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Mike Zeck (Illustrateur)
EAN : 9780871359421
Éditeur : MARVEL - US (01/01/1993)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Presence
  13 mars 2016
Il s'agit d'une histoire complète en 1 seul tome initialement parue en 1992. Elle constitue un épilogue pour Kraven's Last Hunt (1987), réalisée par les mêmes auteurs (JM DeMatteis, Mike Zeck et Bob McLeod).
À New York, en plein hiver, il neige, Peter Parker et Mary-Jane Watson descendent d'un taxi pour assister à une cérémonie funéraire. La défunte était la mère d'un ami commun de Peter et MJ. La vue du corps dans son cercueil ravive des souvenirs dans l'esprit de Peter : le corps de Ben Parker, et les 2 semaines que Peter a passé dans un cercueil lors de "Kraven's last hunt". Submergé par l'angoisse, il sort et tisse quelques toiles au dessus des toits pour lutter contre la sensation de sa propre mortalité. de retour au funérarium, il écoute le discours du prêtre. Il évoque l'image utilisée par le prêtre avec MJ qui comprend la source du trouble de Peter. Bientôt les cauchemars de Peter sont hantés par le spectre de Sergei Kravinoff.
"Kraven's last hunt" a marqué les esprits des lecteurs du fait d'une narration concise, de thèmes assez durs (la mort, l'échec, le suicide). D'un point de vue commercial il était donc naturel d'envisager une suite. D'un point de vue thématique, il aurait été catastrophique de ressusciter Kraven (oui, je sais, on a déjà vu pire). DeMatteis propose une histoire assez courte (45 pages de bandes dessinées) qui reprend les mêmes thèmes (mort, échec, suicide) sans remettre en cause la mort de Kraven.
Les événements de "Kraven's last hunt" ont traumatisé Peter Parker et il n'a pas encore accepté la réalité de ce qui s'est passé. le traumatisme s'avère profond (enterré vivant pendant 2 semaines) et l'esprit de Peter n'arrive pas digérer ces émotions et donner du sens à ces événements. JM DeMatteis est très à l'aise dans cette histoire. Il met en évidence le conflit psychologique de Peter. Spider-Man aurait-il pu éviter le suicide de Kraven ? N'a-t-il pas un autre mort sur la conscience, faute d'être intervenu à temps (comme pour l'oncle Ben) ? À partir de là, Peter s'interroge sur la mort et le devenir de l'âme. En fait DeMatteis juxtapose 2 interprétations potentielles des tourments de Peter avec possibilité pour le lecteur de préférer l'une ou l'autre. D'un coté, DeMatteis suggère que l'âme de Kraven ne pourra pas trouver de repos du fait qu'il s'est suicidé. de l'autre, il est possible que Peter ait refoulé ces expériences traumatisantes dans son esprit sans réussir à les assimiler et que le spectre en soit la manifestation fantasmée.
Évidemment comme il s'agit d'un comics, les images illustrent plutôt le spectre et le combat qu'il mène contre Peter Parker. Mike Zeck effectue une mise en page efficace, avec une moyenne de 4 à 6 cases par page. Chaque dessin opte pour une posture classique des personnages. Peter et MJ apparaissent crédibles en tant qu'individus. Les dessins sont simples sans être creux, avec une réminiscence du style de John Romita senior. Zeck et McLeod intègrent ce qu'il faut de détails pour que les lieux prennent un peu de personnalité. Même lors de la scène finale dans un cimetière sous la neige, ils évitent de recourir aux cases sans décors (grande amélioration par rapport à "Kraven's last hunt"). L'autre évolution importante dans le style graphique réside dans l'encrage, en particulier des ombrages. Zeck (ou McLeod) a conservé son goût pour les belles surfaces noires, mais il a également développé les hachures pour les zones baignées d'une faible luminosité. À mon goût, les illustrations perdent de leur fort contraste et la juxtaposition de zones noires et de hachures jure un peu. La présence des personnages sur la page impressionne par son intensité. Zeck et McLeod recourent au leitmotiv sans en abuser. Par contre, quelques visuels restent un peu enfantins, telle la nuée des âmes des suicidés et la mystérieuse silhouette encapuchonnée.
À sa parution, cette histoire a déçu le lectorat américain qui n'a pas retrouvé l'intensité dramatique et la noirceur de Sergei Kravinoff. Effectivement, ce récit aborde des aspects délicats du deuil et de la gestion psychologique d'un traumatisme. DeMatteis privilégie l'aspect spirituel à l'aspect psychologique, et les illustrations abondent dans ce sens. Les 3 créateurs s'accommodent facilement des codes des superhéros pour aborder ces questions, sans tomber dans le ridicule. Toutefois, la réflexion spirituelle reste à un niveau assez simple du fait de la faible pagination. Il n'en reste pas moins un récit prenant qui fournit un épilogue à la hauteur du récit initial.
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