était comme une maladie, dont il n’avait pas envie de guérir. Cela a duré plusieurs mois, une année, peut-être.
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