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Hélène Collon (Traducteur)
ISBN : 2207250857
Éditeur : Denoël (17/05/2000)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Simon Morley mène une petite vie tranquille et morne. Son travail de dessinateur pour une agence de publicité n’est guère stimulant, et il se remet doucement de son divorce. Aussi, lorsqu’il se voit proposer de participer à un projet gouvernemental mystérieux dirigé par le Pr. Danziger, il est intrigué et intéressé malgré lui.
Le professeur a une théorie surprenante sur le temps. Il considère que le passé et le futur sont toujours là, mais que nos perceptio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  06 mars 2017
Après une immersion dans l'époque concernée et grace a l'hypnose Simon Morley va sans doute faire le voyage le plus étrange de sa vie : revenir fin du XIXè siècle.
C'est, je trouve, un roman atypique sur la façon de faire remonter le temps. Ici pas besoin de haute technologie, seule la suggestion est le moteur.
J'avoue au départ avoir un peu été déçue de ne pas me retrouver dans un vrai roman de SFFF. Mais au final la description de l'époque, écrite et imagée ( certaines photos ou dessins étayent la descriptions de l'auteur) m'a moi même fait voyager dans le temps (et dans l'espace - contrairement au personnage qui lui reste dans la même ville).
On sent l'auteur amoureux de cette époque qu'il décrit avec poésie et douceur. C'est d'ailleurs, pour moi, ce qui fait la force de ce livre et ce qui le rend différent.
Un regret tout à fait personnel sur le rythme qui est assez lent, mais qui correspond malgré tout assez bien au message que veut faire passer lauteur.. son XIXème est une époque de bonheur et de douceur ou l'homme prend le temps de vivre. Par contre pour moi qui ai tendance a lire assez vite, ce genre de roman , même si il me plait, me semble interminable.
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LePamplemousse
  21 avril 2016
Ouah…éblouissant !
Oui, je sais, ça manque un peu de vocabulaire et d'argument mais ce roman était tout simplement merveilleux.
Qualité d'écriture, voyage dans le temps raconté à la façon d'un récit de voyage dans lequel on s'identifie tout de suite au personnage principal et dans lequel on est complètement immergé, originalité de l'ouvrage qui incorpore des dessins et photographies, rythme lent totalement en adéquation avec le thème et la découverte du New York des années 1880, bref, tous les ingrédients d'un roman duquel j'ai eu bien du mal à m'extraire une fois la dernière page tournée.
En ce qui concerne l'histoire, il s'agit d'un voyage dans le temps, plus précisément dans le passé, et l'auteur utilise un procédé peu commun, puisqu'ici, aucune machine ni aucune substance médicamenteuse ou autre n'est utilisée pour y parvenir.
Le personnage principal est suffisamment neutre mais néanmoins attachant pour qu'on puisse s'identifier à lui et ainsi, on a la sensation de découvrir nous-mêmes ce New York d'il y a plus d'une centaine d'années.
L'auteur est visiblement amoureux de cette ville et il a parfaitement réussi à me communiquer cet amour par des descriptions approfondies et détaillées, par la minutie des gestes, par les centaines de bruits, d'odeurs, bâtiments, rues, aliments, journaux, touchés, admirés, parcourus, goûtés, sentis, inspirés… qui fait de cette ville un lieu magique.
Pas de suspense insoutenable ni de gros complots dans ce roman mais juste assez de mystère et de petits secrets pour donner envie de prolonger sa lecture d'un chapitre à l'autre, tout en prenant le temps de savourer chaque page, chaque rue, chaque homme ou femme croisés au détour d'un parc, le soir, sous la lumière d'un réverbère ou assis sur un traineau, dans la neige qui tombe doucement pendant un après-midi d'hiver.

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Myriam3
  25 mai 2015
Autant le dire tout de suite, j'ai pris un énorme plaisir à lire le Voyage de Simon Morley, et ça fait du bien!
Paru tout d'abord en 1970, Grand Prix de l'Imaginaire en 1994 un an avant la mort de l'auteur Jack Finney - il est à nouveau publié par Denoël dans la catégorie Lunes d'Encre il y a quelques mois.
Considéré par certains comme un classique de la littérature américaine, je ne le connaissais pour ma part absolument pas et je remercie Babelio et les éditions Denoël de m'avoir permis de passer de si bons moments de lecture.
Pour tout vous dire, je me sens pour l'instant encore plongée dans le New York de 1882 auprès de Simon Morley et de Julia, ce New York dans lequel on entend encore le clip-clop des chevaux, où les femmes portent de longs jupons blancs sous leurs lourdes robes, où la locomotive, en entrant dans la gare, projette des étincelles sur le flancs des chevaux tirant les omnibus, un New York dans lequel il n'est pas rare de trouver des fermes mais aussi des campements d'orphelins cireurs de chaussures et distributeurs de journaux, dans lequel des immeubles de plusieurs étages brûlent en quelques minutes, où l'anesthésie n'existe pas encore, et les empreintes digitales non plus et où, de la Statue de la Liberté, n'apparaît alors que le bras immense tenant le flambeau, posé à Madison Square sans le reste du corps.
C'est ce New York que va découvrir Simon Morley, simple illustrateur qui reçoit un jour un étrange visiteur, lui proposant - car il correspond exactement au profil recherché par ce petit groupe de chercheurs - de tenter une incursion de quelques minutes, voire quelques heures, dans le passé.
Quelques autres hommes et femmes ont déjà été sélectionnée, l'une pour découvrir le Paris de 1451, un autre Denver en 1901. le risque: modifier le présent, comme une simple brindille, prisonnière d'un caillou, pourrait modifier un cours d'eau.
Bien sûr, Simon Morley décide de mener une enquête généalogique pour Kate, qu'il aime, et bien sûr, là-bas, il rencontrera Julia, une femme bien de son siècle mais qui n' pas froid aux yeux et l'accompagnera lorsque son enquête deviendra sérieuse.
Mais ici, pas d'effets spéciaux, de complots ni de courses haletantes pendant au moins la grosse moitié du livre. Au contraire une aventure d'une simplicité déconcertante, un tempo agréable mais jamais ennuyant et une manière d'éviter des clichés attendus au coin de chaque page avec humour et subtilité.
Enfin, l'auteur s'est amusé à parsemer le livre de photos et croquis de Simon Morley représentant Central Park, New York sous la neige ou les personnes qu'il rencontre, ainsi que lui-même en homme de 1882 pour authentifier son témoignage.
Je vous l'ai déjà dit, j'ai plongé avec Simon Morley dans cet univers si éloigné des vieilles photos figées en noir et blanc et j'y serais bien restée plus longtemps, malgré les 500 et quelques pages.
S'il y a eu quelques maladresses et effets de style un peu appuyés en particulier vers la fin, je suis toute prête à pardonner Jack Finney qui m'a également fait revoir les idées qu'on peut avoir d'un monde dans lequel on n'a jamais vécu.
Si un jour un film n'est pas tiré de ce livre, je serai bien surprise!
Lien : http://pourunmot.blogspot.fr..
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BlackWolf
  31 mars 2015
En Résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre qui, au-delà d'une intrigue convenue mais solide et entrainante, nous propose de plonger dans un voyage dans le passé des plus fascinants. C'est la grande force du roman, arriver à happer le lecteur dans ce New-York magnifique, vivant et chatoyant de la fin du 19ème siècle, le tout à travers des descriptions soignées, construites et denses qui ne plongent jamais dans l'ennui ou la lourdeur, accentué par des photos et des dessins d'époque qui apportent un véritable plus. On sent clairement que l'auteur s'est énormément renseigné, même s'il a tendance a, je trouve, un peu trop idéaliser cette époque. L'aspect fantastique se révèle original par son aspect très naturel dans la possibilité de voyager dans le temps. Concernant les personnages croisés au fil des pages, ils ne manquent pas d'intérêts et de profondeurs, je regrette juste la façon dont notre héros interagit avec certains personnages féminins qui se révèle parfois cliché. La conclusion ne manque pas de surprise et de rebondissements, mais j'avoue être resté légèrement sur ma faim avec le dernier chapitre qui, sans spoiler, m'a paru un peu trop manichéen et offrant certaines évolutions trop abruptes. le tout est porté par une plume soignée, travaillée et efficace qui, finalement, nous entraine dans un voyage marquant et éblouissant, le tout à un rythme lent et développé qui risque de ne pas plaire à tout le monde, mais qui m'a captivé. J'ai vu qu'une suite existait et je me laisserai bien tenter.

Retrouver ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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jamiK
  17 juillet 2016
Je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement avec "Le Jeune Homme, la Mort et le Temps" de Richard Matheson, roman légèrement postérieur au "Voyage de Simon Morley", façon un peu similaire de voyager dans le temps, mais ici le côté roman historique est plus présent et la romance un peu moindre. En effet, Jack Finney nous fait découvrir avec précision le New-York des années 1880. L'aspect roman historique prend le dessus sur l'aspect science-fiction, mais celui-ci n'en est pas absent pour autant.
Bref, j'ai fait un beau voyage à travers ce roman et je me demande si en tant que lecteur régulier de SF, je ne vais pas de temps en temps me tourner vers le roman historique.
pour le romand e Matheson : http://www.babelio.com/livres/Matheson-Le-Jeune-Homme-la-mort-et-le-temps/10738
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   19 octobre 2014
Pourquoi les frères Wright ont-ils eu envie de construire un aéroplane ? Pour créer des emplois d'hôtesses de l'air ? Pour nous permettre de bombarder le Viêtnam ? Non, tout ce qu'ils avaient en tête, c'était de savoir si la chose était possible. C'est sans doute pour la même raison que les savants russes ont placé le premier satellite sur orbite, malgré tous les mobiles officiels avancés à l'époque. Tout bêtement pour savoir s'ils en seraient capables, comme des gosses qui font exploser un pétard sous une boîte de conserve vide pour voir si elle va vraiment s'envoler. Et à mon avis, c'est une raison suffisante.
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Myriam3Myriam3   16 mai 2015
Le degré d'altération est généralement trop infime pour qu'on perçoive vraiment la différence. Et pourtant, ces minuscules changements quotidiens nous ont progressivement extriats d'une époque où, à la place des feux rouges et des pompiers de ce matin, vous auriez vu des champs, des arbres et des cours d'eau, des vaches, des hommes en tricorne et des navires britanniques à l'ancre sur une East River limpide et ombragée.
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jovidalensjovidalens   24 octobre 2014
Il se trouve que pendant mon service militaire j'ai appris à améliorer ma vision nocturne : il ne faut jamais fixer directement ce qu'on cherche à repérer, mais plutôt un objet proche. Alors, du coin de l'oeil, on distingue assez clairement ce qu'on essaye de voir. Or, dans certain cas, c'est aussi comme cela que l'esprit fonctionne : parfois, lorsqu'on a un problème, il faut savoir l'oublier, ne pas se torturer pour en trouver la solution. J'ai marché jusqu'à Broadway et pris un cab au Metropolitan Hôtel ; et une fois revenu à Gramercy Park, je savais de que je devais faire.
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xstxst   24 août 2016
I was talking to her silently. I said, No, I won’t let you stay here. Julia, we’re people who pollute the very air we breathe. And our rivers. We’re destroying the Great Lakes; Erie is already gone, and now we’ve begun on the oceans. We filled our atmosphere with radioactive fallout that put poison into our children’s bones, and we knew it. We’ve made bombs that can wipe out humanity in minutes, and they are armed and ready to fire. We ended polio, and then the United States Army brew new strains of germs that can cause fatal, incurable disease. We had a chance to do justice to our Negroes, and when they asked it, we refused. In Asia we burned people alive, we really did. We allow children to grow up malnourished in the United States. We allow people to make money by using our television channels to persuade our own children to smoke, knowing what it is going to do to them. This is a time when it becomes harder and harder to continue telling yourself that we are still good people. We hate each other. And we’re used to it. I stopped; I wasn’t going to say any of these things. The burden wasn’t hers. (p378-379)
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veronique55veronique55   15 février 2018
P 131/132 Un matin j’ai passé une heure dans le bureau de Rossoff à apprendre l’autohypnose. C’était étonnamment facile, du moins en ce qui concernait la technique proprement dite. Il m’a fait assoir dans son grand fauteuil de cuir vert en me demandant de m’installer confortablement. « Fermez les yeux si vous voulez, m’at-il dit, encore que ce ne soit pas indispensable » j’ai baissé les paupières. « et maintenant, dites-vous que vous vous sentez de mieux en mieux, de plus en plus détendu physiquement et mentalement. Et faites en sorte que ce soit vrai. Puis dites – vous que vous entrait progressivement en transe. Une transe légère : vous êtes bien éveillé et vous avez conscience de ce qui vous entoure. Le mot ne doit pas vous inquiéter, il s’agit seulement d’un terme commode désignant réceptivité accrue à la suggestion ; rien de bien mystérieux là-dedans. Ensuite, quand vous estimait y être parvenu, dites-vous simplement que vous vous trouvez en état d’autohypnose. Alors faites-en l’expérience dites-vous que vous êtes dans l’incapacité temporaire de lever le bras. Essayez, et si vous vous rendez compte que c’est vrai alors vous êtes en transe. A partir de ce moment-là, donnez-vous n’importe quelle suggestion hypnotique. Par exemple, si vous avez mal à la tête, vous pouvez vous dire : je sais compter jusqu’à cinq et le mal de tâte aura disparu. Mais vous pouvez aussi effacer des pensées, des émotions, des souvenirs, et les retrouver plus tard grâce à la suggestion post hypnotique. C’est un outil remarquable.
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