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gyselinck_dominique
  10 avril 2020
Pennsylvanie, 1903.

Quand on est diplômé d'Harvard et qu'on peut citer Shakespeare en toute occasion, les possibilités d'emploi les plus prestigieuses peuvent être envisagées.

Mais quand Jonas choisit d'aller enseigner à Carlisle en Pennsylvanie c'est, et de loin, une surprise.

Bien sûr l'école est financée en partie par son père mais au-delà de ces considérations non-avenues, c'est le rôle même de Carlisle qui intéresse Jonas : éduquer les jeunes indiens Lakota, leur faire oublier leurs racines et les transformer en personnes "civilisées".

Très vite Jonas va se rendre compte que la gestion du colonel Pratt ne cadre pas vraiment avec ses propres idées de l'enseignement, et encore moins les méthodes disciplinaires du Major Mercy, qui porte très mal son nom.
Tous deux sont encore en guerre, et dirigent cette école comme tel.

La révolte gronde parmis les élèves et Jonas va bien vite se retrouver au centre des débats et de l'action...
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Erik_
  21 novembre 2020
C'est un vrai témoignage qui rappelle étrangement une série que je viens de lire il y a peu de temps à savoir le Train des Orphelins. Il s'agit d'une école pour amadouer les jeunes indiens dont les parents ont été massacrés lors des dernières guerres tribales. Cette école leur apprend à désavouer leur culture et à renier leur identité. Et même s'ils le font de force, ils ne seront jamais considérés comme de vrais citoyens américains.

L'injustice est poussée jusqu'à son paroxysme avec des scènes surjouées et tellement peu originales. J'ai bien compris les intentions des auteurs mais c'est trop maladroit dans le traitement. Un exemple: on ne comprend pas que Jonas ait pu prendre pour épouse une femme qui semble être à l'opposé de ses valeurs.

Pour le reste, la lecture fut agréable malgré quelques confusions et j'ai apprécié le dossier historique à la fin de l'ouvrage.
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verote
  15 octobre 2014
Excellente bande dessinée que j'ai découvert lors d'un salon en discutant avec l'illustrateur, Laurent Seigneuret (fort sympathique d'ailleurs). Très bon sujet, très intéressant et je vous invite vivement à lire cette bande dessinée.
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cible95
  03 décembre 2013
A la fin du 19è siècle, le lieutenant Pratt a l'idée de concevoir une école pour les populations indiennes colonisées. La philosophie de cet enseignement est  : «  Tuer l'indien, sauver l'homme  ». Sauf que cette politique conduira à la déculturation des Indiens d'Amérique du Nord.
Dans cette BD, on suit le destin d'un jeune indien rebelle à l'autorité et d'un enseignant pétri de rêves d'égalité et de culture.
Scénario et dessins classiques mais efficaces.
Série historique prévue en 2 tomes.
(Ado-adulte)
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chocobogirl
  12 juin 2013
Pennsylvanie, 1903. Jonas rejoint avec son épouse l'école industrielle indienne de Carlisle, destinée à "cultiver" les indiens Amérique. A la fois humaniste et naïf, ce dernier va découvrir que le colonel richard Henry Pratt, qui dirige l'établissement, a une conception autrement plus rigoriste de l'enseignement des indigènes. Alors que ses belles idées font feu de tout bois au contact des enfants, Jonas doit batailler contre un major particulièrement violent.

" Tuer le sauvage pour sauver l'homme". Voilà le credo qui fait suite aux massacres systématiques des indiens en ce début de siècle. Pratt est à l'initiative d'une expérience d'acculturation des indiens qui s'accompagne une scolarisation plus ou moins forcée. L'école de Carlisle est créée et verra 10 000 élèves passer dans ses lieux.
C'est dans cette école que Jonas, le jeune diplômé de Harvard débarque, rempli de bonnes intentions. Son enthousiasme va pourtant être peu à peu douché par la réalité quotidienne. A travers son regard de nouvel arrivant, le lecteur découvre le fonctionnement de l'école. Loin d'être une sinécure, elle se révèle presque une prison. La vie des élèves est très réglementée : interdiction de parler leur langue d'origine, coupe de cheveux réglementaires, etc... Les punitions sont régulières, que ce soit des séances de coups ou un isolement dans un cachot. Les fortes têtes sont matées et les fugueurs, durement réprimés. Alors que sa femme semble trouver tout cela acceptable, Jonas tente d'exprimer son désaccord. Mais Pratt a tôt fait de lui rappeler qu'il est maître dans sa paroisse. Prenant de plus en plus partie pour les indiens avec qui il tente de lier contact, Jonas va s'opposer au major Mercy, une véritable brute qui dirige la discipline de l'école.

C'est une histoire dramatique et néanmoins réelle que nous propose ici le scénariste Edouard Chevais-Deigthon et le dessinateur Laurent Seigneur. Carlisle fut une expérience des plus traumatisantes qui, sous couvert de tentatives d'intégration, fut un véritable assassinat culturel. Coupés de leurs racines dont le moindre lien, l'infime évocation conduit à une punition, ces adolescents indiens sont devenus des étrangers à l'intérieur de leurs propres tribus tout en étant toujours considérés comme des sauvages par les gentils américains civilisés.
De fait, on constate que le respect n'était pas la première qualité de ces soi-disant éducateurs. On ne peut qu'être effarés par les propos empreints de raciste, par le règlement extrêmement rigide et les punitions à la violence disproportionnée que l'on découvre dans les pages de cet album. On comprend par exemple toute l'importance de la longue chevelure des indiens ou celle d'un simple chant de flûte et combien, l'agression occidentale pouvait être aussi psychologique.
Très documenté, Carlisle retrace de manière très réaliste cet évènement historique. Un important dossier de 8 pages en fin d'album complète d'ailleurs de manière très pertinente les informations distillées au cours de l'histoire.
Si la narration reste relativement classique (découverte des faits à travers les yeux d'un nouvel arrivant), elle débute néanmoins dans les années 70 (suivies d'un flash-back donc) auprès d'une communauté d'indiens qui semble toujours aux prises avec les autorités américaines. Nul doute que le deuxième tome de cette histoire reviendra de manière efficace sur le lien entre les deux époques et pourquoi le parallèle entre un ostracisme toujours présent à plusieurs dizaines d'années de distance.
Cette série ne semble pas de prime abord révolutionnaire mais elle a pourtant le mérite de se pencher sur un sujet finalement assez peu traité : l'éradication de la culture indienne.
Une approche classique sur un bon sujet qui permettra à un vaste public de découvrir une réalité historique méconnue.
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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