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Critiques sur L'invasion des profanateurs (9)
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jamiK
  10 juillet 2018
Quelle traduction de titre stupide ! Je ne sais pas où ils sont aller chercher cette notion de profanateur, toujours est-il que c'est totalement mensonger. Body Snatchers signifie tout simplement “voleurs de corps”, les corps volés sont ceux des vivants, donc il n'y a rien de sacré, de religieux comme le sous entend le terme “profanateur”, ni même rien à voir avec la mort. Donc j'ai cherché pendant vingt ans, en vain, le titre de ce film des années 50 que j'avais vu et adoré au début des années 80, il ne pouvait nullement être question de “profanateurs de sépultures” vu que ça n'avait aucun rapport, et pourtant c'est bien celui-ci (et donc merci Foxfire). On se demande ce que les éditeurs et producteurs ont parfois dans la tête.
Bref passons l'aspect titre idiot, je découvre donc que le film est tiré de ce bouquin de Jack Finney de 1955 dont on a remis ce titre de m… en 1994, sans doute pour faire le lien avec le film, il avait été publié sous le titre “Graines d'épouvante” dans les années 70, moins pire, mais pas transcendant non plus.
Alors, je me suis précipité dessus. Après la frustration de l'avoir cherché pendant vingt ans, il n'avait pas intérêt à me décevoir.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette impression en lisant un livre, mais toutes les images dans ma tête étaient en noir et blanc, avec un héros qui ressemble à James Stewart et la fille à Ava Gardner (non, ce n'est pas eux qui jouent dans le film, mais j'idéalise). le ton colle bien avec ce que je me rappelais du film, ambiance de paranoïa subtilement décrite, avec des fluctuations, des moments d'intensité et de calme qui alternent et s'imbriquent idéalement, un crescendo parfaitement rythmé pour faire monter la pression. Je me souvenais avoir été scotché par le film, ça fonctionne aussi avec le bouquin. L'écriture est simple, efficace et assez élégante, quelques courtes descriptions viennent ponctuer et nous laisser souffler entre les moments d'intensité. Ce n'est pas du gore, le ton est plutôt axé sur la paranoïa, comme celle de l'enfant qui raconte que ses parents ne sont pas des vrais parents, que ce sont des extraterrestres qui ont pris leur place… c'est la base de l'histoire, et le développement qui en est fait est d'un belle maîtrise, dans tous les aspect, autant sur les rebondissements, que le style, l'évolution, les personnages. Il en ressort une lecture jubilatoire, où le charme rétro du cinéma des années 50 vient s'immiscer dans une intrigue passionnante. Évidemment, ce charme rétro ne plaît pas forcément à tout le monde, et paradoxalement, Jack Finney situe l'histoire 20 ans dans son futur, dans les années 70, mais l'ambiance est bien celle des années 50.
Le happy end de la fin n'est pas repris dans les versions cinématographiques, tant mieux, ce n'est pas ce qui est le mieux réussi.
Au final, j'ai vraiment passé un bon moment de lecture, j'ai été totalement absorbé, ne pouvant plus m'en détacher (je retire quand même une demi étoile pour le titre).
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Kittiwake
  29 décembre 2013
Une impression de déjà lu? (ou peut-être vu : le texte a déjà été l'objet de trois adaptations cinématographiques ) pour un court texte honnête de SF.

Un sentiment d'étrangeté semble se propager comme une épidémie dans une petite ville des Etats-unis. Certains citoyens ont l'impression que leurs proches, bien qu'objectivement semblables à ce qu'ils étaient naguère, ne sont plus eux-même. le narrateur, un médecin cartésien qui ne croit que ce qu'il voit, en réfère à son ami psychiatre, qui lui remet en mémoire d'étranges histoires d'hallucinations collectives sporadiques et sans aucun fondement, et qui cessent comme elles sont venues.
Pourtant quand le bon docteur découvre des corps sans empreintes digitales puis d'étranges cosses géantes au domicile d'amis, le doute s'installe….

L'ensemble est bien construit, sans fioritures, l'auteur saisissant juste quelques occasions de débattre sur l'exercice de la médecine, ou les théories de l'apparition de la vie sur notre planète. Rien de bien nouveau.

C'est très vite lu. le récit à la première personne confère une proximité  avec le narrateur, qui entraine le lecteur dans son vécu anxiogène.

Certes le roman date de 2000, mais il faudrait une fois pour toutes que les traducteurs cessent de considérer que « cervical » ait un quelconque rapport avec le cerveau! C'est très récurent en SF.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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greg320i
  29 juillet 2013
Lu sous le titre " Graine d'épouvante " au édition Clancier Guenaud ( grand format ) paru en 1979, j'ai depuis découvert qu'il porte également le nom de Body Snatchers .
Plusieurs adaptations donc, plus que n'en peuvent paraître d'autres romans de même acabit. Mais.. pourquoi ??
Car il est tout simplement culte , inconditionnel pour les puristes et l'idée de départ est la preuve que Jack Finney fait partie de la grande famille des auteurs Terreur et maître du genre comme ses contemporains aujourd'hui .

La petite graine qui monte,qui monte ,, héhé . Vous l'aurez découvert assez tôt , l'histoire va vite prendre le pas de l'angoisse , la subtilité mise dans le fait qu'elle reste présente jusqu'à la fin ( hélas assez simple , sans coup de théâtre)
L'histoire en bref nous apprend que les humains subissant le coup d'une mutation génétique interne deviennent atone , sans sentiment, inerte psychologiquement ,dépourvu de ce petit côté qui rend chaque être différent. Mais heureusement l'espoir demeure car Miles (le héros) accaparera vite le processus , comprendra le déroulement lent, intransigeant condamnant l'espèce humaine mis ainsi en déroute .

Le mot dans le titre de l'ouvrage qui m'a séduit reste évidemment l'adjectif "Épouvante" ( quoi que Graine aurez pu faire saliver un végétarien comme moi hu huh )
C'est donc un très bon moment que j'ai pu passé avec ce livre, apprécié et lu avec envie et passion . Comme de coutume un roman frisson-fantastique-fabuleux m'a tenté et j'en suis réjoui d'en avoir tirer des leçons : Car oui j'aime voir le côté psychologique de chaque histoire, leurs morales .
Et ici le message est clair : le marché BIO nous contamine ! Attention aux OGM ! Les Graines sont néfaste pour la santé ! ........

Trêve de plaisanterie, c'est un réel plaisir de découvrir qu'une célèbre adaptation Ciné soit signé sous le coup d'une plume auparavant .
Pour les intéressé : Trois remakes même : L'Invasion des profanateurs de sépultures 1956, et Body snatchers 1978 et 1993.
Mythique vous dis-je !
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fnitter
  04 février 2012
quatrième de couverture :

Chaque cosse avait éclaté en quatre ou cinq endroits, laissant échapper une partie de la substance grise qu'elle contenait. Cette matière était en train de blanchir, comme si elle se décolorait au contact de l'air. Nous ne pouvions le nier, cela se passait sous nos yeux : cette substance molle et duveteuse se comprimait d'elle-même et prenait lentement forme.
Cet enchevêtrement, qui ressemblait à du crin de cheval grisâtre, glissait peu à peu hors des cosses membraneuses et s'assemblait de soi-même, les fibres finissant par se réunir et former... quelque chose... Il est impossible de dire combien de temps nous restâmes immobiles, fascinés par notre découverte. Assez longtemps toutefois pour voir cette substance grise continuer à exsuder, inexorablement, hors des grandes cosses. Assez longtemps pour voir cette masse s'éclaircir et blanchir au contact de l'air. Bien assez longtemps pour voir...


Ecrit en 1955 il est a rapprocher de Marionnettes humaines sur l'histoire type : invasion d'extra-terrestres dans les années 1950.

Ecrit dans le style réaliste (pas de super héros, super détective) le style est gentiment désuet.
On ne se passionne pas, mais on peut lire sans déplaisir cette histoire (plus pour le fait que c'est un classique qu'il faut connaître qu'autre chose d'ailleurs).

Le livre est court (248 pages) ce qui permet de ne pas trop s'ennuyer, car in fine c'est le seul sentiment qui reste à la fin de la lecture.
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ClubStephenKing
  29 septembre 2012
J'ai lu la version angliase, publiée dans la "Stephen King horror Library".

Un roman classique qui fut adapté plusieurs fois au cinéma.
Ce n'est pas un roman d'horreur... si ce n'est une horreur psychologique.

Un court roman. Une lecture rapide. Une lecture agréable > Un très bon roman que je vous recommande.
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Slava
  09 octobre 2016
Miles Bennel est un médecin vivant dans la petite ville de Mill Valley. Un jour, Becky Discroll, une femme dont il a aimé auparavant, vient dans son cabinet pour lui révéler que sa cousine est atteinte d'une étrange folie : celle-ci est persuadée que son oncle... n'est pas son oncle. Très vite, pourtant, de plus en plus de patients lui confient qu'ils ont l'impression que leurs proches ne sont pas comme ils devraient être... Un jour, Miles et ses amis découvrent des choses singulières : des corps particuliers ayant leurs traits, des cosses anormaux... la paranoïa s'installe : qui, dans la ville, est vraiment un être humain ?
Paru en 1955, ce roman raconte une invasion originale avec des entités bien différente de ce qu'on voyait à l'époque, beaucoup plus subtile et plus redoutable que les martiens. Ici, les envahisseurs n'ont pas vraiment de formes humanoïdes mais sont plutôt de type végétal et surtout s'emparent de vous... ce qui rend la menace encore plus présente, puisque outre le fait que ceux-ci peuvent absolument être partout, les doubles qu'ils créent sont nombreux et on vient à douter qui est humain où pas... la question de l'être humain est bien posé dans ce roman, puisqu'on doute souvent quel personnage est humain.
Le livre aborde aussi la paranoïa et le maccarthysme qui régnait dans les années 50, avec l'hystérie anti-communiste et l'ambiance suspicieuse, avec la crainte des "Rouges" qu mettaient en péril la société américaine où tout le monde se suspectait, la peur d'être envahi par les communistes (bien reflété dans les films de monstres et d'invasions extra-terrestre) à cette époque.
J'ai apprécié l'écriture fluide, souvent tendu mais avec parfois quelques touches d'humour, parfois le narrateur interpelle le lecteur et nous implique dans son histoire.
Par contre, la fin se termine bien certes mais un peu " tout rentre dans l'ordre voilà voilà" et de manière un peu bâclé selon moi.
Un livre singulier, avec un récit original mais qui fait froid dans le dos... imaginez si vos proches n'étaient pas vos proches...
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maltese
  30 septembre 2010
Miles Bennell, médecin à Mill Valley, petite ville heureuse de Californie, est amené à "enquêter" sur certains patients qui viennent le trouver en affirmant que leur entourage a changé, que les gens, tout en étant identiques en tout point, ne sont plus les mêmes !
Croyant avoir à faire à une épidémie de délire collectif, le héros va bientôt devoir se rendre à l'évidence : de curieuses créatures prennent possession de la petite bourgade.
Véritable roman accès sur la paranoïa dans lequel l'ennemi peut être vu comme l'incarnation de divers "maux" (monde moderne, monde communiste, maladie inconnue...), c'est aussi la peinture d'une Amérique tranquille, accès sur une vie routinière qui convient à tous. Finney n'a pas son pareil pour camper une Amérique au parfum nostalgique, avec beaucoup de simplicité et en prenant son temps.
Un texte classique adapté par trois fois au cinéma d'excellente façon par des cinéastes qui ont su s'approprier le texte: Don Siegel en 1956 et Philip Kaufman en 1978 dans des films au titre éponyme et Abel Ferrara en 1993 avec "Body snatchers" (on oubliera le "remake" de 2007).
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salsifi
  23 octobre 2012
Un grand classique de la SF, adapté plusieurs fois au cinéma, qui se lit et relit avec plaisir.
Malgré quelques passages un peu superflus, la narration à la 1ère personne nous permet une immersion totale dans la paranoïa ambiante, et l'histoire, simple et épurée de toutes considérations scientifiques ou technologiques trop avancées (qui vieillissent mal en littérature!), semble toujours d'actualité.
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Ozymandias
  03 décembre 2011
Un grand classique de l'anticipation horrifique.
La fin de l'espèce humaine ? Un thème déjà moult fois abordé.
Cependant, Jack Finney joue sur l'originalité, sur les émotions de ses personnages et de ses lecteurs.
Dans ce monde où tout semble normal mais où tout est peut-être déjà perdu, les quelques survivants s'emmurent dans la paranoïa. Lorsque le héros comprend ce qu'il se passe autour de lui, c'est une véritable course contre la montre qui est lancée. Et le lecteur se laisse prendre malgré tout.
Diablement efficace !
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