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Citations sur Jésus video (11)

Mondaye
Mondaye   29 mai 2016
- Si le temps n'est qu'une simple dimension, pourquoi ne puis-je remonter jusqu'à l'époque ou j'allais à l'école, disons, et changer le cours de ma vie? Ou bien retourner un semaine en arrière pour cocher les bons numéros sur ma grilles de loto?

- Je ne te savais pas si cupide.

- Si j'étais cupide, je ne serais pas devenu écrivain.
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Pyjam
Pyjam   25 décembre 2016
Pour le mo­ment, son em­pire n’était en­core qu’un co­losse aux pieds d’ar­gile. L’exemple à fuir ab­so­lu­ment – Kaun avait d’ailleurs très sé­rieu­se­ment son­gé à ins­tal­ler une pho­to de cet in­di­vi­du sur sa table de tra­vail – était ce­lui d’un ma­gnat de l’im­mo­bi­lier des an­nées quatre-vingt, un cer­tain Do­nald Trump, de­puis tom­bé dans l’ou­bli.
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Luniver
Luniver   21 janvier 2015
Que s'était-il passé ? Ou plutôt qu'allait-il se passer ? Un jour, d'ici quelques années, l'inconnu entamerait son grand voyage, équipé d'un caméscope. Un saut de deux mille ans à rebrousse-temps, sans espoir de retour. Il ferait ses enregistrements, conserverait la caméra et la déposerait à l'endroit convenu avec ses compagnons dans le futur – son présent d'origine – avant de terminer sa vie dans le passé. Une fois le transfert effectué, ses camarades, eux, n'auraient plus qu'à arrêter la machine, se rendre tranquillement jusqu'à la cachette et y déterrer la caméra envoyée depuis quelques minutes deux millénaires en arrière.
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vent_dans_les_saules
vent_dans_les_saules   10 février 2014
Seule solution : aller lui poser la question.
« Je ne comprends pas en quoi c’est tellement important, grogna rageusement Judith. Je veux dire, ce boyau existe, nous savons où il démarre et où il se termine. Par-dessus le marché – le hasard fait bien les choses – , il débouche justement là où Stephen veut se rendre. Pourquoi ne pas tenter le coup simplement ? Il sera toujours temps après de se demander qui on doit remercier.
– Ça ne prendra pas longtemps, rétorqua Stephen. Deux heures tout au plus. Régler les histoires de fric sera autrement plus long.
– Ce n’est pas une réponse.
– Okay. Alors disons les choses ainsi : j’ai l’impression que c’est important.
– Monsieur a l’impression, persifla-t-elle. Voilà ce que j’appelle une bonne raison ! »
Stephen adopta une mine impénétrable et décida d’ignorer le sarcasme. Si sa réponse ne la satisfaisait pas, après tout, c’était son problème. « Que veux-tu c’est comme ça ! ajouta-t-il d’un ton dégagé. Le moteur de l’action humaine – ou de l’immobilisme –, c’est ce que les gens ressentent.
– Et quoi que tu en penses, renchérit son frère, tu es exactement pareille, sois honnête : si tu estimes tout cela superflu, c’est uniquement parce que tu refuses d’accepter le mode de vie que Père a choisi. »
Judith reposa sa tasse si violemment que le café déborda à grands flots et vint se répandre sur la toile crasseuse. Stephen souleva les papiers d’un geste vif et les mit en sûreté sur la quatrième chaise, inoccupée.
« Oui, s’écria-t-elle avec fureur. Exactement. Je ne l’accepte pas. Je n’accepte pas qu’un homme ait le culot de prétendre faire acte de dévotion en abandonnant sa femme après trente ans de mariage. Je ne l’accepte pas et je ne l’accepterai jamais.
– Ta vision des faits est peut-être trop simpliste, objecta Yehoshuah. A l’évidence, ils avaient de sérieux problèmes de couple. Cette décision s’imposait depuis longtemps ; sans doute est-ce uniquement pour nous préserver qu’il l’a retardée. Souviens-toi quand tu avais sept ou huit ans. Souviens toi à quel point ils …
– Pourquoi ne pas lui avoir accordé le divorce, dans ce cas ? Il l’avait quittée, il aurait pu au moins lui laisser une chance de refaire sa vie. Après tout, il ne s’en est pas privé, lui.
– La tradition veut que …
– Ah, la tradition ! Nous y revoilà. La sacro-sainte tradition ! Tu es bien comme ton père, tiens ! Ce n’est pas Dieu que vous adorez, c’est la tradition. Je m’en vais te dire une bonne chose : j’en ai jusque-là de votre tradition. Elle fait de vous des esclaves sous le joug d’individus morts depuis des millénaires.
– Elle fait de notre peuple un peuple soudé, uni grâce à elle depuis des millénaires.
– Oh, vraiment ? Je tremble de respect … Mais quel est le prix a payer pour toi, pour moi, pour chaque habitant de ce pays ? Cette vénérable tradition pèse sur nous comme une malédiction. Elle nous impose le souvenir, le souvenir permanent, le souvenir éternel, à tel point que nous en oublions de vivre. Ose prétendre le contraire ! A quand remonte l’exode ? Trois mille ans ? Ils devaient être sacrément malins, nos glorieux ancêtres, pour se trimballer pendant quarante ans dans le désert sans être fichus de trouver la terre promise ! Enfin, ils se sont débrouillés avec les moyens du bord, construisant des huttes à partir de branches de palmier et se contentant au besoin de pain azyme. A l’époque, c’était une question de survie. Mais aujourd’hui ? Aujourd’hui, trente siècles après, on continue année après année, de construire des huttes pour les fêtes de Soukkot, de manger du pain azyme à Pessah. Et il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps. Pourquoi nous obliger à partager la souffrance de gens dont les ossements sont partis en poussière depuis une éternité ? Notre vie aurait-elle moins de valeur que la leur ? Quand j’ai eu ma première voiture, la serrure du coffre était cassée ; je l’ai vaguement rafistolée avec une bande adhésive. Cela n’implique pas qu’à compter de ce jour et pour l’éternité chacun devra rafistoler la serrure du coffre de sa première voiture avec une bande adhésive ! Or c’est exactement ce que la tradition exige de nous : au tout début de notre histoire, quelqu’un a fait quelque chose, une chose qu’il était encore libre de faire, mais par ce simple geste il a asservi du même coup chacun de ses descendants. »
Yehoshuah, la mâchoire contractée, jeta à la ronde des regards embarrassés. Les tables voisines étaient inoccupées, la salle du petit déjeuner loin d’être pleine, mais le volume sonore de leur conversation gagnait en intensité, ce qui suffisait à exciter peu à peu l’attention des autres convives.
« Pourquoi faut-il toujours que tu exagères à ce point ? Tu n’as aucune retenue, aucun … aucun sens de la mesure. »
Judith capitula. Elle soupira, se laissa retomber contre le dossier de sa chaise et demeura tête baissée, les yeux rivés sur la table, comme si toutes les réponses aux questions de ce monde avaient été inscrites dans les motifs délavés de la nappe.
« Allez-y, qu’est-ce que vous attendez ? Pour ma part, je resterai ici a pleurer sur mon sort – si vous m’y autorisez, bien sûr.
– On y va. Et plutôt deux fois qu’une ! »
Yehoshuah se leva, furieux. Stephen l’imita, gêné d’avoir involontairement déclenché la dispute.
« Stephen ? ajouta la jeune femme en lui lançant par en dessous un regard où luisait une sorte de joie maligne. Tu t’es toujours demandé ce qu’on pouvais ressentir en se retrouvant propulsé dans le temps, n’est-ce pas ? Alors c’est le moment d’ouvrir les yeux. »
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Alili1995
Alili1995   05 novembre 2012
Pourquoi ses mains se mirent-elles à trembler ? Toute cette histoire était grotesque... Ses doigts glissèrent prudement sur sur la pochette [...] Au toucher, ça ressemblait à une matière synthétique.
Dans la lumière vive et brûlante déversée par les rampes de spots, Einsenhardt découvrit, sur deux des côtés, une entaille proche de celle laissée pau un couteau. Il saisit le plan ainsi libéré et le souleva délicatement.
Il entendit le professeur inspirer profondément. Et il sentit que le tsar des médias retenait son souffle. Il aurait été incapable de dire ce qu'il pensait trouver, tout mais pas sa. Oh Non ! Ce qu'il vit était tellement inattendu que son cerveau mit une éternité à interpréter corectement les signaux transmis par ses pupilles.
Pour dire les choses simplement : Il n'en croyait pas ses yeux.
C'était le manuel d'utilisation d'une caméra vidéo de marque Sony.
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Hlodowig
Hlodowig   31 décembre 2017
Dieu était une instance vers laquelle on se tournait quand on n’y arrivait plus tout seul. Mais une instance qui ne pouvait rien pour vous.
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Cerclenantais
Cerclenantais   15 février 2017
« – Quoi ? » Il cligna des yeux, désarçonné. « Vraiment ? Quelle coïncidence !
-Oui.
-Jamais vous ne verrez une scène de ce genre dans un roman, fit l’écrivain en secouant la tête, un sourire pensif aux lèvres. Mais la vie peut tout se permettre… »
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vent_dans_les_saules
vent_dans_les_saules   10 février 2014
Ils devaient être sacrément malins, nos glorieux ancêtres, pour se trimballer pendant quarante ans dans le désert sans être fichus de trouver la terre promise !
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Hlodowig
Hlodowig   02 janvier 2018
Vous êtes un brave homme, cela ne fait aucun doute. Malheureusement, l’opinion publique a toujours tendance à juger les hommes d’après leurs faiblesses et non leurs qualités. C’est regrettable, mais c’est ainsi.
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Cerclenantais
Cerclenantais   15 février 2017
Un écrivain, et a fortiori un écrivain de science-fiction, se situe à l’extrême opposé. S’il avait un sens aigu des réalités, il commencerait déjà par ne pas écrire du tout, car la probabilité d’être un jour publié est inférieure aux chances de survie d’une boule de neige en enfer. Mais en matière d’imagination, par contre, il se doit d’être un géant, un artiste, un véritable acrobate, capable d’évoluer comme un poisson dans l’eau dans l’univers de l’impensable, de l’insensé, de l’absurde. Il faut qu’il puisse suivre de manière logique les raisonnements les plus aberrants, qu’il soit maître de l’espace et du temps, en transgressant toutes les règles si nécessaire. Rien ne doit lui sembler impossible.
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